Avez-vous la mauvaise clé pour ouvrir la bonne porte ?

    

  

Avez-vous la mauvaise clé pour ouvrir la bonne porte ?

 Avez-vous déjà essayé d’ouvrir une porte avec la mauvaise clé? Vous la tournez et la retournez dans tous les sens. Malgré tous vos efforts, elle ne s’ouvre pas. Incroyable!

Imaginez que vous vous acharnez à ouvrir la porte avec cette clé. Vous allez y arriver bon! Au bout d’un moment, vous voilà transformé en cocktail Molotov ou en loque humaine.  

Comme des mouches collantes, vos litanies habituelles envahissent votre esprit : elle le fait exprès cette maudite porte! qu’est-ce qui ne va pas avec moi? ça doit pas être une bonne journée pour les béliers… mon appartement n’est pas assez feng shui coudonc! la vie est toujours contre moi…

Absurde n’est-ce pas? C’est quand même ce qu’on fait tous à répétition. On essaye d’ouvrir la porte de nos richesses intérieures, de nos amours, de nos inspirations, de nos voeux les plus chers, et d’en jouir, avec les mauvaises clés.

C’est quoi les mauvaises clés? Celles qui nous gardent en guerre contre ce qui nous habite et nous entoure.

Les voici en vrac : le rejet de ce qu’on vit et rencontre maintenant (c’est pas juste, je le prends pas…), le blâme de soi ou des autres (mon père avait raison je suis une tête de linotte, pourquoi il m’a dit ça l’écœurant!), le contrôle (si je tourne la clé plus fort et si je la tords un peu, je vais y arriver), le ressentiment (elle ne s’en sortira pas comme ça cette maudite porte-là, je vais mettre le feu à la maison!),(les jugements (maudit que les clés sont mal faites de nos jours!).

Le signe que vous avez la mauvaise clé : vous êtes avalés tout rond par votre problème cannibale et vous passez trop de temps à y penser. Vous oubliez de faire les yeux doux aux richesses de l’inconnu et de vous laisser titiller par la folle sagesse de l’imprévu.

La bonne clé est pourtant à portée de la main, mais pas toujours évidente à utiliser.

Pour la découvrir et vous en servir, acceptez d’abord de reconnaître que les clés que vous utilisez ne marchent pas. Ouf, une belle pause créatrice !

Puis passez du mode fermé au mode ouvert, du mode guérilla au mode découverte amoureuse pour rejoindre l’univers des possibilités inespérées du Cœur Créateur.

Comment? En disant oui et à ce que la vie vous présente: cette bedaine qui pousse avec l’âge, ce sentiment d’impuissance ou de rage qui vous dérange, cet amour qui vous délaisse, cet ignare qui vous horripile, cet obstacle désespérant, cette audition terrifiante.

Autrement dit, en abordant tout avec l’intention et l’attitude par excellence :

– Je m’ouvre à recevoir du délicieux et du merveilleux de cette situation, ce sentiment, cette relation, pour la plus grande joie de tous.

Ou

– J’accepte maintenant d’être surpris et réjoui par la piste inespérée contenue dans cette circonstance.

 Cette intention et cette ouverture vous plongent dans le vide et l’inconnu  (comme tout acte créateur) mais elles sont tellement fertiles et amoureuses que c’est péché de vous en priver!

Elles libèrent le meilleur de vous de la prison de vos fermetures, vous éjectent des cercles vicieux de vos géguerres stériles avec l’entourage et vous font culbuter dans l’état de découverte amoureuse.

Elles vous sortent de l’univers de vos soucis pour vous engager dans l’aventure de la création et de l’amour.

Elles vous font lâcher prise sur ce qui vous empêche de recevoir ce qui vous tient à cœur.

Vous retrouvez votre liberté d’aimer, de créer, de jouer, de vous exprimer. Votre sens de l’humour refait surface. Votre réceptivité ouvre la porte aux douceurs de la vie. Vous faites des découvertes et des rencontres inattendues.

En prime, vous échappez à un monde hostile pour accéder à un univers convivial. 

Alors, quand la porte de vos délices et merveilles ne s’ouvre pas, prenez la bonne clé!

