Déballez vos cadeaux!

 

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Chaque fois que je regarde par les fenêtres de mon condo, je sens de l’émerveillement et une bouffée de gratitude.

Tout est vert… sauf l’hiver !

Même l’hiver, quelques plantes fidèles me tiennent compagnie depuis des années.

Par un beau matin d’automne, je me suis calée confortablement dans le fauteuil le plus potelé de mon bureau.

Surprise de toujours éprouver le même sentiment de gratitude après 7 ans, j’avais le goût de le déballer comme un cadeau.

Les yeux fermés, j’ai visualisé les plages de vert qui m’entourent.

J’ai pris le temps de m’en imprégner en ressentant en détail ce qui me comble quand je les vois.

Chaque fois qu’une nouvelle sensation, émotion, image ou inspiration montait en moi, je ressentais une bouffée de gratitude et je disais merci !

Ça m’a permis de savourer le sentiment d’être enveloppée par la vie, vivifiée par toute cette chlorophylle pétante de santé, bercée par le mouvement des feuilles, gâtée par tant de richesses naturelles gratuites…

C’est pas mêlant, avec tous ces arbres et ces plantes que j’aime, je vis dans la maison du bonheur!

Ça a aussi fait remonter ces petits instants de bonheur si réconfortants, quand au pensionnat dans mon lit, j’avais la chance de voir le ciel et le haut des arbres.

À un moment donné, l’essence de ce qui me réjouissait tant m’est apparue : la beauté !

J’ai réalisé avec gratitude à quel point la beauté est une nourriture essentielle pour mon corps, mon cœur et mon esprit.

J’ai fini cette simple pratique un peu gaga, le sourire aux lèvres, comme après l’amour.

Je n’en revenais pas de ne jamais m’être arrêtée à ce sentiment et j’ai eu goût de multiplier ces moments de découverte amoureuse.

Maintenant je prends, presque chaque matin, le temps de savourer ma récolte de petits bonheurs, en choisissant différentes choses :

une personne, un lieu ou un objet que j’aime, un moment où je me suis sentie bien, une inspiration ou une découverte qui m’ont réjouie, une parole ou un regard réconfortants, un élément de la nature ou un morceau de musique que je trouve beaux, des instants de vérité, de vulnérabilité avec mes participants.

Voilà pourquoi je vous suggère de faire cette pratique à votre tour.

Vous serez surpris des avantages de prendre le temps de déballer et de savourer vos bons moments !

 Vous allez :

– jouir régulièrement de l’état de découverte amoureuse

– habituer vos neurones à prendre le chemin du bonheur

– apprendre à multiplier vos moments de joie

– mieux connaître ce que vous aimez et ce qui vous fait du bien

–  vous sentir plus vivants, plus habités, plus en accord avec votre entourage

–  être surpris par les inspirations et les élans qui surgissent de  cet état

–  être émerveillés par la générosité de la vie …

 

 La pratique :

Choisissez un objet, une personne, une situation, un moment ou un lieu que vous aimez, qui vous procure de la joie ou un sentiment de gratitude.

Prenez le temps de lui faire les yeux doux.

Visualisez-le avec un regard curieux, détendu, ouvert et absorbez-vous dans sa contemplation en ressentant ce qu’il soulève de bon en vous :

les sensations, les émotions, les images.

Décrivez-les tout haut comme si quelqu’un vous écoutait et que vous pouviez lui transmettre votre état intérieur en lui en faisant part en détails.

Laissez-vous toucher, inspirer, transporter en disant merci, jusqu’à ce que vous vous sentiez pleins à ras le bord de vie, d’amour, de joie, d’émerveillement…

 

Bonne pratique! Donnez-moi des nouvelles de ce que vous avez découvert!

 

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Parfaits ou libres d’être ce qu’on est?

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Voici un extrait, adapté pour ce blogue, d’un passage du livre que je suis en train d’écrire.

Si tout va bien, ce livre, plus court, simple et concret que mes 2 autres, sera illustré!

 

Pour partir du bon pied

et vous rendre où vous voulez

épousez votre réalité telle qu’elle est

faites les yeux doux à votre vérité

même si elle n’est pas maquillée

pas comme vous voulez,

si vous l’épousez sans la trafiquer

avec coeur et curiosité

elle va vous libérer, vous faire vibrer, vous harmoniser

et vous accorder à ce que vous souhaitez

 

« Vous avez tendance à snober et rejeter ce que vous vivez, sous prétexte que ce n’est pas assez hot, cool, beau, brillant, gentil, évolué, fort ou extraordinaire ?

Vous vous sentez éteints, vides, déconnectés, à côté de vos bottines, imposteurs?

Vous êtes coincés entre « ou je suis parfait ou je suis rejet, ou je l’ai tout de suite ou je prends la fuite, ou je l’ai toute ou je l’ai pas pan toute »?

Vous vous mettez de la pression pour répondre aux attentes des autres et aux vôtres (Il Faut).

Quand vous n’y arrivez pas, vous ne vous sentez pas à la hauteur, pas assez?

Vous vous tapez alors sur la tête et vous n’avez plus le goût de jouer (Fuck You)?

 

Pourtant, rejeter ce qui vous habite est la crazy glue qui vous cimente à vos malaises et vos cercles vicieux!

Plus vous luttez contre ce que vous vivez, plus ça vous colle après, plus ça prend du pouvoir sur vous, plus vous êtes tendus, coupés de l’effervescence de la vie, pris dans un univers inhospitalier et plus la joie vous file entre les doigts.

Au contraire, en embrassant ce qui se passe maintenant en vous, vous serez libres d’être amoureusement imparfaits, vrais, vivants, uniques et présents!

Vous pourrez alors capter les élans, les inspirations, les mouvements de vie qui émergent de cette connexion pour avancer sur le chemin unique qui vous rapproche de votre coeur et de ce qui vous tient à coeur.

 

Il  y a une clé pour libérer la vitalité de votre vraie présence et de vos inspirations, à partir de ce que vous vivez dans le moment.

Grâce à cette clé, fini de juger et rejeter ce que vous êtes ou n’êtes pas, ce que vous sentez ou pas, plus besoin de pédaler dans votre tête pour être plus ceci ou cela!

Terminés les  » pourquoi ça m’arrive à moi, qu’est-ce qui marche pas avec moi, j’aurais donc dû, maudit que je suis poche, looser, pas rapport! »

 

La pratique

Que ce soit négatif ou positif, laid ou beau, fort ou faible, glorieux ou honteux, je vous invite à utiliser la clé simple et concrète qui suit face à ce qui est présent en vous.

