Prouver qu’on est bon ça goûte pas bon !

J’espère que vous avez plein d’occasions de rendre grâce à la vie aujourd’hui!

Voici un passage sur lequel je suis tombée en ouvrant au hasard mon livre, Bungee, Vibrato et Tango, Transformez vos impasses et conflits en passion créatrice.

« Malgré mes peurs –croyez-moi, je suis gâtée à ce niveau-là- ce sont mes intentions amoureuses et créatrices  qui m’ont permis de sauter à l’eau à répétition.

Je me rappelle comme si c’était hier la première fois où j’ai chanté en public : la bouche sèche, le cœur qui pédale à cent milles à l’heure, le plexus noué de noeuds pas coulants et  la sensation d’avoir le Parkinson tellement mon corps tremble dans tous les sens.

Une illumination de dernière minute vient à me rescousse. Pourquoi ne pas utiliser ta propre méthode, chère Denise ?

Quelle bonne idée ! Vite j’ai besoin d’une intention amoureuse et créatrice à me mettre sous la peau, pour me ramener dans mon corps, dans le moment présent, en relation.

Cette belle intention arrive sur le chapeau des roues et impose sa chaude présence à mon pauvre petit corps en alerte : je m’aime avant, pendant et après le spectacle, quoiqu’il arrive !

Me voilà enfin toute là ! Je n’ai plus rien à perdre puisque l’essentiel est au rendez-vous.

Prête à plonger dans l’inconnu, vulnérable et ancrée dans mon corps, je respire, le cœur ouvert et fondant pour moi, pour ma voix et pour tous ceux qui sont là.

J’ai terminé mon mini tour de chant non seulement saine et sauve, mais allumée et comblée.

J’ai aussi reçu avec bonheur les commentaires des gens qui, les yeux mouillés, m’ont révélé combien je les avais touchés. »

Les morales de cette histoire ?

En me connectant à l’amour, mon intention m’a rendue plus libre, présente et… talentueuse !

Quand notre bonheur et notre valeur ne dépendent pas du résultat extérieur, on a beaucoup plus de chances de réussir et on a plus de plaisir.

On n’est plus coincés et limités par la crainte de perdre la face, l’approbation ou le contrôle alors on peut se donner pleinement et avoir accès à la richesse de nos ressources.

Un exemple

Cette semaine un participant me demandait comment se préparer pour une entrevue avec un client potentiel. Les enjeux lui semblaient gros et ça lui faisait peur.

Je lui ai suggéré de donner tout ce qu’il peut, en se concentrant sur ce qu’il veut apporter de bon à son client  (au lieu de chercher à être bon), tout en acceptant la possibilité qu’il n’embarque pas.

Il m’a répondu que ça lui enlevait une énorme pression de ne pas avoir à contrôler le résultat final.

Il m’a ensuite écrit qu’en mettant son attention sur les besoins de son client et en acceptant la possibilité que son offre ne corresponde pas à ce qu’il cherche, non seulement il a eu le contrat mais ça a été simple et facile, il a même rigolé et eu du plaisir !

La pratique

Avant une rencontre ou un défi, prenez le temps de vous brancher sur une intention qui est entre vos mains et qui vous sort en même temps des peurs en série de l’ego.

Choisissez une intention axée sur ce que vous désirez offrir de bon, autant à vous qu’aux autres.

Comme vous l’avez vu dans mon histoire, ça va de pair : en me connectant à l’amour, j’ai transmis de l’amour.

Demandez-vous :

– qu’est-ce que j’aimerais me permettre de vivre, exprimer, m’offrir et offrir par le biais de cette interaction ou cet événement ?

ou

– qu’est-ce qui cherche à émerger de beau, de bon et de nouveau pour moi et les autres à travers cette rencontre, cette création, cette situation ?

Puis ouvrez-vous et restez à l’écoute de ce qui émerge jusqu’à ce que vous sentiez une ouverture, une détente, un regain de vie, d’inspiration ou de joie.

Vous n’arrivez pas au résultat désiré ?

Restez ouverts au lieu de vous fermer, restez engagés au lieu de vous retirer, demandez de l’aide ou du soutien au lieu de vouloir vous arranger tout seul et acceptez de découvrir du bon du beau et du nouveau dans cet échec !

Donnez-moi en des nouvelles, ça me fera plaisir!

Publicités

Vous privez-vous de la joie de vous dépasser?


L’invitation au dépassement

« Pour qui tu te prends … ! »

Ça fait à peine 30 minutes que l’atelier d’Improrelations a débuté et nous voilà en pleine brousse relationnelle !

