Êtes-vous coincés entre les deux FF?

Denise Noël

Marisol, une musicienne de longue date, est tiraillée : elle n’a pas de plaisir à pratiquer son art. Doit-elle arrêter ou se pousser?

Je l’invite à me décrire ce qui se passe quand elle se met au piano : j’me sens obligée d’en faire, mais j’ai pas le goût.

Ha, ha ! On dirait bien que ses élans naturels sont coincés entre les deux FF!

Dans le coin droit de l’arène, le fameux Il Faut et dans le coin gauche, son adversaire, le légendaire Fuck You !

Ces deux-là, l’obligation et la résistance ressentimenteuse, sont soudés ensemble comme des siamois : un ne vient pas sans l’autre.

Avec eux aux commandes, on se met de la pression pour répondre aux attentes -imaginaires ou réelles- de l’entourage et on résiste à ces contraintes en n’investissant pas sa vraie présence dans ce qu’on fait ou exprime : ennui garanti!

Je décris ces deux pôles à Marido et lui demande si ça colle à ce qu’elle vit : ouiiiii !

Pour l’aider à découvrir ce que cette bataille emprisonne de bon et de beau, je lui demande de regarder mes deux poings.

Je les place d’abord face à face comme des taureaux qui s’affrontent. Puis, je les écarte doucement en invitant Marifa à me dire ce qui émerge en elle quand elle porte attention à l’espace qui s’ouvre petit à petit entre mes deux poings.

Son visage s’éclaire à mesure qu’ils s’éloignent. Au bout d’un moment, émue et rayonnante, elle s’exclame : c’est la beauté, l’amour de la musique qui sont là!

C’était bien ça ! Ses élans amoureux et créateurs pour la musique étaient piégés entre les deux FF, ces deux pirates de la vraie présence amoureuse et créatrice si tripante!

Remarquez que son élan libérateur aurait aussi pu être : la musique ne m’anime pas, ce que j’ai vraiment le goût de faire c’est… Ce qui aurait fait de la place à ce qui l’allume réellement.

Très souvent, je rencontre des gens bloqués dans cette lutte stérile entre Il Faut et Fuck you.

Ils restent coincés entre leur désir d’être eux-mêmes et celui de plaire à tout le monde, leur volonté d’être libres et celle de contrôler comment les autres les perçoivent, leur besoin d’être aimés pour ce qu’ils sont et celui de rejeter ce qui ne répond pas à leur image de perfection.

Cette guérilla clandestine étouffe leurs élans les plus vibrants, les empêche d’assumer leurs besoins et leurs limites, de donner leur pleine présence à ce qui leur tient à cœur et de jouir de ce qui est bon.

Ils se plaignent de se sentir vides, éteints, perdus, tendus, imposteurs, prisonniers.

La clé : laisser mourir ses exigences de perfection, embrasser qui on est, libérer les élans qui nous font vibrer et donner sa pleine présence : joie garantie!

P.S. Aux dernières nouvelles, Mariré joue du piano avec bonheur, elle a même de la misère à s’arrêter!

La pratique

Vivez-vous aussi une situation où vous avez perdu vos élans, votre joie, votre vitalité, votre liberté d’être et de vous exprimer?

Imaginez qu’ils sont coincés entre les deux FF.

Pour vous mettre en accord avec ce qui vous habite maintenant, prenez d’abord quelques respirations, la main sur votre coeur, en disant Bienvenue à ce que vous vivez.

Mettez-vous ensuite en état de réceptivité en disant:

Je m’ouvre à la piste inespérée contenue dans ce que je vis maintenant.

Puis, mettez vos deux poings face à face et ouvrez-les très lentement en laissant émerger ce qui vient, sans juger ou forcer quoi que ce soit.

Recevez et laissez vous toucher par ce que vient spontanément.

Demandez-vous ensuite: est-ce que je préfère lâcher prise sur ce que les gens pensent de moi ou laisser tomber qui je suis et ce qui me tient à coeur?

Suivez alors les inspirations et les élans qui en découlent.

Je souhaite que ces pratiques vous animent et vous comblent de l’intérieur pour vous dégager du piège des deux FF où vous êtes en réaction à l’extérieur!

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L’inspiration du lundi

« La musique c’est l’espace entre les notes. »

Claude Debussy


Et la musique de nos vies c’est l’espace entre nous, où se tissent constamment des liens vibrants et essentiels.