Elle va vous connecter à votre nature amoureuse et créatrice pour entrer en relation avec ce qui se passe en vous d’une manière qui vous comble, vous surprend, vous anime…

Elle va vous ouvrir avec coeur et curiosité à ce qui a besoin d’être aimé et libéré en vous face à ce que vous rencontrez…

et vous permettre de découvrir de nouvelles avenues dans ce qui vous heurte ou vous frustre.

Enfin, vous pourrez exprimer votre vérité, sans vouloir avoir raison, avec une qualité de présence qui fait toute la différence, pour vous et pour les autres!

Vous êtes prêts?

1- Dites avec un grand soupir de soulagement, en laissant glisser votre attention sur l’expiration et en faisant vibrer le ahhh dans votre corps:

– ahhh… ce qui m’habite maintenant est parfait pour aimer et créer!

Attention, le soupir de soulagement et les ahhh vibrants  sont aussi importants que les mots!

Ils vous sortent de votre tête, déposent votre attention dans votre corps vibrant (gorge, poitrine, ventre) et vous connectent avec un abandon libérateur à ce qui vous habite.

En restant ouverts et curieux face à ce que vous ressentez dans votre corps, vous vous brancherez à votre source de vie, d’amour et d’inspirations.

Vous passerez peu à peu d’absents à présents, d’éteints à vivants, de forcés à naturels, de contractés à détendus.

Répétez ces mots en faisant vibrer vos ahhh jusqu’à ce que vous sentiez une éclaircie, une respiration, un apaisement, une vitalité, un élan, une inspiration…

Restez attentifs, sans forcer, à ce qui émerge spontanément que ce soit des émotions, des mots, des inspirations, des élans, des mouvements.

 

Vous pouvez ensuite vous demander:

– qu’est-ce qui a besoin d’être aimé ou libéré en moi face à ce que je rencontre maintenant?

Pas besoin d’avoir une mega estime de soi ou des capacités spéciales pour faire cette pratique.

Il s’agit plutôt de recevoir tout ce qui nous vient comme des dons de la vie qui visent à nous rapprocher de notre coeur et de ce qui nous tient à coeur.

Et si ça ne marche pas pour vous? Eh bien, ouvrez-vous avec coeur et curiosité à ce que vous ressentez face à cet échec en disant:

– ahhh… c’est parfait pour aimer et créer!

Qui sait quelle belle possibilité de vous aimer, vous libérer et vous exprimer  vous pourriez découvrir à travers cet échec?

 

2- Puis, en observant le niveau de votre vitalité, demandez-vous quel en est le degré entre 0 et 10.

0: « j’ai  juste le goût de m’effoirer devant la télé en mangeant des chips ou du chocolat pour le reste de vie »

5:  » c’est correct, je fonctionne mais je n’ai pas vraiment de pep dans la foulée ou d’étoiles dans le yeux »

10: « j’ai une joie, un élan, une flamme qui m’animent de l’intérieur, qui me donnent le goût de fredonner, faire une p’tite danse, sourire, aimer tout le monde, créer du beau et du bon. »

Si c’est moins que 10, demandez-vous ce que vous avez besoin de laisser émerger ou s’exprimer pour monter d’un ou deux degrés ou pour être à 10.

Écoutez et suivez ce qui vous vient:

que ce soit un goût de danser, chanter, courir tout nu dans le salon, rire, pleurer, vous laisser toucher, exprimer une vérité, un besoin, de la gratitude, lâcher un contrôle, essayer quelque chose de nouveau en vous permettant l’erreur, faire des hugs à vos proches, suivre un élan…

 

Vous pouvez faire cette pratique en prenant le temps d’écouter ce qui se passe en vous, ou au coeur de l’action et de vos interactions, pour vous laisser surprendre parce ce qui va émerger de ce contact libérateur.

 

Les clés de mon prochain livre 

vous font faire un mariage heureux entre votre nature amoureuse et créatrice et ce que vous vivez maintenant pour vous sortir de vos impasses et retrouver votre liberté d’être, d’aimer et de créer dans la joie.

Les participants d’un groupe d’Improrelations les pratiquent quotidiennement et quand ils les font à fond, ils ont des des résultats aussi surprenants que réjouissants.

 

Rappelez-vous!

Vous ne pouvez  pas obliger la vie ou les autres à se conformer à vos attentes, mais vous pouvez découvrir des perles dans ce que vous vivez, en l’abordant avec des attitudes et des intentions créatrices et amoureuses.

Ce n’est pas ce que vous vivez qui vous rend mal ou bien, c’est Qui en vous l’aborde, dans quelle intention et avec quelle attitude.

Donnez-m’en des nouvelles!

Et si vous vous rappelez des moments où vous vous êtes enlevés du chemin pour vous laisser porter par une impulsion amoureuse et créatrice, racontez-nous comment ça s’est passé dans les commentaires vous risquez d’en inspirer d’autres!

 

 

 


L’exil ou le retour à soi?

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Hein, tu boudes un grand garçon comme toi?!! C’est bébé lala ça!!

Un homme m’a raconté un jour en riant, qu’après avoir essuyé un refus au téléphone, il s’était mis à bouder. Les yeux ronds comme des boutons, le p’tit bonhomme de 5 ans qu’il gardait lui avait alors asséné ces mots comme le coup de baguette d’un maître zen.

Bouder, c’est peut-être bébé lala, mais mon doux que ça peut gâcher une soirée, une relation, un projet ou une vie !

Des participants aux improrelations m’ont demandé:

c’est quoi la différence entre bouder et mettre ses limites? 

– Bouder, c’est se fermer, s’éteindre, se mettre en quarantaine pour exercer un contrôle sur l’entourage.

C’est l’exil de soi, des autres et de ses ressources naturelles: sa vitalité, sa créativité, ses besoins, son cœur, ses élans…

Comme une source qui arrêterait de couler pour donner une leçon à ceux qui y jettent des déchets : tiens toi, je vais devenir stagnante et encore plus polluée et tu ne pourras plus boire de mon eau!

– Mettre ses limites, c’est dire non à ce qui nous empêche d’être à notre meilleur: présents, allumés, aimants, ouverts…

– Bouder c’est rester dans ce qu’on connaît et contrôle.

– Mettre ses limites c’est aller dans l’inconnu pour libérer ce qu’on est d’unique.

