Êtes-vous assez fous pour être heureux?

IMG_0525Denise Noël

 

 Êtes-vous assez fous pour être heureux?

Rien de mieux qu’une dose de folie créatrice pour mettre du lousse dans ses cercles vicieux et s’ouvrir à des possibilités inespérées!

La 1ère fois où, des cœurs dessinés sous les pieds, j’ai décidé d’offrir une danse improvisée à une participante bloquée, j’avais le cœur battant, les joues rouges piment, et mes pensées couraient dans tous les sens en criant sauve-qui-peut !

Vous dire comment j’avais peur d’être ridicule, que ça finisse en queue de poisson ou de me retrouver ligotée dans la camisole de force des jugements!

Mais, ce n’est pas en restant vissée au connu et au prévisible que je peux aider l’autre à laisser émerger ses aspects les plus libres :

les inventifs et les festifs, les épris et les gratuits, les curieux et les amoureux, les délicieusement ordinaires et les libres de déplaire, les vrais de vrais et les sans regrets, les hors pairs et les pas piqués des vers !

Et puis, j’ai remarqué au fil des ans que quand on tourne en rond dans un problème insoluble ou un malheur récalcitrant, il y a toujours trop de sérieux et d’exigence dans l’air.

J’ai donc bravement fait jouer une chanson de Gurrumul, me suis couchée sur le dos comme un chiot enjoué et ai invité ma participante à se laisser hypnotiser par ma p’tite-danse-de-pieds-fous-d’amour pour se mettre en état de découverte amoureuse.

Un vrai saut en Bungee dans l’inconnu!

Après un fou rire de circonstance, comme si j’avais crié « Sésame ouvre-toi! », son cœur a fondu et la caverne de ses richesses intérieures s’est ouverte pour lui offrir des pistes chaudes et vibrantes.

J’étais aussi ravie que surprise de réaliser qu’une douce folie peut être aussi contagieuse que fructueuse!

Trop souvent, on essaie de la dompter pour se mouler aux attentes extérieures ou éviter toute possibilité de faire des erreurs et on éteint l’étincelle qui fait de nous des humains inoubliables, des artistes de la joie, des créateurs juteux et des amoureux succulents!

Cette bienheureuse folie, je vous invite à la pratiquer tout le mois d’avril pour que la coutume du poisson d’avril vous fasse prendre les bons plis des joyeux vivants.

 

La pratique

Au lieu de jouer un tour aux autres, que diriez-vous de vous jouer un bon tour pour vous surprendre vous-même et métamorphoser vos vieilles habitudes en possibilités nouvelles?

Je vous invite à laisser s’exprimer votre fou du roi qui révèle au grand jour ce qui est caché, votre clown sacré qui déjoue vos calculs et vos reculs et votre bouffon irrévérencieux qui dénoue le corset de vo fixations et crispations.

Comme l’a écrit Rumi  : « Vivez où vous avez peur de vivre. Détruisez votre réputation. Soyez notoires. J’ai essayé d’être prudent pendant assez longtemps. À partir de maintenant, je vais être fou. »

 

Vous êtes prêts ? Alors, demandez-vous :

si je commençais à me foutre de ce que je pense de moi et de ce que les autres pensent, qu’est-ce que je permettrais d’être, d’exprimer ou d’offrir ?

– quel envie folle j’écouterais avec joie?

– qu’est-ce que j’offrirais de bon coeur sans calculer ?

– qu’est-ce que j’oserais exprimer sans me préparer ou me censurer ?

– quel masque je laisserais tomber comme une vieille peau morte ?

– quelle vérité inattendue je laisserais s’échapper en riant ?

– quel inconfort j’accueillerais pour oser être moi-même ?

– quelle  belle question idiote je poserais avec sans-gêne ?

– quelle erreur ou quel faux pas je pourrais célébrer?

– quel impulsion taquine je suivrais pour la plus grande joie de tous ?

– quelle aventure j’entreprendrais sans savoir où ça va me mener ?

– quelle passion je laisserais gambader en toute liberté ?

 

Suivez-ce qui vous vient, sans vous attacher pas au résultat, en restant dans la gratuité.

Rappelez-vous qu’il y a une seule personne au monde comme vous et que vous êtes les seuls à pouvoir la mettre au monde; que c’est dans notre vraie nature d’être amoureux et créateurs !

Refaites cette pratique régulièrement pour libérer votre folie fructueuse et contagieuse et donnez-m’en des nouvelles !

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Un pique-nique dans la fosse aux lions?!

Dans ce billet

La fosse aux lions de la perfection!

Une pratique simple et concrète

Des p’tites nouvelles pour vous

Une video pour vous allumer

La fosse aux lions de la perfection!

J’espère que vous avez passé comme moi un bel été ensoleillé et que vous avez fait des bonnes réserves de chaleur et de lumière.

Mon prochain livre a profité de l’été pour grandir en sagesse et en volume : les exemples juteux, les clés concrètes et les pratiques renversantes se multiplient comme des pissenlits !

Depuis l’hiver dernier, j’ai aussi vu s’épanouir un groupe d’Improrelations.

Depuis leur 1er atelier, les participants se rencontrent, une journée aux 6 semaines environ.

Entretemps, ils échangent par courriel sur ce qu’ils vivent et rencontrent.

C’est beau de les voir quitter leur solitude pour s’ouvrir, se soutenir dans le meilleur et dans le pire et faire du bon avec ce qu’ils trouvent souvent inacceptable.

Je participe à ces échanges pour les éclairer et les aider à découvrir les possibilités inespérées contenues dans leurs obstacles, malaises ou conflits.

Je les vois avec joie se libérer de l’obligation de répondre aux attentes extérieures.

Ils  deviennent peu à peu plus libres, amoureux, vivants, inspirés et réceptifs au bonheur.

Ça leur permet de réaliser ce qui leur tient à cœur et d’en jouir : un état intérieur, une création, une relation, un rêve…

Pourtant, lorsque j’invite les gens à participer au groupe, plusieurs réagissent d’abord comme si je leur demandais d’aller pique-niquer dans une fosse aux lions !

Ils ont peur d’être avalés tout ronds, rejetés, contrôlés, obligés de performer ou se conformer. Ils m’avouent qu’ils craignent  de ne pas être à la hauteur, de se sentir « looser ».

On a tous déjà vécu ces peurs à un moment ou un autre. Ce qu’on ne sait pas c’est que le lion est en nous et qu’il nous avale déjà tout rond!

Il bouffe notre vulnérabilité, notre liberté, notre joie, notre vitalité et nos beaux élans en nous faisant croire qu’on doit être « plus que parfaits » pour être aimés, acceptés, appréciés.

Il nous interdit l’accès au bonheur et à l’amour en nous convainquant qu’on doit s’arranger tout seuls, être au-dessus de nos affaires et en parfait contrôle.

Pour nous en sortir et jouir de notre vie, on doit d’abord accepter l’échec de ce despote avec ses attentes inhumaines et ses peurs en série.

Il devient alors aussi inoffensif que le p’tit monstre de la photo ci-dessus, tiré du film pour enfants « From where the wild things are ».

La merveille, c’est que nos failles deviennent des portes d’entrée pour notre vraie grandeur : celle qui naît dans l’espace ingénieux et amoureux qui se crée quand on s’ouvre avec coeur à soi et aux autres.

