L’inspiration du jeudi!

 

« L’abandon inconditionnel vient quand je réalise pleinement – pas dans mon cerveau mais dans mes os – que ce que ma vie ou mon art m’a mis entre les mains est plus grand que mes mains, plus grand que toute compréhension consciente que je peux en avoir, plus grand que n’importe quelle capacité qui appartient à moi seul. »

Stephen Nachmanovitch, Free Play

 

En acceptant cette réalité, on peut s’abandonner au courant créateur et amoureux qui circule au-delà des crispations de notre petit moi contracté qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

On devient alors un canal pour les possibilités inespérées du Cœur Créateur, contenues dans chacune de nos interactions  – avec un projet, un malaise, un milieu, une personne, un talent…

Et, on se sent comblés et allumés au-delà de ce qu’on peut imaginer dans notre petite bulle fermée, ollé!

Pour vous abandonner à ce courant plus grand que votre petit moi plein de noeuds, posez-vous cette question :

Quel possibilité amoureuse et créatrice cherche à naître à travers mon lien avec cette personne, cette situation, cette circonstance ?

Restez curieux et ouverts à recevoir des réponses insoupçonnées sous des formes  inattendues, puis suivez la piste de ce qui vous fait vibrer…

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Ah, ces ‘ne pas’ qui nous cimentent à ce qui ne va pas!

Ah, ces ne pas qui nous cimentent à ce qui ne va pas!

Mes participants me demandent parfois comment je fais pour être si enthousiaste (les endurer quoi!) et si je suis, moi aussi, déçue, blessée ou frustrée face à l’adversité. Bien sûr, je sens la même chose que tout le monde! J’ai le goût de les jeter par la fenêtre par moments et j’ai même déjà pensé faire cuire mon bébé pour souper…La différence c’est ce que je fais avec ce que je vis.

Ce que je fais avec?

D’abord, je ne nie pas ou ne trafique pas ce qui se passe en moi. Je suis fâchée, peinée, apeurée, tannée, déprimée, envieuse ou honteuse? Je l’avoue. La vérité qu’on embrasse avec cœur est le point de départ de tous les possibles. À bas la perfection, adieu odeur de sainteté!

Ensuite, j’ai toujours une réserve de ôhhhh, enrobés de curiosité, à portée de la main parce que je sais d’expérience qu’il y a des possibilités créacoeur cachées dans tout.

Ça a l’air de rien cette p’tite phrase-là mais, comme la loto, ça change tout! Elle est tatouée dans ma psyché et, beau temps mauvais temps, je me l’applique. Que ça me tente ou non, je pars à la recherche de ce qui me fera vibrer et m’émerveiller à nouveau.

Pourquoi? Parce que je sais ce qui arrive quand on se barricade contre ce qui nous heurte ou nous déplait, au lieu de s’ouvrir à ces belles potentialités mystérieuses.

Ah oui? Oh oui! C’est pire que tout ce qu’on peut se faire faire par les autres ou la vie : notre flot créateur et amoureux se fait alors capturer et avaler tout rond par la tribu barbare des ne pas! Il stagne, se pollue, nous empoisonne.

Plus d’espoir ou de contentement à l’horizon : c’est le désert, la famine, la guerre. Les cercles vicieux prolifèrent comme la peste bubonique (oups! j’avais écrit bucolique) et on déprime, angoisse, rumine, moisit, dépérit là-dedans.

On tourne en rond, ça goûte pas bon mais, pas question de faire quoique ce soit de bon avec ce qui nous arrive!

C’est quoi encore des ne pas? L’envers des oui et : ne pas perdre la face ou le dessus, ne pas se faire avoir ou contrôler, ne pas être rejeté ou pris en défaut, ne pas être blessé, ne pas avoir tort ou faire rire de soi… Ces p’tits malins sont la crazy glue qui nous soudent à nos misères et nos malheurs

Plutôt qu’ouvrir ses bras, son coeur et son esprit à ce qui est rejeté, nié, bloqué par notre entourage (un sentiment, un besoin, une limite, un élan, une inspiration), on leur ferme nous-mêmes la porte au nez. Vous en voulez pas, ben tiens j’en n’ai pas besoin!

On bloque tout élan, tout mouvement vibrant, on calfeutre les ouvertures et on coupe le contact : suicide au gaz! Plus rien de beau, bon, nouveau ne peut entrer ou sortir. Et, si jamais la vie nous en envoie, on n’en jouira pas, bon!.