– Quand on boude, on se sent seuls, bloqués, vides.

– Quand on met ses limites, même si ce n’est pas facile, on respire, on se sent connectés  et la vie circule librement en nous.

J’ai moi-même été tentée de bouder dernièrement.

Des amis ayant ignoré un besoin que j’ai exprimé plusieurs fois, une voix, qui avait l’air pleine de bon sens, m’a lancé: ben là, t’es pas pour leur exprimer encore une fois ce que tu vis! Surtout que tu vas avoir l’air aussi désirée et désirable qu’une crotte de nez! (Elle a des images assez convaincantes, merci!)

Ahhh! J’avais oublié comment ça peut être tentant de bouder mais, par chance, j’ai tout de suite senti les effets sur moi de cette voix. Genre « coincée dans un village déserté par une journée grise et froide ».

Je me suis demandé: veux-tu te brimer et t’enfermer en réaction contre ce qui se passe ou t’ouvrir encore plus à ce que tu vis et ce que tu veux vivre, quitte à déplaire ou à perdre ?

Me couper de moi et de mes ressources intérieures alors que l’extérieur n’est pas là pour moi, non merci!

J’ai vérifié tellement de fois qu’il y a une possibilité amoureuse et créatrice cachée dans chaque conflit, que j’ai opté  pour l’ouverture et le plongeon dans l’inconnu même si j’avais peur de faire des vagues.

Hop là, j’ai pris mon courage à deux mains pour dire ce que je vivais et mettre une limite : je ne me sens pas bien de revenir là-dessus et je n’ai plus le goût d’avoir à exprimer ce besoin encore une fois!

Ce faisant, j’ai musclé mon courage d’aimer : m’accepter où je suis, comme je suis, avec mes vulnérabilités et mes forces, et aimer assez mes amis pour rester ouverte à eux et m’arranger pour ne pas leur en vouloir.

J’ai aussi exercé mon courage de créer : aller dans l’inconnu et traverser l’inconfort de me révéler, sans savoir si ça va être reçu, dans l’intention de laisser émerger du bon, du beau et du nouveau dans ma vie et si possible, dans celle des autres.

Impossible d’être pleinement soi en jouant « safe » et en cherchant à plaire à tout le monde!

Impossible d’être créateur et de découvrir du neuf sans faire un saut dans l’inconnu !

La bonne nouvelle c’est que le courage grandit avec l’usage. L’autre bonne nouvelle : j’ai reçu avec cœur ce dont j’avais besoin sans me sentir crotte de nez, au contraire.

Vous le savez, ça ne répond pas toujours comme on veut dehors. Nos proches peuvent réagir tout croche parce que nos limites les incitent à se révéler et à se dépasser à leur tour et ce n’est pas toujours facile.

C’est tentant de se servir de leurs réactions pour se refermer, se couper et se donner raison de le faire! Mais, comme je le disais dernièrement à mes participants :

ne vous faites pas ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse!

Prenez plutôt ces réactions comme des invitations à vous ouvrir encore plus à ce qui cherche à émerger de beau, de bon, d’unique et de nouveau pour vous et à travers vous!

Vous pourrez continuer de jouir de vos ressources naturelles et couler de source…

 

La pratique

Chaque fois que vous êtes tentés de vous fermer et de vous couper, demandez-vous avec bienveillance et curiosité:

Qu’est-ce que j’ai besoin de laisser émerger et s’exprimer pour ne pas en vouloir à cette personne ou cette situation, et rester ouvert(e) à ce que je vis et désire?

Et, quand vous tournez en rond, posez-vous cette question : est-ce que je suis en train de bouder pour réagir contre ce que je rencontre ou de m’ouvrir à ce que je vis pour aller dans le sens de ce qui me tient à cœur?

Puis, faites vos choix!

 

 

 

 

 

 

 

 


Êtes-vous assez fous pour être heureux?

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 Êtes-vous assez fous pour être heureux?

Rien de mieux qu’une dose de folie créatrice pour mettre du lousse dans ses cercles vicieux et s’ouvrir à des possibilités inespérées!

La 1ère fois où, des cœurs dessinés sous les pieds, j’ai décidé d’offrir une danse improvisée à une participante bloquée, j’avais le cœur battant, les joues rouges piment, et mes pensées couraient dans tous les sens en criant sauve-qui-peut !

Vous dire comment j’avais peur d’être ridicule, que ça finisse en queue de poisson ou de me retrouver ligotée dans la camisole de force des jugements!

Mais, ce n’est pas en restant vissée au connu et au prévisible que je peux aider l’autre à laisser émerger ses aspects les plus libres :

les inventifs et les festifs, les épris et les gratuits, les curieux et les amoureux, les délicieusement ordinaires et les libres de déplaire, les vrais de vrais et les sans regrets, les hors pairs et les pas piqués des vers !

Et puis, j’ai remarqué au fil des ans que quand on tourne en rond dans un problème insoluble ou un malheur récalcitrant, il y a toujours trop de sérieux et d’exigence dans l’air.

J’ai donc bravement fait jouer une chanson de Gurrumul, me suis couchée sur le dos comme un chiot enjoué et ai invité ma participante à se laisser hypnotiser par ma p’tite-danse-de-pieds-fous-d’amour pour se mettre en état de découverte amoureuse.

Un vrai saut en Bungee dans l’inconnu!

Après un fou rire de circonstance, comme si j’avais crié « Sésame ouvre-toi! », son cœur a fondu et la caverne de ses richesses intérieures s’est ouverte pour lui offrir des pistes chaudes et vibrantes.

J’étais aussi ravie que surprise de réaliser qu’une douce folie peut être aussi contagieuse que fructueuse!

Trop souvent, on essaie de la dompter pour se mouler aux attentes extérieures ou éviter toute possibilité de faire des erreurs et on éteint l’étincelle qui fait de nous des humains inoubliables, des artistes de la joie, des créateurs juteux et des amoureux succulents!

Cette bienheureuse folie, je vous invite à la pratiquer tout le mois d’avril pour que la coutume du poisson d’avril vous fasse prendre les bons plis des joyeux vivants.

 

La pratique

Au lieu de jouer un tour aux autres, que diriez-vous de vous jouer un bon tour pour vous surprendre vous-même et métamorphoser vos vieilles habitudes en possibilités nouvelles?

Je vous invite à laisser s’exprimer votre fou du roi qui révèle au grand jour ce qui est caché, votre clown sacré qui déjoue vos calculs et vos reculs et votre bouffon irrévérencieux qui dénoue le corset de vo fixations et crispations.