Résonner et participer à cette musique fait cesser nos batailles, tomber nos murs et nous permet de faire un avec ce qui nous habite et nous entoure.

Si vous pensez que c’est une notion à l’eau de rose pas très pratique, imaginez un instant ce qui serait arrivé si le Dr Turcotte avait senti concrètement ce lien qui l’unissait à ses enfants. Il n’aurait pas pu les tuer comme il l’a fait n’est-ce pas?

D’ailleurs, Orland Bishop, un activiste de Los Angeles, donne vie et forme à cette notion d’unité et d’interconnexions pour faire diminuer avec succès la violence des gangs de rue.

Son leitmotiv est : oneness is abondance (l’unité c’est l’abondance). Il s’appuie sur sa certitude que ce sentiment d’unité et d’appartenance est justement ce que ces jeunes recherchent.

C’est déjà énorme mais ce n’est pas tout. Les harmonies de cette musique nous épanouissent au-delà de tout ce qu’on peut souhaiter. Impossible de se réaliser pleinement si on n’y participe pas.

Pire, on perd le groove de nos vies et on est condamnés à courir après toutes sortes de sensations fortes qui nous laissent sur notre faim.

Heureusement, on les capte tous à un moment ou un autre en marchant dans la nature, en écoutant une musique, en créant, en aimant, dans un moment de crise…

Dernièrement, une participante me racontait, aussi ébahie que bouleversée, comment elle les avait ressenties au chevet de sa mère à l’article de la mort : quand je prenais soin d’elle, j’avais la sensation que c’était de moi que je prenais soin, c’était incroyable, je me sentais dans un autre monde!

Réjouissez-vous, on n’est pas obligés de vivre des situations extrêmes ou d’être dans des contextes privilégiés pour en jouir!

Il suffit de sortir de nos bulles fermées, puis de nous ouvrir pour nous mettre en état de découverte amoureuse face à tout ce que la vie nous présente.

Quelle bonne nouvelle! Cet état incite notre cerveau à sécréter les hormones du bien être, celles qui nous donnent un beau p’tit buzz organique qui nous rend encore plus présents. Un peu comme dans les débuts d’une relation amoureuse.

Rien de mieux que l’acceptamour jumelée à une question créacoeur (une question qui relie vos désirs, vos obstacles et votre état actuel) pour vous mettre dans cet état et vous faire vibrer à cette musique.

Commencez par vous détendre pour mettre votre mental au repos et accueillez ce que vous vivez en disant : ceci est parfait pour aimer et créer.

Puis, faites sonner une cloche, ou tapez doucement du pied, pour vous rappeler que c’est le temps de vous mettre en état de découverte amoureuse.

Passez ensuite un bon moment à faire les yeux doux à une question créacoeur, comme :

Ôôôh !? Qu’est-ce qui cherche à naître de beau et de bon, et qui répond à mes vœux les plus chers, à travers ce sentiment, cette rencontre ou cette situation difficile ?

Restez en sa présence. Chérissez-la. Ne cherchez pas la réponse dans votre tête mais servez-vous en pour sentir ces harmonies qui nous relient à tout. Remerciez-la d’exister et d’être votre guide de la journée, lâchez prise et demeurez disponibles à recevoir des réponses des endroits les plus inattendus.

Le simple fait de vous la poser avec curiosité et bienveillance, sans vous mettre de pression, va vous ouvrir et vous procurer un sentiment de bien-être.

Et, si cette question ne vous inspire pas, vous en trouverez plusieurs autres dans les pratiques du chapitre 5 du Cœur Créateur.

P.S. J’ai un nouvel ordinateur (un Mac) et ne suis pas encore tout à fait à l’aise avec toutes ses fonctions alors ne vous étonnez pas des deux petites phrases rouges au début et des fautes s’il y en a (je n’ai pu pas installer mon Antidote encore).

P.P.S. Avec mon changement d’ordinateur, je n’ai pas encore retrouvé la liste de ceux d’entre vous qui sont inscrits à ce blogue alors si vous ne recevez pas mon courriel vous annonçant que le billet de lundi prochain est sorti, pourriez-vous m’envoyer un message avec le mot m’abonner dans le titre, je vous inscrirai à nouveau.