La source vibrante d’inspirations et d’amour de nos interactions peut alors nous rejoindre et nous combler au-delà de ce qu’on peut imaginer dans nos bulles fermées.

La pratique

Pour vous libérer de la dictature de la perfection et du contrôle et vous ouvrir aux possibilités qui cherchent à naître à travers ce que vous vivez, voici une pratique du Cœur Créateur à laquelle j’en ai ajouté une autre, née des échanges des participants du groupe d’Improrelations.

Laissez venir à votre esprit une image simple de votre obstacle, échec ou impasse.

Est-ce un trou, un mur, des barreaux, une chaîne, un boulet, un couteau, une dégringolade ? Est-ce rouge, bleu, noir, vert ? Dessinez cette image candidement. Autour d’elle, tracez un gros ruban rouge avec une boucle pour l’envelopper comme un cadeau des dieux. Mettez votre dessin sur votre cœur.

Dites ensuite cette intention-incantation-formule-magique qui vous sortira des crocs de la bête et vous permettra de recevoir les perles cachées dans ce que vous vivez :

Échec, ô bel échec, obstacle ô bel obstacle, merci de me révéler le cadeau que tu m’offres, échec, ô bel échec, obstacle ô bel obstacle, ouvre-moi au présent que tu m’apportes !

Puis visualisez un bouton, sur lequel c’est écrit : je dois être parfait(e).

Appuyez votre doigt dessus puis lâcher graduellement la pression en portant attention à ce que ça libère en vous. Appréciez, goûtez  en faisant des mmm, des haaa et des ôôôh !

Des p’tites nouvelles pour vous !

Le groupe d’Improrelations du 29-39 septembre est complet, j’ai hâte de vivre cette nouvelle aventure !

Je dois donner plus de temps à mon livre, aux groupes d’Improrelations et à la création collective à laquelle je participe, alors je n’écrirai pas de nouveaux billets pour un temps.

Je ne vous oublie pas pour autant.

Comme ce que j’enseigne est dense, je vais vous envoyer aux 3 semaines, des extraits des anciens billets ou d’un des mes livres avec une pratique ou un commentaire pour vous permettre  de mieux intégrer les clés que je vous offre.

Vous pouvez toujours m’envoyer vos questions et vos commentaires, j’y répondrai avec plaisir !

Une video pour vous allumer

Pour vous inspirer, voici le lien d’une vidéo envoyée par un participant (merci!) qui illustre d’une manière frappante comment ne pas se laisser avaler tout rond par les peurs et les inconforts créés par nos lions de la perfection, pour réaliser ce qui nous tient à coeur et toucher celui des autres!

Désolée, il est en anglais mais l’essentiel n’est pas dans les mots…

http://youtu.be/k1T9-I3wx8I


La recette pour multiplier vos joies!

Denise Noël


Avez-vous le goût que je vous raconte une belle histoire vraie? Oui? La voici!

Un jour qu’il poussait à fond de train le fauteuil roulant de son fils paraplégique dans la vingtaine, un père remarque la joie pure qui pétille dans ses yeux et illumine son visage.

Devant ce bonheur, ce papa, malgré ses cinquante ans, sa bedaine avancée, ses muscles mous et son peu d’entrain pour le sport, décide de s’entraîner pour pouvoir le pousser dans des course en fauteuil roulant.

Surpris, il réalise qu’en se dépassant ainsi pour répondre à la joie de son fils, il fait d’une pierre trois coups:

il vit une plénitude inespérée, se découvre un potentiel insoupçonné et son fils s’épanouit comme jamais.

À un moment donné, il va se faire examiner par un médecin qui lui annonce qu’avec le coeur qu’il a, s’il n’avait pas fait cet entraînement, il serait probablement déjà mort.

La beauté de l’histoire, c’est que, ni papa, ni fiston, n’auraient pu vivre cet épanouissement mutuel exponentiel, s’ils ne s’étaient pas ouverts pour se laisser toucher, inspirer et transformer l’un par l’autre, même si ça les sortait de leur zone de confort.

Ce n’est pas étonnant, car les ressources naturelles de notre être prospèrent dans l’ouverture et s’appauvrissent dans la fermeture.

Voilà pourquoi, ouvrir notre cœur nous donne accès à une source plus puissante et abondante de liberté, d’amour, de joie, de vie et d’inspirations créatrices.

Voilà pourquoi aussi, nos interactions sont la voie par excellence pour libérer le meilleur de nous.

Quand on sait comment les aborder, elles nous permettent d’élargir notre horizon et notre palette de couleurs, de délier notre esprit, décupler notre vitalité, laisser nos élans prendre de l’ampleur et retrouver notre capacité d’émerveillement.

La clé de cette ouverture ?

Accepter notre besoin les uns des autres pour libérer le potentiel inespéré qui dort en chacun nous.

Cette acceptation n’a rien à voir avec le besoin de contrôle qui nous pousse à répondre aux attentes des autres pour qu’ils nous trouvent fins, bons, beaux, et éviter toute possibilité d’être rejetés, jugés ou blessés.

Dans le premier cas, ça se passe dans la liberté, la gratuité et en beauté.

Dans le second cas, ça se vit dans la contrainte, la fermeture et ça coûte cher à tout le monde.

J’ai souvent la chance de voir cette beauté rayonner sur le visage de mes participants quand ils vivent la joie libératrice de s’ouvrir pour offrir leur pleine présence sans barrières et sans agendas.

Et vous, êtes-vous prêts à ouvrir votre cœur pour voir le visage de vos proches s’illuminer d’une joie contagieuse qui vous épanouira en retour ?

La pratique

Il y a toutes sortes de manières de participer à cette chaîne de libération et d’épanouissement mutuels.

D’abord, en laissant votre coeur se gonfler de gratitude pour ce que votre entourage vous apporte et en lui exprimant l’heureux effet qu’il a sur vous.

Cet élan amoureux pleinement ressenti va vous ouvrir plus grand, vous mettre en accord avec votre réalité présente, vous permettre de jouir de ce qui est bon et libérer votre plus belle qualité de présence.

Pour ça, vous devez prendre le temps d’exprimer concrètement l’effet bénéfique qu’il a sur vous: ce que ça soulève, ouvre, touche en vous, ce que ça vous permet de ressentir ou de vivre.

Vous faites ainsi d’une pierre deux coups :

vous contribuez à la joie et à l’épanouissement des autres en leur révélant ce qu’ils vous font vivre de bon et vous amplifiez votre bien-être et vos richesses intérieures en le reconnaissant, en le recevant et en le partageant.

Pour l’activiste Joanna Macy, la gratitude est un acte révolutionnaire parce qu’il va à l’encontre de notre société d’hyper-consommation qui génère de plus en plus d’insatisfaction, de destruction de nos ressources naturelles et d’isolement.

Voici d’autres formes que peut prendre cette ouverture :

– offrir votre pleine attention et votre plus belle présence à votre entourage

– répondre avec coeur à son besoin de soutien par un sourire, un geste, une écoute, un élan

– lui offrir votre vulnérabilité, votre vérité, vos élans dans l’intention d’être pleinement présent(e) à vous et à lui

– aller dans l’inconnu et suivre vos inspirations pour créer des liens plus vivants et créateurs

– dépasser vos jugements et vos zones de confort pour contribuer à son épanouissement.