Comme l’a écrit Rumi  : « Vivez où vous avez peur de vivre. Détruisez votre réputation. Soyez notoires. J’ai essayé d’être prudent pendant assez longtemps. À partir de maintenant, je vais être fou. »

 

Vous êtes prêts ? Alors, demandez-vous :

si je commençais à me foutre de ce que je pense de moi et de ce que les autres pensent, qu’est-ce que je permettrais d’être, d’exprimer ou d’offrir ?

– quel envie folle j’écouterais avec joie?

– qu’est-ce que j’offrirais de bon coeur sans calculer ?

– qu’est-ce que j’oserais exprimer sans me préparer ou me censurer ?

– quel masque je laisserais tomber comme une vieille peau morte ?

– quelle vérité inattendue je laisserais s’échapper en riant ?

– quel inconfort j’accueillerais pour oser être moi-même ?

– quelle  belle question idiote je poserais avec sans-gêne ?

– quelle erreur ou quel faux pas je pourrais célébrer?

– quel impulsion taquine je suivrais pour la plus grande joie de tous ?

– quelle aventure j’entreprendrais sans savoir où ça va me mener ?

– quelle passion je laisserais gambader en toute liberté ?

 

Suivez-ce qui vous vient, sans vous attacher pas au résultat, en restant dans la gratuité.

Rappelez-vous qu’il y a une seule personne au monde comme vous et que vous êtes les seuls à pouvoir la mettre au monde; que c’est dans notre vraie nature d’être amoureux et créateurs !

Refaites cette pratique régulièrement pour libérer votre folie fructueuse et contagieuse et donnez-m’en des nouvelles !


Un pique-nique dans la fosse aux lions?!

Dans ce billet

La fosse aux lions de la perfection!

Une pratique simple et concrète

Des p’tites nouvelles pour vous

Une video pour vous allumer

La fosse aux lions de la perfection!

J’espère que vous avez passé comme moi un bel été ensoleillé et que vous avez fait des bonnes réserves de chaleur et de lumière.

Mon prochain livre a profité de l’été pour grandir en sagesse et en volume : les exemples juteux, les clés concrètes et les pratiques renversantes se multiplient comme des pissenlits !

Depuis l’hiver dernier, j’ai aussi vu s’épanouir un groupe d’Improrelations.

Depuis leur 1er atelier, les participants se rencontrent, une journée aux 6 semaines environ.

Entretemps, ils échangent par courriel sur ce qu’ils vivent et rencontrent.

C’est beau de les voir quitter leur solitude pour s’ouvrir, se soutenir dans le meilleur et dans le pire et faire du bon avec ce qu’ils trouvent souvent inacceptable.

Je participe à ces échanges pour les éclairer et les aider à découvrir les possibilités inespérées contenues dans leurs obstacles, malaises ou conflits.

Je les vois avec joie se libérer de l’obligation de répondre aux attentes extérieures.

Ils  deviennent peu à peu plus libres, amoureux, vivants, inspirés et réceptifs au bonheur.

Ça leur permet de réaliser ce qui leur tient à cœur et d’en jouir : un état intérieur, une création, une relation, un rêve…

Pourtant, lorsque j’invite les gens à participer au groupe, plusieurs réagissent d’abord comme si je leur demandais d’aller pique-niquer dans une fosse aux lions !

Ils ont peur d’être avalés tout ronds, rejetés, contrôlés, obligés de performer ou se conformer. Ils m’avouent qu’ils craignent  de ne pas être à la hauteur, de se sentir « looser ».

On a tous déjà vécu ces peurs à un moment ou un autre. Ce qu’on ne sait pas c’est que le lion est en nous et qu’il nous avale déjà tout rond!

Il bouffe notre vulnérabilité, notre liberté, notre joie, notre vitalité et nos beaux élans en nous faisant croire qu’on doit être « plus que parfaits » pour être aimés, acceptés, appréciés.

Il nous interdit l’accès au bonheur et à l’amour en nous convainquant qu’on doit s’arranger tout seuls, être au-dessus de nos affaires et en parfait contrôle.

Pour nous en sortir et jouir de notre vie, on doit d’abord accepter l’échec de ce despote avec ses attentes inhumaines et ses peurs en série.

Il devient alors aussi inoffensif que le p’tit monstre de la photo ci-dessus, tiré du film pour enfants « From where the wild things are ».

La merveille, c’est que nos failles deviennent des portes d’entrée pour notre vraie grandeur : celle qui naît dans l’espace ingénieux et amoureux qui se crée quand on s’ouvre avec coeur à soi et aux autres.

La source vibrante d’inspirations et d’amour de nos interactions peut alors nous rejoindre et nous combler au-delà de ce qu’on peut imaginer dans nos bulles fermées.

La pratique

Pour vous libérer de la dictature de la perfection et du contrôle et vous ouvrir aux possibilités qui cherchent à naître à travers ce que vous vivez, voici une pratique du Cœur Créateur à laquelle j’en ai ajouté une autre, née des échanges des participants du groupe d’Improrelations.

Laissez venir à votre esprit une image simple de votre obstacle, échec ou impasse.

Est-ce un trou, un mur, des barreaux, une chaîne, un boulet, un couteau, une dégringolade ? Est-ce rouge, bleu, noir, vert ? Dessinez cette image candidement. Autour d’elle, tracez un gros ruban rouge avec une boucle pour l’envelopper comme un cadeau des dieux. Mettez votre dessin sur votre cœur.

Dites ensuite cette intention-incantation-formule-magique qui vous sortira des crocs de la bête et vous permettra de recevoir les perles cachées dans ce que vous vivez :

Échec, ô bel échec, obstacle ô bel obstacle, merci de me révéler le cadeau que tu m’offres, échec, ô bel échec, obstacle ô bel obstacle, ouvre-moi au présent que tu m’apportes !

Puis visualisez un bouton, sur lequel c’est écrit : je dois être parfait(e).

Appuyez votre doigt dessus puis lâcher graduellement la pression en portant attention à ce que ça libère en vous. Appréciez, goûtez  en faisant des mmm, des haaa et des ôôôh !

Des p’tites nouvelles pour vous !

Le groupe d’Improrelations du 29-39 septembre est complet, j’ai hâte de vivre cette nouvelle aventure !

Je dois donner plus de temps à mon livre, aux groupes d’Improrelations et à la création collective à laquelle je participe, alors je n’écrirai pas de nouveaux billets pour un temps.