Je viens d’inviter 6 femmes et 2 hommes frémissants à dire Bienvenue à ce qui les habite, pour être en accord avec eux-mêmes et présents à nous.

À mon tour, j’exprime ma joie et ma vulnérabilité à l’idée de plonger dans le vide avec eux.

C’est là que Zoé, une récidiviste à l’atelier, me demande, le front crispé, si elle peut nous faire part des jugements qui l’assaillent face à moi.

Elle ne s’apprête sûrement pas à me lancer des fleurs, mais je sens qu’elle se dépasse pour s’ouvrir, alors je l’encourage à s’exprimer.

Elle s’exécute, en s’excusant au passage de ces parasites qui font du boucan dans sa tête :

« Pour qui tu te prends de dire que tu es notre chef d’orchestre … pi j’le crois pas que tu vas dans l’inconnu avec nous ! »

Elle fait référence à la réception improvisée que je leur ai faite à la porte.

Avant même leur arrivée, go, go, go, 3 élans spontanés ont interrompu le ronron de ma routine.

En passant à côté de mon ordi : hop, l’impulsion de mettre une chanson de Gurrumul me happe !

En promenant un kleenex sur la poussière qui a poussé sur mon meuble pendant la nuit: oups, l’archet-qui-fait-chanter-nos-cordes-sensibles me fait de l’œil et je le saisis au vol !

En ouvrant la porte aux participants : vlan, sans crier gare je deviens un chef d’orchestre, la baguette/archet en l’air, les invitant à tour de rôle à entrer dans la danse!

Mais là, je me demande ce qu’on va bien pouvoir aimer et créer à partir de la réaction inattendue de Zoé!

Pendant un moment, je me sens en déséquilibre, les jambes écartillées sur mes patins, comme à 5 ans quand je faisais mes premiers pas sur la glace.

Je ne suis pas surprise, à chaque groupe, portée par une intention créacoeur fraîchement sortie de mon four intérieur, je m’attends à me dépasser, donc à sortir de ma zone de confort par amour.

Par amour pour mes élans amoureux et créateurs et ceux des participants, pour la vitalité du groupe, la qualité de nos liens, l’authenticité de nos expressions…

La création amoureuse

Pour cet atelier, mon intention est de découvrir de nouvelles voies de création à partir de ce qu’on vit et rencontre ensemble. C’est le temps ou jamais !

Après un bref échange, où je la reçois puis m’exprime, je remercie Zoé de son courage et lui pose une question créacoeur pour l’amener à faire les yeux doux à l’inconnu et à danser avec l’imprévu:

– Qu’est-ce qui émergerait d’inattendu en toi si tu lâchais tes jugements ?

– C’est drôle ce qui me vient, j’aurais le goût de me laisser couler sur le plancher.

Deux secondes plus tard, la voilà sur le plancher, détendue, le visage adouci, un sourire sur les lèvres. Elle est passé de Godzilla à Mona Lisa dans le temps de le dire!

Soudain, son pied attire mon attention. Sans réfléchir, j’incite Zoé à le laisser nous faire la jasette, pour sortir du rationnel et accéder à la sagesse intuitive du corps.

Enjouée, elle nous dit que son pied a le goût de toucher sa voisine. Ce qu’elle fait aussitôt au grand plaisir de celle-ci qui la rejoint sur le plancher pour une danse de pieds en l’air.

Qui aurait cru que derrière ses jugements, se cachait un élan amoureux et créateur : un besoin de contact et de jeu spontané avec nous ?

Leur plaisir contagieux incite les autres à s’agglutiner sur le plancher pour ajouter leurs pieds en riant à cette danse folichonne.

En se dépassant pour plonger dans l’inconnu avec moi, Zoé a découvert un fil d’or qui nous a rapprochés, libérés, unis dans un bain de vie et de chaleur !

Si on était des raisins, on ferait du bon vin c’est certain!

Les créations amoureuses se sont ensuite multipliées, au rythme de nos dépassements mutuels, à partir des blocages, vérités, malaises, élans de chacun.

Elles nous ont fait passer des impasses du mental isoloir au possibilités généreuses du Coeur Créateur.

Bien sûr, on ne s’est pas rendus au bout de ce passage à tout coup.

Comme il demande un mélange d’intention créatrice et d’abandon amoureux, il faut parfois accepter un échec créacoeur ou enterrer la hache de guerre d’un « ne pas » avant de jouir du beau, du bon et du nouveau que fait naître le dépassement.

Mais une chose est certaine: il y a des trésors d’amour et de créativité cachés dans la brousse de nos interactions!

Quand on accepte de se dépasser avec coeur, courage, inventivité et authenticité on peut tous les découvrir.