Merci et bonne semaine!


L’inspiration du Lundi

      

 

« C’est seulement parce que l’artiste est en exploration qu’il peut ouvrir de nouveaux champs d’expérience et faire ressortir des aspects neufs et des qualités inédites des scènes et des objets familiers. »

John Dewey, Art as Experience

 

Être en exploration, ou en état de découverte amoureuse, c’est un mélange maison d’ouverture et de pré-émerveillement devant ce que la vie nous présente, pour aimer et créer en duo avec elle.

Ça nous permet de découvrir des possibilités inespérées dans ce qu’on vit et rencontre.

Il faut d’abord passer par l’inconfort de l’inconnu et du chaos.

Comme pour toute naissance, on sue en masse, on se sent souvent dépassé(e)s, on ne paraît pas toujours bien, on ne sait pas quand ça va aboutir ou si le bébé va être normal et il y a des moments difficiles (en passant, bonne fête à toutes les mamans qui sont passées par là!).

C’est là qu’on tergiverse et renâcle à profusion. Le hic c’est que lorsqu’on hésite et pense trop, nos bébés se font avaler tout rond par les excuses et justifications que notre mental isoloir, résistant à tout ce qu’il ne contrôle pas, produit en quantité industrielle à la vitesse du son.

Ces temps-ci, je passe par là souvent parce que j’explore des terrains inconnus. J’apprends à créer la musique de mes chansons, un rêve qui me semblait inatteignable il n’y a pas si longtemps.

Pourquoi? Parce que je n’ai jamais fait ça et n’ai pas appris la musique. En plus, je peux être assez poche merci dans toute activité qui comporte des calculs (au secours!), des mesures (c’est quoi ça?) et des petites choses rondes, avec ou sans queue, qui montent et descendent des escaliers à toute allure en faisant des sons qu’on doit reconnaître (hein?).

L’écart entre mon rêve et ma réalité me semblait infranchissable au départ et je ne savais pas comment le combler.

C’est en acceptant de rester en présence de cet écart, de demander de l’aide et de ne pas écouter mon mental me susurrer que j’ai les notes crochues de naissance, que le miracle s’est produit : j’ai improvisé la musique de ma première chanson et suis joyeuse comme un pinson!

Voici une pratique pour vous aider à traverser ce passage épineux.

Illustrez-le simplement sur une feuille de papier avec des mots, des images, des couleurs qui représentent pour vous le chaos, l’inconnu et vos résistances préférées. Trouvez-lui un nom évocateur.

Puis, fabriquez de la même manière le territoire où vous aimeriez vous rendre (ce que vous aimeriez être, sentir, vivre, créer). Quel est le nom de ce lieu tant convoité?

Mettez-les deux feuilles par terre et passez régulièrement de l’une à l’autre en ressentant, mimant, chantant, inventant un rap ou dansant tout ce que ça soulève en vous.

Vous voilà devenus des artistes du pré-émerveillement!


Pourquoi on a si peur d’avoir besoin des autres alors que c’est si bon?

 

Savez-vous pourquoi on a tellement peur d’avoir besoin des autres?

Parce que ça demande de s’ouvrir et de s’abandonner à ce qu’on est de plus authentique et vulnérable en présence de l’autre (l’autre, c’est aussi nos créations).

Ce faisant, on perd le dessus et le contrôle, on arrive nez à nez avec ce qu’on ignore ou rejette de soi, face à face avec l’inconnu. Notre autosuffisance chimérique en profite pour passer par dessus bord et on craint de subir le même sort.

À l’aide! Oups! Recevoir de l’aide c’est accepter d’avoir besoin de l’autre…

Ça fait capoter notre mental isoloir qui, tel une huitre, ne survit qu’en coquille. Malheureusement il ne produit pas de perles.

Lorsqu’on est sur le point de s’ouvrir, il tente plutôt de sauver sa peau en nous faisant moult peurs et menaces : on va se faire étouffer, bouffer, abuser, vider, diminuer, ridiculiser, détrôner, utiliser, rejeter, emberlificoter, ligoter, assujettir, envahir, écrapoutir, trahir, avachir, anéantir…. Et j’en passe!  

Hypnotisés comme des enfants devant leurs programmes de télé familiers, on ne voit pas que c’est lui qui nous fait déjà toutes ces bonnes et belles choses!