Dommage car tout ce qui nous ouvre et nous fait vibrer, nous permet de danser avec le Cœur Créateur.

Et, réjouissez-vous, il ne danse pas seulement la valse mais aussi le rock and roll et le boogie -woogie. Une colère ou un beau non pleins de vie, qui vous ouvrent et vous font vibrer, sont de loin préférables à un oui ou un je t’aime sans jus qui vous gardent éteints dans votre bulle fermé.

Au lieu de vous laisser asphyxier par les gaz toxiques de vos ne pas, demandez-vous :

Qu’est-ce qui est le plus bloqué, rejeté, blessé chez moi par cet obstacle ou cette personne?

C’est justement ce que vous avez besoin d’embrasser et libérer pour la plus grande joie de tous! Ouvrez les bras avec coeur  à ce qui est blessé puis, laissez émerger et circuler ce qui est entravé pour lui donner la clé des champs.

Pourquoi ne pas célébrer cette vie naissante? Dessinez-vous des cœurs au crayon- feutre sous les pieds et sur une musique qui vous allume, laissez vos cœurs vous faire danser le boogie-woogie des créateurs amoureux libérés!

 Bonne fin de semaine!


La raison ou la vie!

Ce matin en faisant mon smoothie (ça doit être le bruit du mélangeur qui m’a inspiré ce cocktail d’idées santé) je songe aux moments où j’ai dû lâcher prise, même si j’avais raison (ah! c’est peut-être en débranchant la prise du mélangeur que ça m’est venu…).

À chaque fois, je suis éblouitonnée par les fruits de ce décrampoignage de ma part (le dictionnaire manque parfois de précision, j’trouve!).

Même si l’autre personne est fuckée ou butée comme ça s’peut pas, même si c’est pas juste que la vie ne me donne pas ce que je désire illico et que ça saute! et même si tout irait tellement mieux dans le monde si tout le monde m’obéissait au doigt et à l’œil, eh bien, je suis beaucoup mieux de perdre cette bataille de la raison qui a raison, bon!

À tout coup, lorsqu’à bout de souffle et de salive, j’accepte enfin de décrisper mes doigts et mon front, je récupère une manne de vie, de liberté, de créativité, d’amour et je découvre des avenues insoupçonnées pour réaliser mes vœux.

Pourquoi? Parce que vouloir avoir raison nous garde enfermés dans ce qu’on connaît et contrôle : nos cercles vicieux favoris, capitonnés de justifications. Rien de neuf à l’horizon, ouf!

On répète le passé pour éviter l’abandon à l’inconnu et la vulnérabilité qui vient avec : le je l’ai pas et je l’sais pas qui nous plongent dans l’état de découverte amoureuse, ouvrent la porte au Cœur Créateur et permettent à nos inspirations et nos élans  les plus vibrants, expansifs, originaux de jaillir.

Voici une pratique tirée du Cœur Créateur pour vous décramper et vous ouvrir à découvrir le bon, le beau et le nouveau captif de vos obstinations.

Choisissez une interaction épineuse où vous croyez avoir raison ou une situation qui ne fait pas votre affaire. Vous braquez-vous ? Vous obstinez-vous ?

Imaginez que par l’entremise de cet ignare qui vous tient tête, ce faux frère qui vous trahit, cette circonstance qui vous horripile, le Cœur Créateur essaie de vous rejoindre pour vous faire faire une découverte inespérée ! (Non, mais il exagère pas à peu près !)

Plutôt que de vous entêter ou bouder, acceptez gracieusement l’échec de votre bataille de coqs pour découvrir cette possibilité inespérée. Demandez-vous :

Si je cesse d’argumenter ou de me braquer, qu’est-ce qui pourra émerger de bon et de nouveau dans ma vie ?

Chérissez cette question car, même si vous n’avez pas de réponse, elle vous plonge dans l’espace de découverte amoureuse et vous garde ouverts. Recevez les impulsions, images,  sentiments, inspirations qui vous viennent, quel que soit leur contenu.

Si vous les embrassez dans l’intention d’aimer et de créer, ils vont feront découvrir des horizons nouveaux. Un exemple? Lisez : Besoin d’amour pour vous écrire, ci-dessous.