Je ne vous oublie pas pour autant.

Comme ce que j’enseigne est dense, je vais vous envoyer aux 3 semaines, des extraits des anciens billets ou d’un des mes livres avec une pratique ou un commentaire pour vous permettre  de mieux intégrer les clés que je vous offre.

Vous pouvez toujours m’envoyer vos questions et vos commentaires, j’y répondrai avec plaisir !

Une video pour vous allumer

Pour vous inspirer, voici le lien d’une vidéo envoyée par un participant (merci!) qui illustre d’une manière frappante comment ne pas se laisser avaler tout rond par les peurs et les inconforts créés par nos lions de la perfection, pour réaliser ce qui nous tient à coeur et toucher celui des autres!

Désolée, il est en anglais mais l’essentiel n’est pas dans les mots…

http://youtu.be/k1T9-I3wx8I


Pourquoi j’arrive pas à faire ce que je veux!?

Denise Noël

« Je commence la journée comme un ange, par du yoga, de la méditation, un déjeuner vert gazon et je la termine en maudit, en me bourrant de chips devant une émission de télé débile! »

« Je comprends pas pourquoi je suis tellement fatiguée et je suis pas capable de reprendre mes bonnes habitudes pour perdre du poids, on dirait que je suis ligotée. »

« J’arrive pas à accomplir ou à exprimer telle ou telle chose, pourtant je veux tellement…  je suis découragé. »

Qu’ont en commun ces gens bourrés de talents et de ressources qui parlent comme des éclopés de la parole, du cœur, de la volonté?

Ils sont tiraillés, paralysés, épuisés par les luttes sans issue du couple infernal Il Faut /Fuck You dont je vous ai parlé dans le dernier billet.

Comme plusieurs m’ont avoué être coincés dans les impasses de ce duo, je continue sur le sujet pour vous donner d’autres manières de vous en sortir.

Rappelez-vous que leurs luttes se perpétuent quand on veut parvenir à nos fins, non par amour, mais par obligation, par besoin de contrôle, pour éviter toute possibilité de rejet, d’échec, toute éventualité d’être imparfaits, désarmés ou vulnérables.

Pour répondre à cette exigence, on doit rejeter notre besoin d’amour et des autres et se contraindre à toujours avoir l’air parfaits, inatteignables, forts, en contrôle face à eux.

Les Fuck you, frustrés de ces travaux forcés qui nous déconnectent du flot vibrant de notre vraie nature, apparaissent alors pour faire la grève :

on est obligés de répondre aux Il Faut, on va le faire mais on ne donnera pas notre jus, on va retirer notre présence, ils ne nous auront pas!

C’est pour ça qu’au bout d’un moment tout bloque, tout se gâche et on a l’impression de s’être faits piquer pas la mouche tsé-tsé tellement on est fatigués, vides, démotivés.

Une des clés pour sortir du cul-de-sac Il Faut/FuckYou c’est d’embrasser ce qui est imparfait, blessé, démuni, tendre en nous.

Oh, je vous entends d’ici : ça ne vous tente pas du tout ! Pourquoi feriez-vous ça alors que tout dans le monde vous incite à être parfaits, puissants, positifs, pimpants et performants ?

D’abord parce que ça fait tellement de bien que vous regretterez de vous en être privés si longtemps!

Ensuite parce que les Il Faut n’ayant plus de prise, les Fuck You n’ont plus de raison d’être et vous retrouvez vos élans, votre motivation pour faire ce que vous voulez réellement.

Enfin, parce que contrairement à ce qu’on craint, en cessant de résister à nos aspects humains vulnérables, on s’ouvre, on respire, on se détend et on retrouve notre liberté d’être, d’aimer, de jouer, de créer, de recevoir, de s’exprimer, de choisir, de se dépasser par amour.

C’est ce que j’appelle l’échec créacoeur, l’échec qui nous ouvre à vivre, recevoir et jouir de ce qui nous tient à coeur.

Voilà pourquoi j’annonce aux gens que c’est une bonne nouvelle s’ils n’arrivent pas à courir comme des lièvres le matin, à manger des feuilles de pissenlits pour dîner, à méditer comme des Moines le soir ou à être parfaitement centrés, en forme, brillants comme des dieux toute la journée.

Ils me regardent souvent avec des yeux de poisson d’aquarium et je leur explique que le problème c’est Qui en eux veut arriver à ça et Pourquoi, et non ce qu’ils désirent réaliser ou vivre.

J’ajoute que c’est parfait s’ils ne sont pas capables, que c’est fait exprès pour qu’ils s’ouvrent à l’amour et à liberté d’être qui leur manquent tant.

Je les invite ensuite à accepter avec bienveillance l’échec de leurs efforts stériles en disant : « je ne suis pas capable et c’est parfait », en s’abandonnant doucement à cette réalité.

Quand ils le font, après avoir reçu la peine qui vient souvent avec ce bel échec, ils sont surpris de rejoindre la source de vie qui court librement et amoureusement au fond d’eux.

Enfin, ils peuvent  jouir du meilleur d’eux-mêmes et l’offrir gratuitement, par amour, parce que ça goûte tellement meilleur.

La pratique

La prochaine fois que vous vous sentez coincés, démotivés, frustrés de ne pas parvenir à réaliser ou à exprimer ce que vous voulez, dites simplement :

« Je ne suis pas capable et c’est parfait! »

ou :

« Je ne l’ai pas l’affaire et c’est parfait! »

Puis abandonnez-vous en douceur, en sentant ce qui se passe dans votre corps, et vous retrouverez le flot naturel de votre présence amoureuse et créatrice.

Et si vous n’y arrivez pas, acceptez de ne pas être capable d’y arriver et si vous n’arrivez pas à accepter de ne pas être capables, acceptez de ne pas être capables d’accepter… et si vous n’arrivez pas …

Le premier « pas capable » que vous embrassez avec coeur va vous redonner votre liberté!


Êtes-vous coincés entre les deux FF?

Denise Noël

Marisol, une musicienne de longue date, est tiraillée : elle n’a pas de plaisir à pratiquer son art. Doit-elle arrêter ou se pousser?

Je l’invite à me décrire ce qui se passe quand elle se met au piano : j’me sens obligée d’en faire, mais j’ai pas le goût.

Ha, ha ! On dirait bien que ses élans naturels sont coincés entre les deux FF!