La pratique

Voulez-vous aussi goûter à la joie de vous dépasser et d’être une inspiration contagieuse pour vos proches?

Attention ! Une fois traversé l’inconfort de départ, vous risquez de voir vos fatigues, blocages et frustrations partir en fumée !

Alors voici quelques exemples de culbutes salutaires, pour sortir de votre zone de confort et vous dépasser par amour. Allez-y à petites doses, un élan, un geste, un pas à la fois.

Si vous prenez toujours le crachoir ou la vedette, donnez de l’importance aux autres en les écoutant avec coeur, par amour pour votre chaleur humaine.

Si vous êtes portés à cacher ce que vous vivez, révélez une vérité, par amour pour votre vraie présence.

Si vous retenez vos élans amoureux ou créateurs, exprimez-en 1 ou 2, par amour pour votre liberté d’expression.

Si vous prenez tout au sérieux, osez faire une folie, par amour pour votre légèreté.

Si vous refusez habituellement de jouer ou participer avec les autres, dites « oui », par amour pour votre vitalité, votre ouverture et votre entourage.

Si vous avez tendance à répondre aux attentes extérieures pour qu’on vous trouve bons et fins, osez dire « non » par amour pour votre liberté d’être.

Si vous vous privez de faire quelque chose parce que vous craignez de ne pas être bons, allez-y en acceptant de faire des erreurs, par amour pour vos désirs et vos rêves

Si êtes souvent fermés, peu démonstratifs, laissez-vous toucher par vos proches et surprenez-les en leur exprimant tendresse et gratitude, par amour pour votre cœur.

Si vous refusez souvent l’effort, faites-en un, par amour pour vos projets créateurs, vos talents, vos proches.

Si vous avez un penchant pour le rationnel et le contrôlé, laissez-vous tenter par une impulsion gratuite, une fantaisie, par amour pour votre besoin d’aventure et de jeu.

Capice ?

Pendant les 2 prochaines semaines je vous invite à sortir de votre zone de confort et à vous dépasser pour libérer votre vraie nature, la créatrice et l’amoureuse.


L’inspiration du jeudi

« …la seule manière de bien paraître est de bien faire paraître les autres en nous validant les uns les autres et en prenant soin des idées des autres. Ça veut dire que tout ce qu’on entend est l’idée la plus importante au monde. On va être affectée par elle, l’utiliser et la rehausser. C’est un travail d’ensemble : où nous coulons tous, où nous nageons tous. »

Traduction maison d’un texte de Charna Halpern sur l’impro théâtrale dans Art by committee

 Autrement dit, pour libérer le meilleur de vous, vous devez participer à l’épanouissement du meilleur des autres!

Comment? En recevant ce qu’ils vous présentent comme un présent et en offrant ce que ça soulève en vous comme un don. De la création amoureuse à l’état pur!

Voici maintenant une pratique enjouée pour vous extirper du mental isoloir et devenir un canal pour la magie amoureuse et créatrice ambiante.

Choisissez une personne ou un projet à qui vous n’offrez pas votre pleine présence ou à qui vous souhaitez un p’tit séjour en enfer, question de la réformer un tant soit peu.

Rappelez-vous avec tendresse que tout est parfait pour aimer et créer, tournez votre alliance de création amoureuse dans votre doigt puis chantonnez sur tous les tons  et en faisant quelques steppettes de votre cru, cette incantation magique :

– Ôôôôh, je me demande quelle belle possibilité amoureuse et créatrice est cachée spécialement pour moi dans cette interaction???

Écrivez ensuite, sur des bouts de papier différents, plusieurs petits mots doux, du genre que vous aimeriez recevoir.

Soufflez quelques ballounes, attachez un mot doux à chacune d’elles, puis lancez-les dans les airs en imaginant que vous les envoyez à cette personne qui vous les renvoie à son tour avec bonheur.

S’il vous vient une impulsion généreuse et/ou farfelue pour bien faire paraître cette personne, suivez-là sans tarder : le ridicule librement consenti par amour tue le mental isoloir!

P.S. Ma conférence s’est bien déroulée… j’ai eu du plaisir et les gens aussi si je me fie à leurs sourires en partant et à leurs rires pendant.


À bas les résolutions, vive la révolution!

 

À bas les résolutions haineuses, vive la révolution amoureuse!

Je me rappelle les nobles résolutions que je prenais au pensionnat. Genre : je promets de m’épingler comme un papillon à l’image de petite fille modèle qu’on attend de moi!