En plus, ce Parrain de notre p’tite pègre interne nous convainc que c’est un échec honteux de baisser la garde, déposer les armes, se laisser atteindre par nos proches et fondre à leur contact, quitte à être parfois blessés.

Mon doux qu’on est dans le champ avec lui, et… mal pris!

On croit à tort qu’accepter d’avoir besoin des autres c’est leur chanter ce qu’on désire sur tous les tons, avec quelques variations: larmoyant, soupirant, grognant, exigeant, désapprouvant, maudissant, prêchi-prêchant, menaçant, harcelant, dénigrant.

On est sûrs que, si on trouve la bonne combinaison, leurs coffres forts vont s’ouvrir et nous prodiguer leurs trésors, alors qu’on est nous-mêmes fermés à double tour!

En réalité, pour accepter ce besoin, il faut d’abord se laisser atteindre par l’autre et donc lui donner l’importance qu’il a à nos yeux.

On doit ensuite embrasser avec coeur ce qui est touché, soulevé en nous à son contact et le lui offrir sincèrement. Il nous reste alors à recevoir sa vérité, son amour, son soutien, ses élans, ses inspirations.

Cette danse à aires ouvertes nous conduit au paradis, pas en enfer, croyez-moi!

Ah oui? Eh oui! Dites-moi ce que vous préférez.

Un bon danseur qui exécute à la perfection tous les mouvements et les pas qu’il maîtrise déjà en dansant avec vous?

Ou, un danseur qui fait un avec la musique et avec vous, qui se laisse guider par les pas qui émergent au fur et à mesure de cet abandon et de cette connexion, comme s’il découvrait la danse à votre contact?

Un amoureux qui connait les postures, les techniques et les endroits stratégiques pour vous faire jouir et qui les applique avec la dextérité d’un grand chirurgien.

 Ou un amoureux qui s’abandonne et se laisse guider, d’instant en instant, par le plaisir, l’ardeur et l’amour que vous soulevez en lui, pour vous conduire au septième ciel?

Pas trop difficile de choisir, n’est-ce pas? Si c’est tellement merveilleux et délicieux dans le deuxième cas, c’est parce qu’on est en état de découverte amoureuse. Le flot créateur et amoureux de DJ Allegro circule alors librement, abondamment en nous et entre nous.

Ça prend plus de courage, c’est sûr, pour s’ouvrir aux autres et s’abandonner à ce qui naît de tendre et de neuf en leur présence que pour prendre les rennes et faire ce qu’on sait et contrôle déjà.

C’est ce passage de l’un à l’autre que nous amènent à faire Le Coeur Créateur et les Improrelations. Ils nous permettent d’apprivoiser la découverte amoureuse. De développer le courage de plonger dans cette danse qui nous allume et nous comble au-delà de ce qu’on peut imaginer dans notre bulle fermée.

Ce courage nous permet d’oser suivre nos élans et nos inspirations sans savoir comment ils seront reçus, de nous investir pleinement et de persévérer dans un projet ou une création sans garantie de succès.

Une p’tite pratique courageuse avec ça?

    Empressez-vous d’acheter des chandelles d’anniversaire. Lorsqu’une personne vous touche, vous inspire, vous réjouit, vous réconforte ou vous soutient, offrez-lui une chandelle pour souligner et célébrer la différence qu’elle fait pour vous à ce moment-là.

Plusieurs l’ont fait. Ça leur a pris du courage pour sortir de leur bulle et  traverser la p’tite ou la grosse gêne qu’ils ressentaient mais ils m’ont tous raconté, les yeux brillants, comment ils ont été touchés et ravis des réactions des gens qui, après l’étonnement de départ, ont été aussi touchés et ravis qu’eux.

Cette pratique fait des merveilles.

Elle vous met à l’écoute de votre entourage d’une nouvelle manière. Vous amène à recevoir et donner en direct. Vous permet de reconnaître ce que l’entourage vous apporte de bon. Vous entraîne à aller vers l’inconnu et à danser avec l’imprévu. Rend votre quotidien inspirant et captivant.


Ah, ces ‘ne pas’ qui nous cimentent à ce qui ne va pas!

Ah, ces ne pas qui nous cimentent à ce qui ne va pas!