Dans le coin droit de l’arène, le fameux Il Faut et dans le coin gauche, son adversaire, le légendaire Fuck You !

Ces deux-là, l’obligation et la résistance ressentimenteuse, sont soudés ensemble comme des siamois : un ne vient pas sans l’autre.

Avec eux aux commandes, on se met de la pression pour répondre aux attentes -imaginaires ou réelles- de l’entourage et on résiste à ces contraintes en n’investissant pas sa vraie présence dans ce qu’on fait ou exprime : ennui garanti!

Je décris ces deux pôles à Marido et lui demande si ça colle à ce qu’elle vit : ouiiiii !

Pour l’aider à découvrir ce que cette bataille emprisonne de bon et de beau, je lui demande de regarder mes deux poings.

Je les place d’abord face à face comme des taureaux qui s’affrontent. Puis, je les écarte doucement en invitant Marifa à me dire ce qui émerge en elle quand elle porte attention à l’espace qui s’ouvre petit à petit entre mes deux poings.

Son visage s’éclaire à mesure qu’ils s’éloignent. Au bout d’un moment, émue et rayonnante, elle s’exclame : c’est la beauté, l’amour de la musique qui sont là!

C’était bien ça ! Ses élans amoureux et créateurs pour la musique étaient piégés entre les deux FF, ces deux pirates de la vraie présence amoureuse et créatrice si tripante!

Remarquez que son élan libérateur aurait aussi pu être : la musique ne m’anime pas, ce que j’ai vraiment le goût de faire c’est… Ce qui aurait fait de la place à ce qui l’allume réellement.

Très souvent, je rencontre des gens bloqués dans cette lutte stérile entre Il Faut et Fuck you.

Ils restent coincés entre leur désir d’être eux-mêmes et celui de plaire à tout le monde, leur volonté d’être libres et celle de contrôler comment les autres les perçoivent, leur besoin d’être aimés pour ce qu’ils sont et celui de rejeter ce qui ne répond pas à leur image de perfection.

Cette guérilla clandestine étouffe leurs élans les plus vibrants, les empêche d’assumer leurs besoins et leurs limites, de donner leur pleine présence à ce qui leur tient à cœur et de jouir de ce qui est bon.

Ils se plaignent de se sentir vides, éteints, perdus, tendus, imposteurs, prisonniers.

La clé : laisser mourir ses exigences de perfection, embrasser qui on est, libérer les élans qui nous font vibrer et donner sa pleine présence : joie garantie!

P.S. Aux dernières nouvelles, Mariré joue du piano avec bonheur, elle a même de la misère à s’arrêter!

La pratique

Vivez-vous aussi une situation où vous avez perdu vos élans, votre joie, votre vitalité, votre liberté d’être et de vous exprimer?

Imaginez qu’ils sont coincés entre les deux FF.

Pour vous mettre en accord avec ce qui vous habite maintenant, prenez d’abord quelques respirations, la main sur votre coeur, en disant Bienvenue à ce que vous vivez.

Mettez-vous ensuite en état de réceptivité en disant:

Je m’ouvre à la piste inespérée contenue dans ce que je vis maintenant.

Puis, mettez vos deux poings face à face et ouvrez-les très lentement en laissant émerger ce qui vient, sans juger ou forcer quoi que ce soit.

Recevez et laissez vous toucher par ce que vient spontanément.

Demandez-vous ensuite: est-ce que je préfère lâcher prise sur ce que les gens pensent de moi ou laisser tomber qui je suis et ce qui me tient à coeur?

Suivez alors les inspirations et les élans qui en découlent.

Je souhaite que ces pratiques vous animent et vous comblent de l’intérieur pour vous dégager du piège des deux FF où vous êtes en réaction à l’extérieur!


Rien ne va plus, faites vos choix!

Rien ne va plus, faites vos choix !

Ça fait des années, mais je m’en souviens comme si c’était hier!

J’ai rendez-vous avec un homme pour la première fois. Je suis lavée, crémée, parfumée. Je me sens comme poupon sexé doublé d’une puce sauteuse!

Pour avoir l’air dégagée, (comme s’il pouvait déjà me voir de son auto!), je fais semblant de lire La Souveraineté du Vide de Bobin, en écoutant Miles Davis dans mon salon. Cool la fille !

25 minutes après l’heure du rendez-vous, il n’a toujours pas appuyé ses doigts virils sur ma sonnette. Je me sens de moins en moins appétissante et me trouve ridicule avec mon désir.

Les secondes s’allongent, j’ajoute des briques à mon mur de Berlin et mes élans perdent leur pétillant comme un animal blessé perd son sang.

35 minutes de retard ! Un nœud dans la poitrine, je me sens à l’article de la mort à petit feu.

Je suis devenu un objet non réclamé aux objets perdus, une ado pleine de boutons qui fait tapisserie sur la piste de danse (le pire, c’est que je n’ai jamais fait d’acné).

Je dois faire un choix si je ne veux pas passer la soirée dans les tranchées boueuses de la rancœur ou derrière les barreaux de mes « ne pas » :

Noooon, je ne vais pas sentir ma déception et ma frustration, encore moins les montrer, il ne le mérite pas ! De toute façon, ça ne devrait pas m’atteindre comme ça, je ne veux pas avoir besoin tant que ça!

Je suis tiraillée. Une part de moi me vante les mérites de la fermeture à double tour (tu ne vas pas donner à ce malotru le plaisir de voir l’effet qu’il a sur toi quand même!).

L’autre, m’invite à m’ouvrir avec coeur à ce que je ressens pour me réchauffer l’intérieur (si tu veux que l’amour entre dans ta vie, tu es aussi bien de le laisser entrer chez toi maintenant !).

Je me demande alors : Denise, veux-tu te faire du bien ou le faire sentir mal? Veux-tu retrouver ta liberté d’aimer et de créer ou t’étouffer pour ne rien lui donner de toi? Veux-tu te servir de lui pour te rejeter ou pour te rapprocher de toi et de ce qui te tient à cœur ?

Pas si évident que ça! Si je laisse transpirer ce que je vis, je sors de ma zone de confort, j’affiche mon besoin de l’autre et j’arrive nez à nez avec ma honte d’être trop vulnérable, ma peur d’être jugée, ridiculisée, rejetée.

Mais, comme L’art de la dissimulation pour les nuls n’a pas encore été écrit et que je n’ai pas envie de passer une soirée à m’ennuyer de moi-même parce que j’essaie d’être emotionnaly correct, je décide d’ouvrir la porte à ce que je vis pour lui dire Bienvenue.