Pour un moment, j’étincelais de pureté, ma volonté était boostée aux stéroïdes et j’avais un high instantané, le high de la perfection. Mr. Net venait de chasser d’un coup de torchon la poussière de mes défauts et il ne restait plus aucun bouton disgracieux sur le visage de ma personnalité.

Je croyais qu’avec assez de volonté je pouvais me changer en princesse charmante. Hélas, avant les douze coups de minuit, mes penchants polissons avaient repris le dessus, mon beau carrosse redevenait citrouille et, comme Cendrillon, je retrouvais mes haillons et… mes boutons.

Je ne savais pas qu’il faut recevoir et offrir le baiser de l’amour pour révolutionner sa vie et se changer en princesse, ou en prince. Le recevoir pour s’accepter tels qu’on est et l’offrir pour libérer le meilleur de soi.

Aujourd’hui, on écrit ses buts, ses rêves, sa vision. C’est plus plaisant, mais souvent ça ne dure pas plus longtemps.

Pourquoi? Parce que, quand ils ne partent pas de l’amour, nos objectifs sont infestés de ne pas : tout ce qu’on refuse de vivre, de rencontrer, d’embrasser.

Nos efforts engraissent alors nos séparations et nos haines – de nous et des autres – et donc, nos résistances à recevoir ce qui est bon pour nous et à y goûter pleinement.

Comme je l’explique dans Le Cœur Créateur, ces ne pas emprisonnent nos plus beaux élans dans nos luttes et nos tiraillements intérieurs : bon/pas bon, assez/pas assez, fort/pas fort, hot/pas hot, contrôleur/rebelle, bourreau/victime…

Tôt ou tard, le pôle rejeté ou opprimé se révolte et envahit notre psyché avec ses troupes rebelles. On se retrouve à la case départ, nos sentiments d’impuissance, de honte et de rancœur grandissent, on se hait et se rejette un cran de plus et… on prend de nouvelles résolutions!

Pour recevoir et exprimer du beau, du bon et du nouveau dans nos vies, on doit d’abord, comme en improvisation, dire oui et à ce qui est là maintenant.

Il faut donc aborder avec cœur, curiosité et réceptivité tout ce qu’on est, vit, souhaite et rencontre.

Pour partir l’année du bon pied – celui de votre cœur – embrassez donc vos réalités présentes, vos vulnérabilités, vos besoins de soutien, vos difficultés, vos échecs autant que vos élans créateurs et amoureux, vos rêves et vos réalisations.

 

La pratique de l’acceptamour

C’est une sorte de méditation amoureuse corporelle – tirée du Cœur Créateur pour faire une bise révolutionnaire à ce que vous vivez : la bise de l’acceptamour

a)  Imaginez que ça sonne à votre porte. Allez ouvrir. Quelqu’un vous tend en souriant un bouquet de fleurs au parfum exquis et vous dit:

« J’ai une livraison d’acceptamour pour vous. Êtes-vous prêt à la recevoir ? » 

b)  Dites un beau oui avec le sourire. Prenez le bouquet, remerciez le livreur.

Humez les fleurs en laissant pénétrer leur parfum en profondeur, jusqu’à ce qu’il se dépose au fond de votre ventre, en passant par votre poitrine et votre plexus.

c) Goûtez à la sensation. Observez les effets que ça produit dans votre corps. Est-ce plus ouvert, joyeux, paisible, tendre, léger, plein, vibrant ?

d) Visualisez un thermostat qui indique en degrés la quantité d’acceptamour que votre corps a absorbé jusqu’à maintenant. Est-ce 0, 20, 50, 80 ou 100 degrés ?

g) Refaites le même processus, jusqu’à ce que vous vous sentiez rempli à 100 % d’une délicieuse et subtile sensation de légèreté, de plénitude, d’amour ou de joie.  

h)  Redites un beau merci à la personne qui vous a envoyé ces fleurs !

i) Comme la dégustation partagée accroit le plaisir comme ça s’peut pas, envoyez des fleurs virtuelles ou réelles à une personne à qui ça ferait le plus grand bien. Écrivez ce que vous appréciez d’elle et qui vous fait du bien. Insérez ce mot dans votre envoi.

Vous pouvez maintenant rêver, souhaiter, désirer, imaginer tout votre soûl!


C’est ensemble que ça peut se passer!

 

C’est ensemble que ça peut se passer!

Je suis encore habitée par le week-end d’Improrelations. Ça a été touchant, renversant, hilarant, brassant, délicieux et libérateur.

  À la fin, je me sentais comblée et allumée comme un bébé qu’on a allaité, bercé, cajolé, fait jouer et rire. À entendre plusieurs participants, je n’étais pas la seule.