Mes participants me demandent parfois comment je fais pour être si enthousiaste (les endurer quoi!) et si je suis, moi aussi, déçue, blessée ou frustrée face à l’adversité. Bien sûr, je sens la même chose que tout le monde! J’ai le goût de les jeter par la fenêtre par moments et j’ai même déjà pensé faire cuire mon bébé pour souper…La différence c’est ce que je fais avec ce que je vis.

Ce que je fais avec?

D’abord, je ne nie pas ou ne trafique pas ce qui se passe en moi. Je suis fâchée, peinée, apeurée, tannée, déprimée, envieuse ou honteuse? Je l’avoue. La vérité qu’on embrasse avec cœur est le point de départ de tous les possibles. À bas la perfection, adieu odeur de sainteté!

Ensuite, j’ai toujours une réserve de ôhhhh, enrobés de curiosité, à portée de la main parce que je sais d’expérience qu’il y a des possibilités créacoeur cachées dans tout.

Ça a l’air de rien cette p’tite phrase-là mais, comme la loto, ça change tout! Elle est tatouée dans ma psyché et, beau temps mauvais temps, je me l’applique. Que ça me tente ou non, je pars à la recherche de ce qui me fera vibrer et m’émerveiller à nouveau.

Pourquoi? Parce que je sais ce qui arrive quand on se barricade contre ce qui nous heurte ou nous déplait, au lieu de s’ouvrir à ces belles potentialités mystérieuses.

Ah oui? Oh oui! C’est pire que tout ce qu’on peut se faire faire par les autres ou la vie : notre flot créateur et amoureux se fait alors capturer et avaler tout rond par la tribu barbare des ne pas! Il stagne, se pollue, nous empoisonne.

Plus d’espoir ou de contentement à l’horizon : c’est le désert, la famine, la guerre. Les cercles vicieux prolifèrent comme la peste bubonique (oups! j’avais écrit bucolique) et on déprime, angoisse, rumine, moisit, dépérit là-dedans.

On tourne en rond, ça goûte pas bon mais, pas question de faire quoique ce soit de bon avec ce qui nous arrive!

C’est quoi encore des ne pas? L’envers des oui et : ne pas perdre la face ou le dessus, ne pas se faire avoir ou contrôler, ne pas être rejeté ou pris en défaut, ne pas être blessé, ne pas avoir tort ou faire rire de soi… Ces p’tits malins sont la crazy glue qui nous soudent à nos misères et nos malheurs

Plutôt qu’ouvrir ses bras, son coeur et son esprit à ce qui est rejeté, nié, bloqué par notre entourage (un sentiment, un besoin, une limite, un élan, une inspiration), on leur ferme nous-mêmes la porte au nez. Vous en voulez pas, ben tiens j’en n’ai pas besoin!

On bloque tout élan, tout mouvement vibrant, on calfeutre les ouvertures et on coupe le contact : suicide au gaz! Plus rien de beau, bon, nouveau ne peut entrer ou sortir. Et, si jamais la vie nous en envoie, on n’en jouira pas, bon!.

Dommage car tout ce qui nous ouvre et nous fait vibrer, nous permet de danser avec le Cœur Créateur.

Et, réjouissez-vous, il ne danse pas seulement la valse mais aussi le rock and roll et le boogie -woogie. Une colère ou un beau non pleins de vie, qui vous ouvrent et vous font vibrer, sont de loin préférables à un oui ou un je t’aime sans jus qui vous gardent éteints dans votre bulle fermé.

Au lieu de vous laisser asphyxier par les gaz toxiques de vos ne pas, demandez-vous :

Qu’est-ce qui est le plus bloqué, rejeté, blessé chez moi par cet obstacle ou cette personne?

C’est justement ce que vous avez besoin d’embrasser et libérer pour la plus grande joie de tous! Ouvrez les bras avec coeur  à ce qui est blessé puis, laissez émerger et circuler ce qui est entravé pour lui donner la clé des champs.

Pourquoi ne pas célébrer cette vie naissante? Dessinez-vous des cœurs au crayon- feutre sous les pieds et sur une musique qui vous allume, laissez vos cœurs vous faire danser le boogie-woogie des créateurs amoureux libérés!

 Bonne fin de semaine!


Voulez-vous une ‘date’ avec le Coeur Créateur?

