De Snoopy écrapouti à Snoopy ragaillardi!

«  Abordez votre expérience et votre entourage comme s’ils contenaient un trésor de vie, d’amour et d’inspirations qui vous rapprochera de tout ce qui vous tient à cœur… Restez ouverts et curieux face à ce qui peut émerger de bon, de beau et de nouveau de l’imprévu. »

Le Cœur Créateur

Je reviens d’une semaine d’écriture dans petit village du Massachusetts. Après m’être scotchée sur ma chaise et mis de la crazy glue sous les pieds, j’ai réussi à ne pas m’échapper toutes les dix minutes pour aller me goinfrer de desserts hallucinants au pittoresque café du village en placotant avec les gens et les écrivains du coin.

Un jour pendant la semaine, j’ai ressenti un malaise qui menaçait de m’avaler tout rond comme un aspirateur gobe une poussière. J’avais de la misère à ne pas sombrer dedans.

J’ai commencé par lui dire bienvenue et l’écouter. Il s’est  à peine détendu un instant puis est revenu comme un boomerang.

Soudain une illumination ! Tu sais Denise, dans Le Cœur Créateur, on suggère de dire : je me permets de recevoir du bon, du beau et du nouveau de cette situation ou ce malaise.

Pourquoi tu n’essayerais pas ça ?

Ôôôh! Aussitôt que je prononce ces mots pour m’ouvrir à ce qui pourrait émerger de bon de ce marasme récalcitrant, les eaux de la Mer Rouge se séparent devant moi.

En un éclair, je me retrouve de l’autre côté de la rive, saine et sauve: je passe du Snoopy aplati au Snoopy épanoui que j’ai dessinés ci-haut.

Ce prodige spontané m’a donné le goût de regarder de plus près ce qui rend cette simple phrase si renversante qu’elle retourne nos états intérieurs comme des crêpes.

Voilà ce que j’ai découvert.

Elle nous sort d’abord du mental isoloir, ce Tit Jos connaissant qui ne voit pas plus loin que ce qu’il connaît et contrôle déjà et qui ne peut pas se mettre dans la tête que du bon puisse naître du pas bon.

Ensuite, elle proclame haut et fort que nos problèmes ne sont ni des punitions ni des invalidations personnelles, mais une occasion de découverte amoureuse.

Elle court-circuite ainsi nos résistances face à ce qu’on vit maintenant, nous ouvre le cœur et l’esprit et nous permet de lâcher le contrôle sur ce qui va arriver.

Elle transforme du même coup, notre point de vue et notre identité : on n’est plus celui ou celle qui attend à l’hôpital la venue du docteur pour régler ses problèmes, mais plutôt quelqu’un qui attend le Père Noël devant la cheminée pour découvrir ce qu’il va lui apporter de beau.

On ne sait pas ce qu’il nous réserve, s’il va passer par la cheminée ou un trou dans le plancher, mais on vient de changer de tribu, d’univers et d’état intérieur.

Remarquez que ce miracle ne s’est pas fait tout seul, j’y ai mis du mien.

J’étais réellement habitée par l’intention de recevoir du bon, du beau et du nouveau de ce que je vivais maintenant, sans rejeter ou nier pour autant mon malaise.

J’ai donc inspiré profondément pour boire ces mots comme un élixir de vie et en ressentir les effets dans mon corps.

J’étais aussi prête à suivre les inspirations et les élans qui me viendraient ensuite. C’est ce qui m’a amenée à mettre une limite à une situation qui ne me faisait pas de bien.

Alors, si ce prodige ne se produit pas pour vous quand vous dites ces mots, vérifiez donc si vous n’avez pas une autre intention cachée dans les recoins de votre psyché !

Par exemple, rejeter, nier ou cacher ce que vous vivez maintenant, vouloir contrôler le futur ou les autres, prouver que vous avez raison d’être mal, que quelque chose d’aussi simple ne peut pas marcher pour vous ou essayer de rendre l’autre mal .

Ça s’est vu plus d’une fois dans les meilleures familles!

Pendant les deux prochaines semaines, pratiquez-vous à passer de Snoopy 1 à Snoopy 2.

Prenez d’abord le temps de dire bienvenue à ce que vous vivez, ça demeure un incontournable !

Puis, dites avec coeur cette phrase: je me permets de recevoir du bon, du beau et du nouveau de ce que je vis maintenant.

Pour vous faciliter la tâche, voici une clé : voyez votre réalité présente, agréable ou pas, comme l’archet avec lequel le Cœur Créateur (ou la vie si vous préférez) joue sur vos cordes sensibles pour faire émerger des harmonies nouvelles de ce que vous vivez.

J’apprécie beaucoup vos commentaires, vos questions ainsi que le compte-rendu de vos difficultés et vos succès.

Merci à tous ceux qui  l’ont fait, ça me permet de préciser des choses importantes pour vous et pour mon prochain livre, comme dans le dernier billet (si vous n’avez pas lu les commentaires, allez-y!)