Les pratiques et les mouvements du Cœur Créateur nous ont plongés, tête première, dans les harmonies de DJ Allegro : ensemble, on est passés de raisins secs et isolés à juteux et en grappe. Tout un passage!

Un atelier d’Improrelations c’est plein de choses à la fois. Une aventure et une création collectives. Un happening de l’être. Un bouillon alchimique qui transforme nos noirceurs en or. Une source de découvertes et de rires libérateurs. Une course au trésor où on trouve des réserves de vitalité, d’amour et d’inspiration dans les endroits les plus inattendus, malfamés ou décriés de nos psychés. Un lieu de rencontres révélatrices et de revirements inespérés. Un espace où la tendresse la plus délicieuse s’allie à la vérité la plus vivifiante pour établir des liens forts et colorés comme la vie.

Je suis toujours aussi émerveillée par le courage de ceux qui s’ouvrent et nous offrent leurs couleurs et saveurs uniques comme des jujubes.

À mesure qu’ils embrassent ce qu’ils sont et qu’ils découvrent ce qui naît de beau, bon, nouveau de cette bise, leurs jujubes deviennent de plus en plus colorés et juteux.

On est alors portés, transportés par l’amour nourrissant et ravigotant qui émerge parmi nous. Il fait tomber nos murs, fondre nos paralysies, éclore notre pressence.

La recette? Tout recevoir comme un présent et à tout offrir comme un don pour découvrir des possibilités créatrices et amoureuses dans tout.

Pour nous le rappeler, j’ai demandé aux gens d’apporter une bague qui symbolise leur intention d’aborder tout ce qu’ils vivent comme étant parfait pour aimer et créer. À tour de rôle, on l’a tournée et retournée dans notre doigt et la magie a opéré.

Nos improvisations chantées sur fond de maracas nous ont permis de créer ensemble en pratiquant en direct les trois sauts du Cœur Créateur : dans l’instant vibrant, dans l’inconnu si inspirant et dans le champ fertile de nos interactions.

Quel bonheur de voir chacun jouer et s’exprimer en toute liberté, sans filtres et sans paravents, avec amour, humour et fantaisie.

 Plusieurs en ont profité pour s’alléger du besoin d’être les plusss too much et donc, de se sentir au fond d’eux les plusss poches.

Plus besoin de se coller des étiquettes ronflantes ou dégonflantes, de se tirer à quatre épingles pour parader dans le regard des autres ou de mettre aux poubelles les aspects peu reluisants de soi. Ouf! Merveilleux pour l’estime de soi!

Mais, l’essentiel dans tout ça, c’est qu’on a accepté d’avoir besoin les uns des autres!

Comme je le répète dans Le Cœur Créateur, pour découvrir et libérer le meilleur de soi, il faut s’ouvrir et se connecter aux autres. Pourquoi? Parce qu’il y a des endroits qu’on ne peut ouvrir et des mondes qu’on ne peut découvrir en bulle fermée.

C’est là qu’on résiste le plus et qu’on se fait le plus de peurs, pourtant c’est là que c’est le plus délicieux et que ça libère le plus.

Je continuerai sur cette belle lancée et ce sujet si hot lundi prochain. En attendant, voici une pratique adaptée du Cœur Créateur.

Lorsque vous vous sentez coincés, troublés ou malheureux, c’est que vous êtes emprisonnés dans votre bulle. Ouvrez-vous et faites les yeux doux à une personne ou à un élément de votre entourage.

Percevez-les comme des messagers d’une possibilité inespérée qui répond à ce qui vous tient à cœur. Interagissez avec eux en conséquence.

Peut-être aurez-vous envie de les écouter avec cœur, de les découvrir sous un angle neuf, d’être plus authentiques et de leur révéler votre vérité vibrante, de leur montrer l’importance qu’ils ont dans votre vie, de leur exprimer votre tendresse?

Observez l’impact sur vous et sur l’autre. Si vous le faites sincèrement, vous serez étonnés de voir à quel point ça vous fait du bien et à eux aussi.

Ah oui! En disant à mes participants que je songeais à publier sur mon blogue une fois par semaine au lieu de deux, j’ai eu la surprise de les entendre me dire que ça faisait leur affaire à eux aussi parce qu’ils avaient besoin de plus de temps pour ingérer et absorber les billets que je vous envoie.

De mon côté, je réalise que je ne croyais pas écrire chaque fois des billets aussi consistants. Mais, ça a l’air que j’ai un penchant pour le substantiel même s’il est agrémenté de légèreté.

Ça me prend plus de temps que prévu alors, dorénavant, je publierai un billet par semaine, le lundi!