Vu que c’est la St-Valentin, que diriez-vous de vous faire faire une clé toute neuve à la quincaillerie, de vous fabriquer une mini carte de St-Valentin et d’y écrire votre belle intention?

Traînez-les dans vos poches ou votre sacoche, tournez votre clé trois fois quand vous commencez à vous enfermer dans vos problèmes et relisez votre belle intention.

Vous pouvez aussi offrir à votre amoureux (se) une carte avec cette clé du paradis!

P.S. Si vous ne faites que lire ces pratiques, vous ne pourrez jouir de leur magie tendre, candide et créatrice, qui nous plonge dans l’émerveillement…

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Lâcher prise c’est bien beau, mais pourquoi c’est si dur?

Lâcher prise c’est bien beau, mais pourquoi c’est si dur?

 Souvent, on a de la misère à lâcher prise. Ça nous fait peur et on résiste comme le diable dans l’eau bénite à cet abandon si libérateur. Pourquoi?

Primo, parce que c’est pas mal brassant pour nos p’tits Jo connaissants entêtés et nos Napoléons contrôlants gonflés à bloc.

Ils ont de la difficulté à accepter de perdre le contrôle ou la face, de ne pas avoir raison ou le dessus et de laisser aller leurs certitudes figées dans le béton.

Pour eux la vie est une méga danse en ligne. Tout et tous doivent leur emboîter le pas, se conformer à leur volonté et adhérer à leur vision des choses.

Alors, ces lascars, pour rester au pouvoir, en profitent pour ruer dans les brancards et nous bombarder de peurs.

Ils nous font croire que si on n’obtient pas ce qu’on souhaite, comme on veut, quand on veut, à travers telle personne ou telle situation précise, eh bien, c’est fini, c’était le dernier train pour le paradis, tout le monde débarque, on l’aura jamais!

Ils nous endoctrinent et on ne voit pas que les échecs qu’on rencontre sont des invitations à laisser aller ce qui nous entrave (eux justement!) et à sortir de la prison dans laquelle ils nous enferment, pour aimer et créer au-delà de ce qu’on pourrait imaginer.

On craint donc, en lâchant prise, de perdre ce qui est essentiel pour nous: l’amour, la liberté d’être, nos rêves, l’appréciation de soi, notre sentiment d’appartenance.

Dommage, car en le faisant, c’est tout le contraire qui arrive : on atteint l’état de découverte amoureuse, on accède à la source riche de possibilités inespérées du Cœur Créateur et on peut danser sur les rythmes envoûtants de DJ Allegro.

Nous voilà rendus à secundo. Lâcher prise nous rend vulnérables et ça nous fait souvent peur. C’est qu’on n’a pas, à l’intérieur de nous, ces mains ouvertes du cœur qui peuvent toucher, soutenir, étreindre avec amour et courage notre vulnérabilité et nos besoins.

En fait, nos mains sont occupées ailleurs: à nous éviter d’avoir mal plutôt qu’à nous faire du bien. À faire des bye, bye ou des pieds de nez à la galerie, à serrer les poings, à faire des retouches à notre maquillage pour cacher notre honte d’être vulnérables ou imparfaits, à étouffer ce qu’on ressent ou à repousser notre besoin des autres.

Dommage, car la vulnérabilité ce n’est pas seulement l’espace où logent nos peurs, blessures, manques et impuissances, c’est aussi le lieu où naissent nos élans les plus libres, nos inspirations uniques, notre liberté d’être, nos joies gratuites, nos sentiments de faire partie de LA gang en ville : l’humanité.

En lâchant prise, on risque donc d’arriver nez à nez avec ce qu’on a l’habitude de rejeter, craindre, mépriser ou enterrer chez nous.

Quand on embrasse ces sentiments et ces expériences, on débouche sur cette manne de trésors intérieurs et on peut recevoir ce qui nous tient à cœur.

Comme vous voyez, même si on doit laisser aller nos vieilles identités et embrasser notre vulnérabilité, ça vaut largement le coup!

Voici donc une pratique toute simple, mais fructueuse, pour vous aider à lâcher prise.

Prenez un papier-mouchoir en guise de drapeau blanc. Laissez-le doucement tomber sur le sol, en l’accompagnant d’un soupir de satisfaction, pour faire signe aux dieux de la création et de l’amour que vous être prêts à lâcher le combat. Dites en même temps :

J’accepte de laisser aller mon besoin de contrôler et d’avoir raison pour m’ouvrir à aux possibilités amoureuses et créatrices qui surgiront dans cet espace libre et réceptif.