P.S. N’oubliez pas de lire la nouvelle section FAQ que j’ai ajoutée au-dessus de ma photo souriante.

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À bas les résolutions, vive la révolution!

 

À bas les résolutions haineuses, vive la révolution amoureuse!

Je me rappelle les nobles résolutions que je prenais au pensionnat. Genre : je promets de m’épingler comme un papillon à l’image de petite fille modèle qu’on attend de moi!

Pour un moment, j’étincelais de pureté, ma volonté était boostée aux stéroïdes et j’avais un high instantané, le high de la perfection. Mr. Net venait de chasser d’un coup de torchon la poussière de mes défauts et il ne restait plus aucun bouton disgracieux sur le visage de ma personnalité.

Je croyais qu’avec assez de volonté je pouvais me changer en princesse charmante. Hélas, avant les douze coups de minuit, mes penchants polissons avaient repris le dessus, mon beau carrosse redevenait citrouille et, comme Cendrillon, je retrouvais mes haillons et… mes boutons.

Je ne savais pas qu’il faut recevoir et offrir le baiser de l’amour pour révolutionner sa vie et se changer en princesse, ou en prince. Le recevoir pour s’accepter tels qu’on est et l’offrir pour libérer le meilleur de soi.

Aujourd’hui, on écrit ses buts, ses rêves, sa vision. C’est plus plaisant, mais souvent ça ne dure pas plus longtemps.

Pourquoi? Parce que, quand ils ne partent pas de l’amour, nos objectifs sont infestés de ne pas : tout ce qu’on refuse de vivre, de rencontrer, d’embrasser.

Nos efforts engraissent alors nos séparations et nos haines – de nous et des autres – et donc, nos résistances à recevoir ce qui est bon pour nous et à y goûter pleinement.

Comme je l’explique dans Le Cœur Créateur, ces ne pas emprisonnent nos plus beaux élans dans nos luttes et nos tiraillements intérieurs : bon/pas bon, assez/pas assez, fort/pas fort, hot/pas hot, contrôleur/rebelle, bourreau/victime…

Tôt ou tard, le pôle rejeté ou opprimé se révolte et envahit notre psyché avec ses troupes rebelles. On se retrouve à la case départ, nos sentiments d’impuissance, de honte et de rancœur grandissent, on se hait et se rejette un cran de plus et… on prend de nouvelles résolutions!

Pour recevoir et exprimer du beau, du bon et du nouveau dans nos vies, on doit d’abord, comme en improvisation, dire oui et à ce qui est là maintenant.

Il faut donc aborder avec cœur, curiosité et réceptivité tout ce qu’on est, vit, souhaite et rencontre.

Pour partir l’année du bon pied – celui de votre cœur – embrassez donc vos réalités présentes, vos vulnérabilités, vos besoins de soutien, vos difficultés, vos échecs autant que vos élans créateurs et amoureux, vos rêves et vos réalisations.

 

La pratique de l’acceptamour

C’est une sorte de méditation amoureuse corporelle – tirée du Cœur Créateur pour faire une bise révolutionnaire à ce que vous vivez : la bise de l’acceptamour

a)  Imaginez que ça sonne à votre porte. Allez ouvrir. Quelqu’un vous tend en souriant un bouquet de fleurs au parfum exquis et vous dit:

« J’ai une livraison d’acceptamour pour vous. Êtes-vous prêt à la recevoir ? » 

b)  Dites un beau oui avec le sourire. Prenez le bouquet, remerciez le livreur.

Humez les fleurs en laissant pénétrer leur parfum en profondeur, jusqu’à ce qu’il se dépose au fond de votre ventre, en passant par votre poitrine et votre plexus.

c) Goûtez à la sensation. Observez les effets que ça produit dans votre corps. Est-ce plus ouvert, joyeux, paisible, tendre, léger, plein, vibrant ?

d) Visualisez un thermostat qui indique en degrés la quantité d’acceptamour que votre corps a absorbé jusqu’à maintenant. Est-ce 0, 20, 50, 80 ou 100 degrés ?

g) Refaites le même processus, jusqu’à ce que vous vous sentiez rempli à 100 % d’une délicieuse et subtile sensation de légèreté, de plénitude, d’amour ou de joie.  

h)  Redites un beau merci à la personne qui vous a envoyé ces fleurs !

i) Comme la dégustation partagée accroit le plaisir comme ça s’peut pas, envoyez des fleurs virtuelles ou réelles à une personne à qui ça ferait le plus grand bien. Écrivez ce que vous appréciez d’elle et qui vous fait du bien. Insérez ce mot dans votre envoi.

Vous pouvez maintenant rêver, souhaiter, désirer, imaginer tout votre soûl!


Pourquoi on a si peur d’avoir besoin des autres alors que c’est si bon?

 

Savez-vous pourquoi on a tellement peur d’avoir besoin des autres?

Parce que ça demande de s’ouvrir et de s’abandonner à ce qu’on est de plus authentique et vulnérable en présence de l’autre (l’autre, c’est aussi nos créations).