Si vous reprenez chacune des phrases ci-dessus en l’appliquant à un projet créateur, une expérience que vous avez, un milieu où vous travaillez ou vivez, vous serez surpris ce que vous allez découvrir…

Des p’tites nouvelles

Ceci est mon dernier billet avant l’été. Je prends congé de devoir pour me reposer et me concentrer sur mes autres projets et vous reviendrai en septembre prochain.

D’ici là, si vous voulez apprendre comment aborder vos interactions pour libérer votre plein potentiel, inscrivez-vous au prochain groupe d’Improrelations qui aura lieu les 29 et 30 septembre 2012 en m’écrivant à : info@improrelations.com.

Vous pouvez aussi lire la section FAQ sur ce blogue au-dessus de ma photo.

Merci de votre participation, vous m’avez beaucoup inspirée et soutenue par vos commentaires et vos questions.

Grâce à vous mon prochain livre sera encore plus près des besoins des gens!

Portez-vous bien: aimez, créez, jouez et laissez-vous aller pour la plus grande joie de tous!


Êtes-vous coincés entre les deux FF?

Denise Noël

Marisol, une musicienne de longue date, est tiraillée : elle n’a pas de plaisir à pratiquer son art. Doit-elle arrêter ou se pousser?

Je l’invite à me décrire ce qui se passe quand elle se met au piano : j’me sens obligée d’en faire, mais j’ai pas le goût.

Ha, ha ! On dirait bien que ses élans naturels sont coincés entre les deux FF!

Dans le coin droit de l’arène, le fameux Il Faut et dans le coin gauche, son adversaire, le légendaire Fuck You !

Ces deux-là, l’obligation et la résistance ressentimenteuse, sont soudés ensemble comme des siamois : un ne vient pas sans l’autre.

Avec eux aux commandes, on se met de la pression pour répondre aux attentes -imaginaires ou réelles- de l’entourage et on résiste à ces contraintes en n’investissant pas sa vraie présence dans ce qu’on fait ou exprime : ennui garanti!

Je décris ces deux pôles à Marido et lui demande si ça colle à ce qu’elle vit : ouiiiii !

Pour l’aider à découvrir ce que cette bataille emprisonne de bon et de beau, je lui demande de regarder mes deux poings.

Je les place d’abord face à face comme des taureaux qui s’affrontent. Puis, je les écarte doucement en invitant Marifa à me dire ce qui émerge en elle quand elle porte attention à l’espace qui s’ouvre petit à petit entre mes deux poings.

Son visage s’éclaire à mesure qu’ils s’éloignent. Au bout d’un moment, émue et rayonnante, elle s’exclame : c’est la beauté, l’amour de la musique qui sont là!

C’était bien ça ! Ses élans amoureux et créateurs pour la musique étaient piégés entre les deux FF, ces deux pirates de la vraie présence amoureuse et créatrice si tripante!

Remarquez que son élan libérateur aurait aussi pu être : la musique ne m’anime pas, ce que j’ai vraiment le goût de faire c’est… Ce qui aurait fait de la place à ce qui l’allume réellement.

Très souvent, je rencontre des gens bloqués dans cette lutte stérile entre Il Faut et Fuck you.

Ils restent coincés entre leur désir d’être eux-mêmes et celui de plaire à tout le monde, leur volonté d’être libres et celle de contrôler comment les autres les perçoivent, leur besoin d’être aimés pour ce qu’ils sont et celui de rejeter ce qui ne répond pas à leur image de perfection.

Cette guérilla clandestine étouffe leurs élans les plus vibrants, les empêche d’assumer leurs besoins et leurs limites, de donner leur pleine présence à ce qui leur tient à cœur et de jouir de ce qui est bon.

Ils se plaignent de se sentir vides, éteints, perdus, tendus, imposteurs, prisonniers.

La clé : laisser mourir ses exigences de perfection, embrasser qui on est, libérer les élans qui nous font vibrer et donner sa pleine présence : joie garantie!

P.S. Aux dernières nouvelles, Mariré joue du piano avec bonheur, elle a même de la misère à s’arrêter!

La pratique

Vivez-vous aussi une situation où vous avez perdu vos élans, votre joie, votre vitalité, votre liberté d’être et de vous exprimer?

Imaginez qu’ils sont coincés entre les deux FF.

Pour vous mettre en accord avec ce qui vous habite maintenant, prenez d’abord quelques respirations, la main sur votre coeur, en disant Bienvenue à ce que vous vivez.

Mettez-vous ensuite en état de réceptivité en disant:

Je m’ouvre à la piste inespérée contenue dans ce que je vis maintenant.

Puis, mettez vos deux poings face à face et ouvrez-les très lentement en laissant émerger ce qui vient, sans juger ou forcer quoi que ce soit.

Recevez et laissez vous toucher par ce que vient spontanément.

Demandez-vous ensuite: est-ce que je préfère lâcher prise sur ce que les gens pensent de moi ou laisser tomber qui je suis et ce qui me tient à coeur?

Suivez alors les inspirations et les élans qui en découlent.

Je souhaite que ces pratiques vous animent et vous comblent de l’intérieur pour vous dégager du piège des deux FF où vous êtes en réaction à l’extérieur!


Voulez-vous la crampe ou le mollet?

Un participant me demandait dernièrement comment faire la différence entre les moments où il anime ses ateliers à partir de son ego et les fois où il est dans son cœur.

Quelle belle question !

Voici d’abord ce que j’entends par l’ego ou le mental isoloir.

C’est la part de nous, friande de contrôle, de compétitions, de drames, d’illusions, d’insatisfactions, de résistances et de séparation, qui va à l’encontre du flot de vie, d’amour et d’inspirations de notre vraie nature.

Comment ? En le coinçant et l’étouffant dans ses luttes, ses fermetures, ses ressentiments, ses jugements, ses cercles vicieux, ses complications sans fin et ses peurs en série. Ouf !

Oui je sais, c’est pas jojo, c’est pour ça qu’on le garde dans notre angle mort et qu’on s’arrange pour ne pas regarder dans ce coin là ! Humm, vous savez ce qui arrive quand on oublie de regarder dans son angle mort…

Pour le décrire, j’utilise souvent cette image : l’ego c’est comme une crampe au mollet et notre vraie nature c’est le mollet.

Comme une crampe, l’ego est plus ou moins intense, il nous fait mal, il nous empêche de jouir de la vraie nature de notre mollet et il est coupé du réseau vivant de notre corps.

En plus, il n’a aucune substance propre : sans le mollet la crampe n’existe pas, par contre, le mollet existe tellement mieux sans la crampe !

Mais rien ne sert de le juger, le rejeter ou lutter contre lui car il tient notre beau mollet en captivité dans ses poings et ses mâchoires serrés.

Le hic, c’est qu’à force de se crisper contre ce qui nous arrive et nous habite, on se prend pour la crampe et on rejette le mollet. On le craint même. Ouch !

C’est que l’ego veut prouver qu’il peut s’arranger tout seul, qu’il n’a pas besoin du mollet, qu’il est sans faille (sans mollet quoi, parce qu’il le trouve trop mou à son goût !).

Alors, quand on n’est pas assez parfaits ou forts, c’est-à-dire pas assez bien crampés à ses yeux, il nous inonde de reproches, nous jette aux poubelles et on se sent moins qu’un mollet…

Le cœur, de son côté, inclut tout pour nourrir et faire circuler librement le flot de vie, d’amour et d’inspiration de notre vraie nature.