Voulez-vous une date avec le Coeur Créateur (ou DJ Allegro)?

Suite au dernier billet, Goûtez au savoureux Milk Shake du Cœur Créateur, une lectrice m’a suggéré de donner des exemples concrets des pas à faire pour danser avec le Coeur Créateur. Elle m’a aussi écrit qu’elle avait une date bientôt.

Ma première réaction : no comprendo! J’ai l’impression d’avoir donné un tel exemple dans ma description de la vidéo du lancement. Mes neurones font de la belle neige blanche dans mon cerveau. N’ajustons pas notre appareil! Je reste bouche bée un moment puis me dis : reste curieuse et ouverte, si elle le demande ça doit être qu’il manque quelque chose. Je l’interroge sur ce qu’elle veut dire au juste. Pas de réponse. Allume Denise, elle a d’autres chats (ou hommes) à fouetter, elle doit se préparer pour sa date!

Le lendemain matin, l’image de mon appareil revient comme par magie. La preuve qu’il faut passer par un « je l’ai pas et je l’sais pas » avant de découvrir du neuf. J’ai une inspiration : je vais partir de l’exemple de cette gente dame, j’ai une date, pour vous donner un aperçu des pas à faire pour ouvrir le bal avec le Coeur Créateur.

Que la vie est bonne! Je commence à écrire et ça coule de source. J’aurais dû m’en douter : les meilleures inspirations viennent de mes interactions. Dire que j’ai failli passer à côté du cadeau que cette dame m’offrait avec sa suggestion!

Alors, chère lectrice, voici la recette pour que le Cœur Créateur soit présent à votre rendez-vous galant (substituez vos propres situations à cet exemple).

Rappelez-vous d’abord les 3 mouvements pour danser sur ses rythmes : épouser l’instant, découvrir le chemin au fur et à mesure et communier avec l’entourage.

Épouser l’instant c’est: embrasser tout ce qui se présente comme étant parfait pour aimer et créer, vous accepter telle que vous êtes et être authentique.

Découvrir le chemin au fur et à mesure c’est: ne pas essayer de contrôler ce qui va arriver, quand et comment ça va arriver et vous laisser surprendre, remuer, déséquilibrer pour la plus grande joie de tous.

Communier avec l’entourage c’est : écouter le cœur, l’esprit et le corps ouverts avec l’intention de vous laisser rejoindre et inspirer par l’autre pour découvrir du bon du beau, du nouveau chez vous et chez lui. C’est la respiration des relations.

Attention, il y a un prérequis à ces mouvements! Il vous faut adopter une intention créatrice et amoureuse: elle accorde nos pas sur les harmonies du Coeur  Créateur.

Celle qu’on avait pour le lancement du Cœur Créateur était : créer ensemble par amour et dans l’amour pour se faire du bien (être plus libres et amoureuses) et faire du bien aux gens (en devenant un canal pour le flot amoureux et créateur de DJ Allegro.)

La vôtre pourrait être : vous servir de tout ce qui se passe durant cette rencontre pour vous accepter, vous permettre d’être vous-même et transmettre cet état à l’autre.

Ou: faire du bon, du beau et du nouveau avec ce que vous vivez en présence de ce prince galant (ou pas) pour vous rapprocher de ce qui vous tient à cœur et de lui.

Ou : sortir de vos habitudes, dépasser vos automatismes et oser être, exprimer ou faire quelque chose d’inattendu pour découvrir du nouveau sur vous et sur l’autre.

Ou : rester ouverte et danser avec tout ce qui survient sans vous créer d’attentes quant à la forme et au temps que prendra cette interaction pour la plus grande joie de tous.

Holà! Est-ce que ça veut dire que vous allez rester béate devant ce mec et gober toutes les mouches qui passent? Eh non ….!

Comme ce billet est plus long que prévu, suite au prochain pour des précisions sur ces 3 mouvements… D’ici là, pratiquez-les pour improviser des rendez-vous galants avec le Cœur Créateur à partir de tout ce que vous vivez.

Merci gente dame pour votre suggestion. Elle m’a inspirée et allumée. Comme vous voyez, j’ai aussi besoin de vous pour danser avec le Cœur Créateur.

Si vous ne pouvez attendre plus longtemps pour maîtriser l’art de danser avec lui, vous savez où trouver mon livre Le Cœur Créateur.