Comme j’anime le groupe d’improrelations en fin de semaine, je ne pourrai pas vous écrire un billet pour lundi alors, à jeudi prochain!

En attendant, si vous avez des questions ou des remarques, envoyez-les-moi!


Lâcher prise c’est bien beau, mais comment on fait ça?

Lâcher prise c’est bien beau, mais comment on fait ça?

 Je vous ai demandé dernièrement de m’écrire les commentaires et les questions qui vous viennent quand vous lisez mes billets. Au début, j’ai reçu une couple de beaux courriels et pas de questions. Hooonnn…

Qu’a fait l’héroïne ici présente? S’est-elle arraché les cheveux en s’écriant, je le savais, je n’en vaux pas la peine, en voici la preuve… non écrite, s’est-elle jetée à corps perdu dans la drogue, le sexe et les crottes de fromage pour oublier sa déception, a-t-elle profité de la promotion du frère André au royaume des saints pour lui promettre un pot de vin, s’il répondait à ses vœux?

Non! Elle a choisi d’exercer sa plus grande liberté : celle d’aimer, de créer et de jouer, en gardant les portes de son cœur, de son corps et de son esprit grandes ouvertes.

Qui dit ouverture dit lâcher prise : sur la forme qu’aura la réponse à nos vœux, les chemins qu’elle empruntera et le temps qu’elle prendra pour se montrer le bout du nez.

C’est le temps d’apprendre à barboter et nager dans les mystères de la création amoureuse. C’est l’art qu’enseigne Le Cœur Créateur : passer des fixations, contrôles et limitations du mental isoloir à la générosité, la fluidité vibrante et l’inventivité du flot créacoeur.

Vous voulez la recette?

Primo, ne prenez pas cette pratique trop au sérieux. Elle réussit quand on la fait avec la légèreté d’une bulle, la curiosité d’un enfant et la souplesse d’un élastique.

Secundo, lâchez un instant ce à quoi vous vous cramponnez à l’extérieur de vous, comme un noyé à son sauveteur. Vous allez le faire couler et vous avec!

Quand ça ne répond pas dehors, c’est le temps de prendre l’appel en dedans.

Et, comme je l’ai écrit dans le chapitre sur l’échec créacoeur, il faut un minimum d’ouverture, d’abandon, de connexion à soi pour recevoir et jouir de ce qu’on désire.

Maintenant que vous avez les mains libres, rentrez au bercail pour faire une p’tite saucette amoureuse et créatrice chez vous.

 Comment? En disant oui et à ce que vous vivez et désirez. Ça va vous décrisper.

 Dilatez d’abord votre cœur et tendez une main chaleureuse  à la vérité vibrante de ce que vous sentez (celle dans laquelle vous avez écrit le mot bienvenue, à la fin du billet précédent, Éloge de la folie créatrice et amoureuse).

 Gardez l’autre ouverte  pour épouser et soutenir ce que vous souhaitez (celle dans laquelle vous avez écrit les mots dans la danse).

 Faites ensuite les yeux doux à l’inconnu avec une curiosité ouverte et détendue.

 Puis dansez avec l’imprévu en suivant à la trace vos inspirations et vos élans.

 Vous voulez savoir la suite de mon histoire et comment j’ai pratiqué cet art?

 J’ai tendu la main à ma déception pour lui faire la bise et écouter son histoire.

Ça m’a rapprochée encore plus de mon besoin essentiel et incitée à l’adopter pour de bon : mon besoin d’échanges en direct avec vous.

Ce qui m’a rendue alerte aux inspirations et aux élans qui ont émergé en réponse, entre autres, en parler avec quelques-uns d’entre vous.

Et voilà que, dans une séance avec un couple, je sors une phrase bien sentie: quand on reste accrochés à quelqu’un qui ne peut pas nous donner ce qu’on souhaite, c’est qu’on n’est pas prêts à le recevoir.

J’ai soudain l’impulsion d’aller écrire ce trait de génie sur facebook. Ce que je fais le soir même. Deux heures plus tard, le Cœur Créateur a opéré sa magie.