C’est grâce à lui qu’on peut décontracter l’ego et libérer les richesses qu’il emprisonne.

C’est un improvisateur hyper généreux et ingénieux qui embrasse tout ce que la vie lui présente pour créer des harmonies vibrantes, pleines de sang neuf, d’amour, de vérité, de beauté…

Étant donné qu’il n’a pas à prouver son existence, sa force ou sa supériorité comme la crampe, il est en paix avec la réalité présente, il peut se concentrer sur ce qui cherche à émerger de beau, bon et nouveau à travers elle et il prospère dans nos connexions avec ce qui nous habite et nous entoure.

Quand on est dans notre cœur, l’inspiration et l’action naissent d’instant en instant de nos interactions et on accès à des ressources créatrices qui nous émerveillent.

On peut s’influencer mutuellement pour notre plus grande joie car participer à l’épanouissement de l’autre, c’est participer à l’épanouissement du  meilleur de soi.

Voici maintenant ce que j’ai répondu à mon participant, vous pouvez appliquer ces réponses à n’importe laquelle de vos activités

Si tu animes à partir de ton ego :

– tu vas te sentir tendu, stressé pendant ta présentation parce que tu seras préoccupé par ta performance ou ta non-performance

– tu ne te sentiras pas libre d’être toi-même, tu n’auras pas beaucoup de plaisir et tu ne découvriras pas grand’chose de nouveau

– tu vas avoir l’impression que tout est plus compliqué, plus lourd

– tu seras drainé ou vidé à la fin

– tu ne recevras jamais assez de reconnaissance pour te sentir comblé ou en paix avec ce que tu as fait

– tu vas être tracassé ou obsédé par LA personne qui ne semble pas t’avoir apprécié ou LE moment où tu n’as pas été parfait

– tu vas te sentir isolé au lieu de te sentir relié aux gens qui t’entourent et inspiré par eux.

Si tu es dans ton cœur :

– tu te sentiras en confiance, porté et nourri par un flot vibrant d’inspirations et d’amour

– ton attention sera centrée sur ce que tu peux offrir de bon aux autres et non sur ce que tu fais de bon ou pas bon

– tu vas retrouver ta liberté d’être, d’aimer, de créer et de jouer

– tout devient plus simple, coulant, léger

-tes peurs vont perdre leur pouvoir sur toi et tes actions seront beaucoup plus justes et inventives

– tu vas accepter d’avoir besoin des autres au lieu de les voir comme une menace.

– tu te sentiras proche des gens et tu n’auras pas l’impression de ramer tout seul

– tu seras surpris et réjouis des inspirations qui te viennent spontanément de tes interactions et qui t’amènent à dépasser tes capacités habituelles

– tu seras comblé, allumé et heureux à la fin même si ça n’a pas été parfait

La pratique

Quand vous voyez que vous êtes pris dans votre ego, ne forcez pas du nez et ne vous tapez sur la tête, ça ne fait que le nourrir car il raffole des luttes, des drames et des jugements.

Imaginez plutôt un coeur avec une odeur à votre goût (j’utilise un cœur qui sent  la lavande avec mes participants), inspirez doucement cette odeur et imaginez qu’elle ouvre un chemin doux et chaud en vous qui va toucher ce que vous avez le besoin d’inclure ou d’aimer maintenant.

Si vous pouvez, faites mmm sur l’expiration.

Puis ouvrez-vous encore plus en respirant dans la région de votre cœur et en changeant votre discours intérieur.

Au lieu de vous demander :

Est-ce que je suis assez correct, brillant, cute, fin, beau ou bon?

demandez-vous :

Qu’est-ce qui cherche à émerger de beau, de bon et de nouveau pour tous ici maintenant ?

Vous verrez que vous vous sentirez beaucoup plus bienveillants, libres et créateurs en vous concentrant sur le bien ou la réussite du « nous » (qui vous inclut bien sûr) que sur votre seule performance.

Que le « nous » soit votre famille, vos amis, vos partenaires, c’est la même chose : quand on se relie à ce qui nous habite et nous entoure avec l’intention de participer au plus grand bien de tous, il y a de la magie dans l’air et des possibilités inespérées apparaissent.

C’est cette magie créatrice et amoureuse du coeur, que les participants du groupe d’improrelations de samedi passé ont eu la chance de vivre et de pratiquer.

De mon côté, j’ai goûté à la joie pure de voir émerger de notre synergie des inspirations inespérées et fructueuses pour tous.

Et vous comment savez-vous si vous êtes dans votre coeur ou votre ego? Vos commentaires et vos questions sont les bienvenus!


Je peux prédire votre avenir!

(ma chambre à San Miguel)


Je sais exactement quand vous allez être insatisfaits cette année, et même pourquoi !

Comment ça ?! Eh bien, je reviens du Mexique et je n’ai qu’à regarder ce que j’aurais pu faire pour être insatisfaite ou malheureuse avant, pendant et après mon voyage.

C’est pas sorcier, plutôt que répondre à ce que j’ai le goût de vivre, je n’avais qu’à laisser mes « ne pas » brimer mes élans, étouffer mes besoins, museler mes inspirations et faire fi de mes limites afin d’éviter ce que je ne veux pas vivre (l’inconnu, l’erreur, l’inconfort, l’effort, la déception).

Imaginez un nageur qui, au lieu de concentrer ses énergies sur son but, les utilise pour éviter la moindre vague!

Pour ce voyage, j’avais des bonnes raisons de vouloir esquiver les vagues !

D’abord la pièce de résistance : quand le vol n’est pas direct, voyager en avion prend pour moi des allures d’épopée à la Indiana Jones!

Genre devoir trouver une place pour dormir au Pakistan, en pleine nuit, avec mon bébé de 13 mois sous le bras et une seule couche de rechange, alors que mes bagages s’envoient en l’air entre Amsterdam et Bombay parce que j’ai manqué ma connexion…

Pour me rendre dans les montagnes du Mexique, je devais changer d’avion 2 fois. Que de belles surprises en perspective…

Je n’avais qu’à « ne pas » partir du tout, c’est moins de trouble!

Il suffisait de faire la sourde oreille à la sensation subtile – un mix de réchauffé et d’éteint- qui m’indiquait que quelque chose clochait pour moi à l’idée de passer les Fêtes à Montréal.

D’ailleurs, pour éviter tout inconfort, j’ai failli m’écraser dans le lazyboy du « bof ! c’est juste un p’tit malaise » et refouler mon goût de dépaysement dans un lieu coloré et inspirant.

C’est pas grave, je me serais juste sentie moins allumée et nourrie au retour de mes vacances…

Une fois cet élan sauvé du lazyboy, ça aurait été un jeu d’enfant de me contenter d’un à peu près, pour « ne pas » faire l’effort et « ne pas » prendre le temps de trouver un endroit qui épouse mes goûts et mes besoins.

C’est pas grave, j’aurais juste été un peu frustrée et insatisfaite tout le long du voyage et je serais passée à côté de la joie de la pleine expression de soi.

Une fois ces peccadilles réglées, j’avais d’autres belles occasions de gâcher la sauce.

Rendue à San Miguel, pour éviter l’inconfort de l’inconnu et faire durer le malaise, j’aurais pu attendre 2 ou 3 jours avant de m’aventurer dans la ville avec ses rues étroites et tortueuses. Je me perds aussi facilement qu’une aiguille dans une botte de foin et je ne connais pas l’espagnol !