Ce faisant, on perd le dessus et le contrôle, on arrive nez à nez avec ce qu’on ignore ou rejette de soi, face à face avec l’inconnu. Notre autosuffisance chimérique en profite pour passer par dessus bord et on craint de subir le même sort.

À l’aide! Oups! Recevoir de l’aide c’est accepter d’avoir besoin de l’autre…

Ça fait capoter notre mental isoloir qui, tel une huitre, ne survit qu’en coquille. Malheureusement il ne produit pas de perles.

Lorsqu’on est sur le point de s’ouvrir, il tente plutôt de sauver sa peau en nous faisant moult peurs et menaces : on va se faire étouffer, bouffer, abuser, vider, diminuer, ridiculiser, détrôner, utiliser, rejeter, emberlificoter, ligoter, assujettir, envahir, écrapoutir, trahir, avachir, anéantir…. Et j’en passe!  

Hypnotisés comme des enfants devant leurs programmes de télé familiers, on ne voit pas que c’est lui qui nous fait déjà toutes ces bonnes et belles choses!

En plus, ce Parrain de notre p’tite pègre interne nous convainc que c’est un échec honteux de baisser la garde, déposer les armes, se laisser atteindre par nos proches et fondre à leur contact, quitte à être parfois blessés.

Mon doux qu’on est dans le champ avec lui, et… mal pris!

On croit à tort qu’accepter d’avoir besoin des autres c’est leur chanter ce qu’on désire sur tous les tons, avec quelques variations: larmoyant, soupirant, grognant, exigeant, désapprouvant, maudissant, prêchi-prêchant, menaçant, harcelant, dénigrant.

On est sûrs que, si on trouve la bonne combinaison, leurs coffres forts vont s’ouvrir et nous prodiguer leurs trésors, alors qu’on est nous-mêmes fermés à double tour!

En réalité, pour accepter ce besoin, il faut d’abord se laisser atteindre par l’autre et donc lui donner l’importance qu’il a à nos yeux.

On doit ensuite embrasser avec coeur ce qui est touché, soulevé en nous à son contact et le lui offrir sincèrement. Il nous reste alors à recevoir sa vérité, son amour, son soutien, ses élans, ses inspirations.

Cette danse à aires ouvertes nous conduit au paradis, pas en enfer, croyez-moi!

Ah oui? Eh oui! Dites-moi ce que vous préférez.

Un bon danseur qui exécute à la perfection tous les mouvements et les pas qu’il maîtrise déjà en dansant avec vous?

Ou, un danseur qui fait un avec la musique et avec vous, qui se laisse guider par les pas qui émergent au fur et à mesure de cet abandon et de cette connexion, comme s’il découvrait la danse à votre contact?

Un amoureux qui connait les postures, les techniques et les endroits stratégiques pour vous faire jouir et qui les applique avec la dextérité d’un grand chirurgien.

 Ou un amoureux qui s’abandonne et se laisse guider, d’instant en instant, par le plaisir, l’ardeur et l’amour que vous soulevez en lui, pour vous conduire au septième ciel?

Pas trop difficile de choisir, n’est-ce pas? Si c’est tellement merveilleux et délicieux dans le deuxième cas, c’est parce qu’on est en état de découverte amoureuse. Le flot créateur et amoureux de DJ Allegro circule alors librement, abondamment en nous et entre nous.

Ça prend plus de courage, c’est sûr, pour s’ouvrir aux autres et s’abandonner à ce qui naît de tendre et de neuf en leur présence que pour prendre les rennes et faire ce qu’on sait et contrôle déjà.

C’est ce passage de l’un à l’autre que nous amènent à faire Le Coeur Créateur et les Improrelations. Ils nous permettent d’apprivoiser la découverte amoureuse. De développer le courage de plonger dans cette danse qui nous allume et nous comble au-delà de ce qu’on peut imaginer dans notre bulle fermée.

Ce courage nous permet d’oser suivre nos élans et nos inspirations sans savoir comment ils seront reçus, de nous investir pleinement et de persévérer dans un projet ou une création sans garantie de succès.

Une p’tite pratique courageuse avec ça?

    Empressez-vous d’acheter des chandelles d’anniversaire. Lorsqu’une personne vous touche, vous inspire, vous réjouit, vous réconforte ou vous soutient, offrez-lui une chandelle pour souligner et célébrer la différence qu’elle fait pour vous à ce moment-là.

Plusieurs l’ont fait. Ça leur a pris du courage pour sortir de leur bulle et  traverser la p’tite ou la grosse gêne qu’ils ressentaient mais ils m’ont tous raconté, les yeux brillants, comment ils ont été touchés et ravis des réactions des gens qui, après l’étonnement de départ, ont été aussi touchés et ravis qu’eux.

Cette pratique fait des merveilles.

Elle vous met à l’écoute de votre entourage d’une nouvelle manière. Vous amène à recevoir et donner en direct. Vous permet de reconnaître ce que l’entourage vous apporte de bon. Vous entraîne à aller vers l’inconnu et à danser avec l’imprévu. Rend votre quotidien inspirant et captivant.