10 minutes plus tard, je l’entends sonner vigoureusement !

Sur le pas de la porte, il me lance un « ça va ? » faussement dégagé. Une douce tristesse dans le regard et le sourire, je lui réponds que je trouve dommage qu’il soit en retard, que ça réveille des vieilles blessures chez moi.

Mon aveu dénué de reproches le rejoint. Il admet que c’est une habitude regrettable et incorrigible chez lui et s’en excuse.

Finalement, j’ai passé une belle soirée, proche de mon coeur, à échanger réellement avec celui qui, je le savais, ne deviendrait pas mon amoureux.

Si je ne peux pas compter sur lui pour être à l’heure, je peux compter sur moi pour respecter mes limites : je me connais, je n’arriverai pas à m’abandonner à un homme qui régulièrement ne fait pas ce qu’il dit.

Il ne mérite pas que je me prive des délices de l’amour et de ma liberté d’être quand même !

Vous et vos « ne pas » !

Plusieurs m’ont écrit  dernièrement qu’ils étaient aux  prises avec des « ne pas » et des ressentiments coriaces.

J’ai donc décidé de mettre un peu de lumière sur ces intentions peu recommandables et pas très à la mode.

Pourquoi ? Parce que, si on ne les sort pas au grand jour, ces réactions négatives à ce qu’on vit et rencontre font des ravages dans nos vies.

Les voici en rafale pour vous aider à choisir votre liberté d’aimer et de créer.

– elles nous gardent dans le connu et le contrôle et par le fait même, nous font vivre les mêmes situations et malaises à répétition

– elles nous empêchent d’embrasser avec cœur tout ce qui nous habite (exit l’amour)

– d’être en paix avec la réalité présente (exit les joies de l’absorption dans l’instant et les inspirations qui en découlent)

– de nous exprimer authentiquement (exit notre liberté d’être et d’expression)

– de sortir de nos luttes stériles (exit la joie de découvrir du beau du bon et du nouveau dans ce qui nous arrive)

– elles emprisonnent dans leurs cercles vicieux les trésors d’amour, de vitalité, d’inspiration, de ressources et de possibilités qui sont en nous et autour de nous

– elles rendent nos joies éphémères, car elles polluent nos plus beaux élans et gâchent nos meilleurs moments

– elles mettent des bâtons dans les roues de nos voeux les plus chers parce qu’elles  ont besoin de nos insatisfactions et malaises habituels pour se nourrir et rester en vie

La pratique

Pendant les 2 prochaines semaines,  quand vous serez tentés de vous refermer, vous braquer ou vous venger, posez-vous avec bienveillance une des ces questions :

Est-ce que je veux me faire du bien ou faire sentir l’autre mal ?

– Est-ce que je veux prouver à l’autre que j’ai raison ou retrouver ma liberté d’aimer et créer ?

– Est-ce que je veux priver l’autre de mon amour et de ma vraie présence ou  jouir d’un contact vivant et bienfaisant avec moi-même?

– Est-ce que je veux contrôler les autres et la vie ou retrouver ma joie d’être, de m’exprimer et de bouger dans le sens de ce qui me tient à coeur?

Acceptez la réponse qui vous vient sans vous juger.

Si vous avez répondu que vous préférez avoir un effet négatif ou un contrôle sur l’autre plutôt que de veiller au grain de votre bonheur, lisez le prochain billet. Je vous y donnerai d’autres moyens de vous libérer de vos « ne pas » et vos ressentiments.

Merci beaucoup pour vos commentaires et vos questions ! Elles me stimulent, m’éclairent sur vos besoins et font du bien à ceux qui les lisent.

Passez un beau 2 semaines de choix!!!


Savez-vous à quoi ça sert une impasse?

 

Savez-vous à quoi ça sert une impasse?

 C’est quoi une impasse? Une interaction – avec une personne, une situation, un malaise, un désir, une création – sans issue.

Pas la moindre possibilité amoureuse ou créatrice à l’horizon.

Tout semble contre nous. Les échecs et les malaises se multiplient, les conflits se répètent, le ressentiment et le désespoir grandissent, le bonheur prend la poudre d’escampette.

On perd ses moyens, sa vitalité, son estime, ses espoirs, son sommeil, sa créativité, ses cheveux (malheureusement pas sa cellulite ou sa bedaine, ne serait-ce pas merveilleux?).

On se sent victimes d’un mauvais sort, paralysés, désespérés, comme ces enfants qui se font prendre l’hiver, la langue collée dur comme fer sur un poteau de fer. Si on se dégage, ça fait mal et si on reste pris là, on est mal.

Sans qu’on le sache, ce sont nos ne pas  qui nous gardent ainsi douloureusement scotchés à ce qui nous rend malheureux: ne pas perdre la face, le dessus, le contrôle, ne pas être vulnérables, ne pas avoir besoin d’aide ou d’amour.

Nos impasses nous obligent à perdre la bataille de ces ne pas inconscients qui oppriment notre vraie nature – l’amoureuse et la créatrice – et nous font tourner en rond, nous isolent, nous éteignent.

Lorsqu’on cesse cette lutte, l’ingéniosité et la beauté de nos obstacles les plus coriaces nous sautent aux yeux.

Ils nous font lâcher nos séparations, répétitions, compétitions et contractions habituelles pour réaliser ce qui nous comble au-delà de nos espérances : nous connecter amoureusement et créativement à ce qu’on est, vit, aime, rencontre et souhaite.

On participe alors à l’espace vibrant, créatif et généreux des liens qui nous épanouissent individuellement tout en répondant à notre besoin d’appartenance en nous unissant les uns aux autres. Finie la dualité entre être foncièrement soi-même et faire partie d’un plus grand tout!

En prime, on a accès à une manne d’idées, d’énergies, de ressources et d’attitudes qui nous échappent quand on est en survie dans notre bulle fermée.

Alors, au lieu de sortir la hache de guerre, de vous fermer comme une huître ou de vous déguiser en courant d’air pour punir ceux qui n’ont pas répondu à vos prévisions féeriques, acceptez de perdre la bataille en beauté et d’embrasser tout ce que ça soulève en vous.

Ça va décoller comme par miracle votre langue des poteaux de fer de vos ne pas et vous redonner votre liberté d’aimer et de créer.