C’est pas grave, j’aurais juste vu ma crainte de l’inconnu grandir d’heure en heure pendant que mon envie de découvrir les beautés de cette ville faisaient les cent pas dans le cachot d’un « ne pas ».

Ce n’est pas tout, j’aurais aussi pu « ne pas » aller vers les gens que je ne connaissais pas pour « ne pas » vivre de rejet ou de déception.

C’est pas grave, je me serais juste ennuyée pendant de longues heures inoubliables et je me serais sentie seule mais que veux-tu, c’est comme ça !

Ah, et ça aurait été si tentant de ne pas offrir à une famille espagnole, de passage à la Casita où j’habitais, de cuisiner le repas du Jour de l’An pour eux, au cas où mon plat ne serait pas à leur goût !

C’est pas grave, j’aurais juste raté une occasion de multiplier mon bonheur par 8 en faisant des heureux et le plaisir de les voir boire ma sauce aux fruits de mer à même l’assiette !

Enfin, j’aurais aussi pu ne pas m’écouter quand j’avais besoin de repos et de solitude et me forcer à répondre aux invitations de tout le monde.

C’est pas grave, je serais juste revenue un peu vidée, avec une pointe de ressentiment.

Voilà pourquoi je prédis qu’à chaque fois que vous laisserez vos « ne pas » emprisonner vos élans, besoins, vérités, inspirations ou limites, vous serez insatisfaits !

Alors qu’allez-vous faire pour suivre la trace de ce qui vous allume plutôt que celle de  vos « ne pas » dans l’avenir?

Quel besoin, quel élan, quelle inspiration allez-vous oser suivre ? Écrivez-le moi!

De mon côté pour continuer à écouter mes élans  qui m’incitent à terminer  et illustrer mon prochain livre, à créer des  chansons pour un spectacle, à soutenir le groupe d’improrelations qui se poursuit de manière imprévue par courriel – pour la plus grande joie de tous -,  je devrai écrire un billet aux 3 semaines et non aux 2 semaines.

Mais ne vous inquiétez pas,  je continuerai de répondre à vos questions et vos commentaires, alors ne vous gênez pas pour m’en envoyer.

D’ailleurs ils m’ont beaucoup aidé pour mon prochain livre, merci!


Vous privez-vous de la joie de vous dépasser?


L’invitation au dépassement

« Pour qui tu te prends … ! »

Ça fait à peine 30 minutes que l’atelier d’Improrelations a débuté et nous voilà en pleine brousse relationnelle !

Je viens d’inviter 6 femmes et 2 hommes frémissants à dire Bienvenue à ce qui les habite, pour être en accord avec eux-mêmes et présents à nous.

À mon tour, j’exprime ma joie et ma vulnérabilité à l’idée de plonger dans le vide avec eux.

C’est là que Zoé, une récidiviste à l’atelier, me demande, le front crispé, si elle peut nous faire part des jugements qui l’assaillent face à moi.

Elle ne s’apprête sûrement pas à me lancer des fleurs, mais je sens qu’elle se dépasse pour s’ouvrir, alors je l’encourage à s’exprimer.

Elle s’exécute, en s’excusant au passage de ces parasites qui font du boucan dans sa tête :

« Pour qui tu te prends de dire que tu es notre chef d’orchestre … pi j’le crois pas que tu vas dans l’inconnu avec nous ! »

Elle fait référence à la réception improvisée que je leur ai faite à la porte.

Avant même leur arrivée, go, go, go, 3 élans spontanés ont interrompu le ronron de ma routine.

En passant à côté de mon ordi : hop, l’impulsion de mettre une chanson de Gurrumul me happe !

En promenant un kleenex sur la poussière qui a poussé sur mon meuble pendant la nuit: oups, l’archet-qui-fait-chanter-nos-cordes-sensibles me fait de l’œil et je le saisis au vol !

En ouvrant la porte aux participants : vlan, sans crier gare je deviens un chef d’orchestre, la baguette/archet en l’air, les invitant à tour de rôle à entrer dans la danse!

Mais là, je me demande ce qu’on va bien pouvoir aimer et créer à partir de la réaction inattendue de Zoé!

Pendant un moment, je me sens en déséquilibre, les jambes écartillées sur mes patins, comme à 5 ans quand je faisais mes premiers pas sur la glace.

Je ne suis pas surprise, à chaque groupe, portée par une intention créacoeur fraîchement sortie de mon four intérieur, je m’attends à me dépasser, donc à sortir de ma zone de confort par amour.

Par amour pour mes élans amoureux et créateurs et ceux des participants, pour la vitalité du groupe, la qualité de nos liens, l’authenticité de nos expressions…

La création amoureuse

Pour cet atelier, mon intention est de découvrir de nouvelles voies de création à partir de ce qu’on vit et rencontre ensemble. C’est le temps ou jamais !

Après un bref échange, où je la reçois puis m’exprime, je remercie Zoé de son courage et lui pose une question créacoeur pour l’amener à faire les yeux doux à l’inconnu et à danser avec l’imprévu:

– Qu’est-ce qui émergerait d’inattendu en toi si tu lâchais tes jugements ?

– C’est drôle ce qui me vient, j’aurais le goût de me laisser couler sur le plancher.

Deux secondes plus tard, la voilà sur le plancher, détendue, le visage adouci, un sourire sur les lèvres. Elle est passé de Godzilla à Mona Lisa dans le temps de le dire!

Soudain, son pied attire mon attention. Sans réfléchir, j’incite Zoé à le laisser nous faire la jasette, pour sortir du rationnel et accéder à la sagesse intuitive du corps.

Enjouée, elle nous dit que son pied a le goût de toucher sa voisine. Ce qu’elle fait aussitôt au grand plaisir de celle-ci qui la rejoint sur le plancher pour une danse de pieds en l’air.

Qui aurait cru que derrière ses jugements, se cachait un élan amoureux et créateur : un besoin de contact et de jeu spontané avec nous ?

Leur plaisir contagieux incite les autres à s’agglutiner sur le plancher pour ajouter leurs pieds en riant à cette danse folichonne.

En se dépassant pour plonger dans l’inconnu avec moi, Zoé a découvert un fil d’or qui nous a rapprochés, libérés, unis dans un bain de vie et de chaleur !

Si on était des raisins, on ferait du bon vin c’est certain!

Les créations amoureuses se sont ensuite multipliées, au rythme de nos dépassements mutuels, à partir des blocages, vérités, malaises, élans de chacun.

Elles nous ont fait passer des impasses du mental isoloir au possibilités généreuses du Coeur Créateur.

Bien sûr, on ne s’est pas rendus au bout de ce passage à tout coup.

Comme il demande un mélange d’intention créatrice et d’abandon amoureux, il faut parfois accepter un échec créacoeur ou enterrer la hache de guerre d’un « ne pas » avant de jouir du beau, du bon et du nouveau que fait naître le dépassement.

Mais une chose est certaine: il y a des trésors d’amour et de créativité cachés dans la brousse de nos interactions!

Quand on accepte de se dépasser avec coeur, courage, inventivité et authenticité on peut tous les découvrir.

La pratique

Voulez-vous aussi goûter à la joie de vous dépasser et d’être une inspiration contagieuse pour vos proches?