Croyez-le ou non, le Père Noël s’est pointé sur facebook avec sa poche de cadeaux: un attroupement de réactions et de questions sur le lâcher prise qui m’ont inspiré ce billet.

Quelqu’un m’a bravement nommé sa peur de lâcher prise et une autre sa difficulté.

Tadam! Je tenais le sujet du prochain billet : pourquoi a-t-on parfois si peur et pourquoi  est-ce si dur de lâcher prise?

En attendant, rappelez-vous : quand ça ne répond pas comme vous voulez dehors, c’est le temps de prendre l’appel en dedans.

Alors, desserrez les poings, soyez fluides comme les p’tits poissons des chenaux, plongez en dedans pour dire oui et avec cœur à ce que vous vivez et souhaitez et suivez la piste de ce qui vous fait vibrer pour danser avec l’imprévu.

Et si vous n’y arrivez pas? Eh bien, lâchez prise et acceptez de ne pas y arriver! Il y a sûrement un ne pas ou une peur qui se cachent dans votre brousse intérieure et qui vous font forcer du nez …. À suivre…

J’oubliais! Depuis, j’ai reçu d’autres commentaires, par courriel ou directement sur le blogue. Allez les lire si ce n’est pas fait!


La raison ou la vie!

Ce matin en faisant mon smoothie (ça doit être le bruit du mélangeur qui m’a inspiré ce cocktail d’idées santé) je songe aux moments où j’ai dû lâcher prise, même si j’avais raison (ah! c’est peut-être en débranchant la prise du mélangeur que ça m’est venu…).

À chaque fois, je suis éblouitonnée par les fruits de ce décrampoignage de ma part (le dictionnaire manque parfois de précision, j’trouve!).

Même si l’autre personne est fuckée ou butée comme ça s’peut pas, même si c’est pas juste que la vie ne me donne pas ce que je désire illico et que ça saute! et même si tout irait tellement mieux dans le monde si tout le monde m’obéissait au doigt et à l’œil, eh bien, je suis beaucoup mieux de perdre cette bataille de la raison qui a raison, bon!

À tout coup, lorsqu’à bout de souffle et de salive, j’accepte enfin de décrisper mes doigts et mon front, je récupère une manne de vie, de liberté, de créativité, d’amour et je découvre des avenues insoupçonnées pour réaliser mes vœux.

Pourquoi? Parce que vouloir avoir raison nous garde enfermés dans ce qu’on connaît et contrôle : nos cercles vicieux favoris, capitonnés de justifications. Rien de neuf à l’horizon, ouf!

On répète le passé pour éviter l’abandon à l’inconnu et la vulnérabilité qui vient avec : le je l’ai pas et je l’sais pas qui nous plongent dans l’état de découverte amoureuse, ouvrent la porte au Cœur Créateur et permettent à nos inspirations et nos élans  les plus vibrants, expansifs, originaux de jaillir.

Voici une pratique tirée du Cœur Créateur pour vous décramper et vous ouvrir à découvrir le bon, le beau et le nouveau captif de vos obstinations.

Choisissez une interaction épineuse où vous croyez avoir raison ou une situation qui ne fait pas votre affaire. Vous braquez-vous ? Vous obstinez-vous ?

Imaginez que par l’entremise de cet ignare qui vous tient tête, ce faux frère qui vous trahit, cette circonstance qui vous horripile, le Cœur Créateur essaie de vous rejoindre pour vous faire faire une découverte inespérée ! (Non, mais il exagère pas à peu près !)

Plutôt que de vous entêter ou bouder, acceptez gracieusement l’échec de votre bataille de coqs pour découvrir cette possibilité inespérée. Demandez-vous :

Si je cesse d’argumenter ou de me braquer, qu’est-ce qui pourra émerger de bon et de nouveau dans ma vie ?

Chérissez cette question car, même si vous n’avez pas de réponse, elle vous plonge dans l’espace de découverte amoureuse et vous garde ouverts. Recevez les impulsions, images,  sentiments, inspirations qui vous viennent, quel que soit leur contenu.

Si vous les embrassez dans l’intention d’aimer et de créer, ils vont feront découvrir des horizons nouveaux. Un exemple? Lisez : Besoin d’amour pour vous écrire, ci-dessous.