Attention, vous risquez de faire du même coup le bonheur de vos proches en leur donnant votre plus belle présence (minute là!), parfois même raison (eurk!), souvent ce qu’ils veulent (aie! c’est de l’exploitation ça !) tout en suivant les traces de votre propre joie (ah !bon c’est un peu moins pire, mais gardons l’œil ouvert quand même)!

Comment fait-on ça? En se rappelant d’abord qu’on ne perd rien de vital en perdant cette bataille. Uniquement ce qui entrave notre abandon à la joie, l’amour, la liberté, les besoins réels et la spontanéité créatrice de qui on est essentiellement.

Puis, en abordant ce qu’on vit avec la conviction que tout est parfait pour aimer et créer, jumelée à l’intention de découvrir la perle cachée dans nos impasses.

Ajoutons ensuite un brin de curiosité pour faire les yeux doux à l’inconnu et un grand bol de compassion.

Nous voilà prêts à plonger dans notre monde intérieur pour embrasser ce que cette interaction ou cette situation touche en nous et libérer ce qu’elle frustre, étouffe ou brime chez nous.

Nos langues libérées s’en réjouiront et chanteront les louanges du Cœur Créateur.

Si vous n’arrivez pas à vous décoller du poteau de vos ne pas, lisez le chapitre7 du Cœur Créateur pour les transformer en dons humanitaires.

Bonne semaine!


Vive l’échec libre!

Vive l’échec libre!

Josette vient de vivre un échec amoureux. Elle me dit d’une voix lourde de frustration qu’elle n’arrive pas à faire une pratique du chapitre 2 du Cœur Créateur.

Ce chapitre enseigne l’art d’être dans le champ pour la plus grande joie de tous ou, comment mordre la poussière en beauté pour découvrir des possibilités inespérées dans ses échecs.

Ne pas arriver à être dans le champ comme il faut, c’est le comble de l’échec quoi!

Mes antennes me font de grands signes de leurs bras graciles et lumineux : attention Denise, elle se met sans doute de la pression par réussir pââârfaitement cette pratique de l’échec et se reproche de ne pas y arriver!

J’en fais part à Josette. J’ajoute que ce n’est pas tant ce qu’on fait qui compte, mais Qui le fait et Pourquoi.

Alors par où croyez-vous qu’on a commencé?

Eh oui, par se décrisper et s’ouvrir plus grand pour inclure l’échec de cette pratique dans la danse de l’amour et de la création!

Comment? Je lui dis avec l’enthousiasme d’une vendeuse de plats Tupperware : wow! quel bel échec créacoeur, il est parfait pour aimer et créer.

Elle rit et respire plus amplement. Elle n’est plus en bataille contre sa difficulté et sa tête cesse de tourner à vide pour fuir le contact spontané avec son expérience du moment.

Une fois tombée l’urgence de la performance et de la gratification instantanée, elle est prête à s’absorber dans l’instant, se connecter à son corps vibrato et faire les yeux doux à l’inconnu.

Pour découvrir ce qui se passe pour elle, je lui demande de me décrire ce qu’elle n’arrive pas à faire dans cette pratique.

Je veux savoir quel cadeau est caché dans mon échec et la réponse ne vient pas!

A-t-elle pris le temps, comme suggéré, de dessiner une boucle rouge autour du symbole de son échec pour le voir et le recevoir comme un présent? (C’est le oui du oui et de toute bonne improvisation.)

–          Non!

De chérir sa question créacoeur – sans vouloir tout de suite une réponse – comme une poule couve son œuf en attendant que le poussin tout chaud du beau du bon et du nouveau soit prêt à sortir ? (C’est le et  du oui et.)

–          Renon!

Imaginez ce qui arriverait si la poule décidait que ça ne va pas assez vite à son goût et qu’elle ouvrait la coquille avant que la gestation soit complétée…

C’est pourtant ce que Josette fait avec ses attentes irréalistes. Elle essaie de trouver LA bonne réponse trop tôt, à partir de son mental isoloir, sans se mettre en état de découverte amoureuse.

Elle cherche à outrepasser le plongeon de l’inconnu, l’abandon à ce qui est là maintenant, glorieux ou pas, et l’interaction spontanée avec ce qui l’habite.

Et donc, à perdre le contrôle et le dessus pour faire les trois sauts qui lui permettront de découvrir du bon, du beau et du nouveau à partir de ce qu’elle vit maintenant.

C’est d’ailleurs une tendance populaire de nos jours: vouloir aller trop bien, trop vite pour ne pas être vulnérables, déséquilibrés, humains, imparfaits… Le bien-être, l’illumination ou le succès instantanés et que ça saute!

Et, comme on le sait, les ne pas nous conduisent tout droit au pays des impasses, de la stagnation et de l’insatisfaction. On perd contact avec le beat, le souffle, la mélodie et le groove de la vie.

Je l’invite donc à interagir avec ce qui se passe en elle comme avec une personne vivante, chère à son cœur : lui donner le droit d’exister telle qu’elle est pour se laisser  toucher et surprendre par ce qu’elle a à lui révéler.

Je lui suggère d’écrire bienvenue dans une de ses mains et de mettre sa main sur sa poitrine, là où elle sent un blocage, une oppression.

Des larmes montent spontanément et adoucissent son intolérance face à elle-même.

Elle peut maintenant embrasser ce qu’elle vit par rapport à l’échec amoureux qu’elle vient de subir.

Elle découvrira pas à pas comment cet échec est riche : elle sentira de l’amour pour ce qu’elle rejette depuis longtemps en elle et découvrira de nouvelles manières d’être pour se rapprocher de ce qui lui tient à cœur.

Alors si vous n’arrivez pas à découvrir du bon, du beau et du nouveau à partir de ce que la vie vous présente ou d’une pratique du Cœur Créateur vérifiez Qui, en vous, essaie d’y parvenir et Pourquoi.

Puis observez si vous êtes en état de découverte amoureuse. Ouverts à recevoir avec cœur tout ce qui est soulevé en vous et prêts à faire les yeux doux à l’inconnu. À mesure que vous vous abandonnez à ce qui vous habite et vous entoure, vous découvrirez du beau, du bon et du nouveau pour la plus grande joie de tous, promis, juré, craché!

Et n’oubliez pas: quand vous perdez vos certitudes et vos points de repaire habituels vous êtes sur la bonne voie!  

Si vous acceptez de ne pas savoir et de ne pas l’avoir l’affaire, en restant ouverts et curieux,  vous  découvrirez du beau, du bon et du nouveau qui vous rapprochera de ce qui vous tient à coeur d’une manière inattendue.