Attention ! Une fois traversé l’inconfort de départ, vous risquez de voir vos fatigues, blocages et frustrations partir en fumée !

Alors voici quelques exemples de culbutes salutaires, pour sortir de votre zone de confort et vous dépasser par amour. Allez-y à petites doses, un élan, un geste, un pas à la fois.

Si vous prenez toujours le crachoir ou la vedette, donnez de l’importance aux autres en les écoutant avec coeur, par amour pour votre chaleur humaine.

Si vous êtes portés à cacher ce que vous vivez, révélez une vérité, par amour pour votre vraie présence.

Si vous retenez vos élans amoureux ou créateurs, exprimez-en 1 ou 2, par amour pour votre liberté d’expression.

Si vous prenez tout au sérieux, osez faire une folie, par amour pour votre légèreté.

Si vous refusez habituellement de jouer ou participer avec les autres, dites « oui », par amour pour votre vitalité, votre ouverture et votre entourage.

Si vous avez tendance à répondre aux attentes extérieures pour qu’on vous trouve bons et fins, osez dire « non » par amour pour votre liberté d’être.

Si vous vous privez de faire quelque chose parce que vous craignez de ne pas être bons, allez-y en acceptant de faire des erreurs, par amour pour vos désirs et vos rêves

Si êtes souvent fermés, peu démonstratifs, laissez-vous toucher par vos proches et surprenez-les en leur exprimant tendresse et gratitude, par amour pour votre cœur.

Si vous refusez souvent l’effort, faites-en un, par amour pour vos projets créateurs, vos talents, vos proches.

Si vous avez un penchant pour le rationnel et le contrôlé, laissez-vous tenter par une impulsion gratuite, une fantaisie, par amour pour votre besoin d’aventure et de jeu.

Capice ?

Pendant les 2 prochaines semaines je vous invite à sortir de votre zone de confort et à vous dépasser pour libérer votre vraie nature, la créatrice et l’amoureuse.


Recettes juteuses de bonheur et de malheur

Recettes juteuses de bonheur et de malheur

Ce billet est plus long que les autres, car vous aurez tout l’été pour le lire.

Eh oui, je prends congé de ce blogue pour avoir le temps de m’aérer les méninges, batifoler dans les prés verts, me mettre le nez dans les fleurs, muscler mes fesses ramollies, chanter à gorge déployée, lire tranquillement, écrire autre chose ou simplement flâner.

Et bien sûr, continuer à rencontrer les gens qui en ont besoin, sauf pendant mes vacances en juillet.

Je reviendrai donc à l’écriture de ce blogue à la fin août.

Comme les vacances s’en viennent, voici d’abord une recette pour savourer vos bons moments en paix et dénouer vos conflits avant qu’ils se transforment en nœuds de vipères.

Bien sûr, elle trop simple pour nos grands esprits entichés de complications et de récriminations, mais que voulez-vous elle donne de bons résultats !

1) Vérifiez vos intentions.

Elles sont le « Sésame ouvre-toi » de vos cœurs, la baguette magique qui transforme les obstacles en bienheureuses possibilités, le bâton de sourcier pour retrouver votre filon quand vous êtes perdus.

Voici les questions magiques à vous poser quand la sauce se gâche :

« Quelle est mon intention ? Est-ce que je veux être bien ou rendre l’autre mal ? Est-ce que je désire simplement exprimer ce que je vis ou bien prouver que j’ai raison, blâmer, punir ou culpabiliser l’autre? »

Autrement dit, Qui en moi interagit ou s’exprime ou ici et Pourquoi ?

2) Dites « oui et » à ce que vous sentez, souhaitez, vivez.

Même si ce ne vous paraît pas assez raisonnable, convenable, évolué, fort, brillant, alléchant ou pomponné pour voir le jour.

Le « oui » représente l’attitude d’ouverture, de curiosité et de bienveillance face à  tout ce qui se passe pour vous, alors que le « et » évoque l’intention d’y découvrir du bon du beau et du nouveau.

Pour vous aider, rappelez-vous que tout ce qu’on vit est parfait pour aimer et créer et que, comme des enfants, nos états intérieurs retrouvent leur naturel heureux dès qu’ils sont embrassés avec cœur.

Alors, si vous êtes fâchés eh bien vous l’êtes, si vous avez besoin d’un peu de temps seul, alors c’est votre vérité du moment, si vous êtes triste pendant une fête, c’est ça qui est ça, si vous avez peur, vous avez peur, c’est tout. Capice ?

3) Assumez et exprimez avec coeur vos sentiments, besoins, limites, élans, inspirations.

Faites-le dans le but d’être pleinement vivants, présents et ouverts, tout en sachant que les autres sont libres de les recevoir comme vous aimeriez… ou non.

Je sais ce n’est pas évident et ça peut être brassant, exigeant, mais c’est tellement libérateur ! Comme votre expression, votre valeur et votre expérience ne sont plus à la remorque ou à la merci des réactions de l’autre, vos interactions deviennent beaucoup plus vivantes, transformatrices, créatrices et amoureuses!

Faites régulièrement la pratique de l’acceptamour ça va vous aider : vous aurez une belle réserve de sentiments amoureux en dedans pour quand ça ne répond pas à votre goût dehors.

4) Prenez le temps de reconnaître ce qui vous arrive de bon.

Une marque d’amour, un beau moment, une sensation agréable, un contact simple et chaleureux, une inspiration heureuse…

Arrêtez-vous un peu chaque jour pour célébrer ces p’tits bonheurs, quitte à les écrire, les chanter, les danser ou les fêter en offrant des chandelles d’anniversaire à ceux qui y ont participé et laissez-vous ressentir l’effet bienfaisant qu’ils ont sur vous.

5) Donnez à l’autre l’attention, l’écoute, la transparence, la reconnaissance, le soutien et l’amour que vous désirez recevoir.

Si vous le faites avec joie, vous serez surpris de réaliser que vous vous retrouvez vous-même dans un bain d’amour et de bien-être.

On a besoin les uns des autres pour libérer le meilleur de soi, vous vous rappelez ?

6) Et surtout, surtout, faites quotidiennement des choses folichonnes, rigolotes, inattendues, gratuites, bébés et cucu.

Jouer, rire, badiner, bouffonner, c’est vital pour réjouir nos cœurs d’enfants, nourrir nos âmes, éveiller nos élans créateurs et découvrir des avenues inespérées dans ce qu’on vit.

Si cette belle recette ne fait pas lever votre joie, c’est sans doute que vous n’arrivez pas à dire « oui » et à ce qui vous habite.

De deux choses l’une : ou vous avez besoin d’aide pour découvrir et embrasser ce que vous vivez ou un « ne pas » est tapi dans un coin.

Si vous avez besoin d’aide, courez en chercher !

Si vous êtes coincé dans un « ne pas » (un genre de bouderie sophistiquée pour adultes non consentants) rappelez-vous que ça vous coûte cher et que vous devez faire toutes sortes de contorsions pour obliger votre entourage à participer à ces jeux tarabiscotés d’où personne ne sort gagnant.

Voici donc quelques recettes de malheur concoctées par des « ne pas ». J’espère qu’elles vous aideront à les sortir de leur cachette en vous faisant sourire. Elles sont tirées de Bungee, Vibrato et Tango.

Si vous désirez culpabiliser votre tendre moitié et lui gâcher son trop grand plaisir, vous devez prendre soin de rester mal : condition essentielle pour rafler le rôle de victime et lui donner celui de bourreau.

Pour épaissir la sauce de votre malheur et propager la mauvaise nouvelle, rien de mieux que de vous payer une petite séance de lamentations avec effets spéciaux. Prenez donc un air de mayonnaise qui a mal tournée et ponctuez vos conversations de soupirs à fendre l’âme et de phrases telles que ‘laisse faire, c’est pas grave’ ou ‘on sait ben, c’est rien qu’à moi que ça arrive des choses comme ça’.

Si vous optez pour un style plus agressif de culpabilisation, distillez en doses massives votre ressentiment dans l’atmosphère en adoptant la posture, les narines fumantes et l’œil torve d’un taureau sur le point de charger, sans toutefois passer à l’action.

Observez comment votre énergie se décharge et dépérit.

Si vous voulez obliger vos proches à faire les choses à votre place parce c’est leur faute si votre vie est gâchée, rien de mieux que de vous peinturer dans le coin. Empressez-vous de perdre tous vos moyens pour ensuite les supplier de vous sortir de là, en prenant les précautions nécessaires pour que tout échoue.

Bloquez toutes les entrées et les sorties et parsemez vos phrases de ‘ça ne marchera jamais, je ne peux pas parce que…’

Pour donner le change, n’oubliez pas de faire semblant de vous agripper avec beaucoup d’efforts à votre sauveur avec l’air d’un homard sur le point d’être plongé dans l’eau bouillante.

Observez comment tout se fige dans votre corps.

Si vous prenez un malin plaisir à faire le contraire de ce que vous aimeriez pour punir ceux qui vous ont obligés à vous plier à leurs quatre volontés quand vous étiez jeunes, vous devez vous assurer de ne jamais savoir ce que vous voulez et de ne jamais l’avoir.

Exaspérez vos proches avec votre ambivalence jusqu’à ce que, n’y tenant plus, ils vous suggèrent quelque chose. Puis, résistez de toutes vos forces à leur proposition, même – et surtout ! – si elle correspond à ce que vous voulez.

Pour ajouter un peu de piquant à la sauce et vous enfermer un peu plus profondément dans votre confusion, accusez-les de vouloir vous contrôler.

Si par malchance un semblant de solution semble se pointer, dépêchez-vous de dénicher toutes sortes de raisons pour en justifier l’inefficacité.

Assaisonnez vos dires de ‘tu ne comprends pas ou je ne sais pas si ça va marcher parce que…’ en prenant des allures d’huître qu’on veut ouvrir de force.

Observez comment votre corps réagit à cette guérilla.

Si vous optez pour l’insatisfaction chronique dans le but d’invalider votre entourage et les faire pédaler dans la choucroute, il faut vous concentrer sur leurs failles et éviter comme la peste tout ce qui est susceptible de vous combler.

Si, par malheur, vous avez des amis qui désirent faire votre bonheur, commencez par bitcher constamment sur leur manière de le faire et pointez du doigt la première imperfection qui vous tombe sous la main pour ainsi leur enlever l’envie de récidiver.

Gardez en bouche votre envie de chialer pendant un moment, question de lui donner un p’tit goût amer, puis recrachez-le sur votre entourage à la première occasion au lieu de vous ouvrir à ce qu’on vous offre.

Si, par malheur, un tel ou une telle parvient malgré tout à vous donner ce dont vous avez besoin et que vous n’avez pas eu le temps d’y détecter un défaut de fabrication, n’hésitez pas à douter de ses intentions ou alors trouvez-vous au plus sacrant une autre insatisfaction accompagnée de quelques reproches cuits à point. Multipliez les ‘oui mais’ pour leur faire sentir que ce n’est pas assez pour faire votre bonheur.

Sentez la frustration qui percole constamment en vous.

Pour terminer, je vous recommande chaudement quelques pratiques pour vous la couler douce cet été (ce qui ne vous empêche pas d’en faire d’autres bien sûr).

Faites encore et encore celle de l’acceptamour.

Répétez souvent d’une voix tendre: ceci est parfait pour aimer et créer.

Pour vous ouvrir et découvrir du nouveau, posez-vous des questions créacoeur comme : qu’est-ce que j’ai besoin d’embrasser en moi pour que cette situation me rapproche de ce qui me tient à cœur ?

Écoutez fréquemment la sagesse de vos orteils en vous posant les questions que je vous ai données dans le billet de février pour la relâche.

Pratiquez-vous au lancer du papier-mouchoir (le drapeau blanc des temps modernes) !

En plein milieu d’une obstination ou d’une bataille, attrapez un Kleenex et laissez-le tomber doucement par terre en criant « Vive l’échec libre du Québec ». Vous gagnerez la médaille de la paix, de l’humour et de l’amour !

Et n’oubliez pas d’offrir des chandelles d’anniversaire à ceux qui vous font du bien, ceux qui vous réjouissent, vous inspirent, vous font rire, vous donnent du courage, vous soutiennent, vous écoutent et vous aiment.

Passez un merveilleux été en présence de ceux que vous aimez, en dansant et chantant comme la cigale de La Fontaine !

Je vous reviens à la fin du mois d’août.

En attendant, vous pouvez relire les anciens billets pour y découvrir tout ce qui vous a échappé à la première lecture et mieux les digérer.

Vous pouvez aussi lire ou relire Bungee, Vibrato et Tango et Le Cœur Créateur.

Vous trouverez Bungee chez Biosfaire, sur mon site ou chez-moi et Le Cœur Créateur, chez Renaud-Bray, Biosfaire ou sur mon site aussi.


Savez-vous à quoi ça sert une impasse?

 

Savez-vous à quoi ça sert une impasse?

 C’est quoi une impasse? Une interaction – avec une personne, une situation, un malaise, un désir, une création – sans issue.

Pas la moindre possibilité amoureuse ou créatrice à l’horizon.

Tout semble contre nous. Les échecs et les malaises se multiplient, les conflits se répètent, le ressentiment et le désespoir grandissent, le bonheur prend la poudre d’escampette.

On perd ses moyens, sa vitalité, son estime, ses espoirs, son sommeil, sa créativité, ses cheveux (malheureusement pas sa cellulite ou sa bedaine, ne serait-ce pas merveilleux?).

On se sent victimes d’un mauvais sort, paralysés, désespérés, comme ces enfants qui se font prendre l’hiver, la langue collée dur comme fer sur un poteau de fer. Si on se dégage, ça fait mal et si on reste pris là, on est mal.

Sans qu’on le sache, ce sont nos ne pas  qui nous gardent ainsi douloureusement scotchés à ce qui nous rend malheureux: ne pas perdre la face, le dessus, le contrôle, ne pas être vulnérables, ne pas avoir besoin d’aide ou d’amour.

Nos impasses nous obligent à perdre la bataille de ces ne pas inconscients qui oppriment notre vraie nature – l’amoureuse et la créatrice – et nous font tourner en rond, nous isolent, nous éteignent.

Lorsqu’on cesse cette lutte, l’ingéniosité et la beauté de nos obstacles les plus coriaces nous sautent aux yeux.

Ils nous font lâcher nos séparations, répétitions, compétitions et contractions habituelles pour réaliser ce qui nous comble au-delà de nos espérances : nous connecter amoureusement et créativement à ce qu’on est, vit, aime, rencontre et souhaite.

On participe alors à l’espace vibrant, créatif et généreux des liens qui nous épanouissent individuellement tout en répondant à notre besoin d’appartenance en nous unissant les uns aux autres. Finie la dualité entre être foncièrement soi-même et faire partie d’un plus grand tout!

En prime, on a accès à une manne d’idées, d’énergies, de ressources et d’attitudes qui nous échappent quand on est en survie dans notre bulle fermée.

Alors, au lieu de sortir la hache de guerre, de vous fermer comme une huître ou de vous déguiser en courant d’air pour punir ceux qui n’ont pas répondu à vos prévisions féeriques, acceptez de perdre la bataille en beauté et d’embrasser tout ce que ça soulève en vous.

Ça va décoller comme par miracle votre langue des poteaux de fer de vos ne pas et vous redonner votre liberté d’aimer et de créer.

Attention, vous risquez de faire du même coup le bonheur de vos proches en leur donnant votre plus belle présence (minute là!), parfois même raison (eurk!), souvent ce qu’ils veulent (aie! c’est de l’exploitation ça !) tout en suivant les traces de votre propre joie (ah !bon c’est un peu moins pire, mais gardons l’œil ouvert quand même)!

Comment fait-on ça? En se rappelant d’abord qu’on ne perd rien de vital en perdant cette bataille. Uniquement ce qui entrave notre abandon à la joie, l’amour, la liberté, les besoins réels et la spontanéité créatrice de qui on est essentiellement.

Puis, en abordant ce qu’on vit avec la conviction que tout est parfait pour aimer et créer, jumelée à l’intention de découvrir la perle cachée dans nos impasses.

Ajoutons ensuite un brin de curiosité pour faire les yeux doux à l’inconnu et un grand bol de compassion.

Nous voilà prêts à plonger dans notre monde intérieur pour embrasser ce que cette interaction ou cette situation touche en nous et libérer ce qu’elle frustre, étouffe ou brime chez nous.

Nos langues libérées s’en réjouiront et chanteront les louanges du Cœur Créateur.

Si vous n’arrivez pas à vous décoller du poteau de vos ne pas, lisez le chapitre7 du Cœur Créateur pour les transformer en dons humanitaires.

Bonne semaine!


Vive l’échec libre!

Vive l’échec libre!

Josette vient de vivre un échec amoureux. Elle me dit d’une voix lourde de frustration qu’elle n’arrive pas à faire une pratique du chapitre 2 du Cœur Créateur.

Ce chapitre enseigne l’art d’être dans le champ pour la plus grande joie de tous ou, comment mordre la poussière en beauté pour découvrir des possibilités inespérées dans ses échecs.

Ne pas arriver à être dans le champ comme il faut, c’est le comble de l’échec quoi!

Mes antennes me font de grands signes de leurs bras graciles et lumineux : attention Denise, elle se met sans doute de la pression par réussir pââârfaitement cette pratique de l’échec et se reproche de ne pas y arriver!

J’en fais part à Josette. J’ajoute que ce n’est pas tant ce qu’on fait qui compte, mais Qui le fait et Pourquoi.

Alors par où croyez-vous qu’on a commencé?

Eh oui, par se décrisper et s’ouvrir plus grand pour inclure l’échec de cette pratique dans la danse de l’amour et de la création!

Comment? Je lui dis avec l’enthousiasme d’une vendeuse de plats Tupperware : wow! quel bel échec créacoeur, il est parfait pour aimer et créer.

Elle rit et respire plus amplement. Elle n’est plus en bataille contre sa difficulté et sa tête cesse de tourner à vide pour fuir le contact spontané avec son expérience du moment.

Une fois tombée l’urgence de la performance et de la gratification instantanée, elle est prête à s’absorber dans l’instant, se connecter à son corps vibrato et faire les yeux doux à l’inconnu.

Pour découvrir ce qui se passe pour elle, je lui demande de me décrire ce qu’elle n’arrive pas à faire dans cette pratique.

Je veux savoir quel cadeau est caché dans mon échec et la réponse ne vient pas!

A-t-elle pris le temps, comme suggéré, de dessiner une boucle rouge autour du symbole de son échec pour le voir et le recevoir comme un présent? (C’est le oui du oui et de toute bonne improvisation.)

–          Non!

De chérir sa question créacoeur – sans vouloir tout de suite une réponse – comme une poule couve son œuf en attendant que le poussin tout chaud du beau du bon et du nouveau soit prêt à sortir ? (C’est le et  du oui et.)

–          Renon!

Imaginez ce qui arriverait si la poule décidait que ça ne va pas assez vite à son goût et qu’elle ouvrait la coquille avant que la gestation soit complétée…

C’est pourtant ce que Josette fait avec ses attentes irréalistes. Elle essaie de trouver LA bonne réponse trop tôt, à partir de son mental isoloir, sans se mettre en état de découverte amoureuse.

Elle cherche à outrepasser le plongeon de l’inconnu, l’abandon à ce qui est là maintenant, glorieux ou pas, et l’interaction spontanée avec ce qui l’habite.

Et donc, à perdre le contrôle et le dessus pour faire les trois sauts qui lui permettront de découvrir du bon, du beau et du nouveau à partir de ce qu’elle vit maintenant.

C’est d’ailleurs une tendance populaire de nos jours: vouloir aller trop bien, trop vite pour ne pas être vulnérables, déséquilibrés, humains, imparfaits… Le bien-être, l’illumination ou le succès instantanés et que ça saute!

Et, comme on le sait, les ne pas nous conduisent tout droit au pays des impasses, de la stagnation et de l’insatisfaction. On perd contact avec le beat, le souffle, la mélodie et le groove de la vie.

Je l’invite donc à interagir avec ce qui se passe en elle comme avec une personne vivante, chère à son cœur : lui donner le droit d’exister telle qu’elle est pour se laisser  toucher et surprendre par ce qu’elle a à lui révéler.

Je lui suggère d’écrire bienvenue dans une de ses mains et de mettre sa main sur sa poitrine, là où elle sent un blocage, une oppression.

Des larmes montent spontanément et adoucissent son intolérance face à elle-même.

Elle peut maintenant embrasser ce qu’elle vit par rapport à l’échec amoureux qu’elle vient de subir.

Elle découvrira pas à pas comment cet échec est riche : elle sentira de l’amour pour ce qu’elle rejette depuis longtemps en elle et découvrira de nouvelles manières d’être pour se rapprocher de ce qui lui tient à cœur.

Alors si vous n’arrivez pas à découvrir du bon, du beau et du nouveau à partir de ce que la vie vous présente ou d’une pratique du Cœur Créateur vérifiez Qui, en vous, essaie d’y parvenir et Pourquoi.

Puis observez si vous êtes en état de découverte amoureuse. Ouverts à recevoir avec cœur tout ce qui est soulevé en vous et prêts à faire les yeux doux à l’inconnu. À mesure que vous vous abandonnez à ce qui vous habite et vous entoure, vous découvrirez du beau, du bon et du nouveau pour la plus grande joie de tous, promis, juré, craché!

Et n’oubliez pas: quand vous perdez vos certitudes et vos points de repaire habituels vous êtes sur la bonne voie!  

Si vous acceptez de ne pas savoir et de ne pas l’avoir l’affaire, en restant ouverts et curieux,  vous  découvrirez du beau, du bon et du nouveau qui vous rapprochera de ce qui vous tient à coeur d’une manière inattendue.