Êtes-vous fatigués de forcer pour rien?

 

Je bénis le moment où les écailles me sont tombées de yeux.

Le moment où j’ai réalisé que plus je m’efforçais de changer, plus je m’éloignais de ce que je voulais ressentir, accomplir ou recevoir.

Je suis tombée en bas de ma chaise !

J’ai saisi que celle qui voulait me transformer le faisait pour fuir ce que je suis parce qu’à ses yeux c’était pas assez  fort, beau, intelligent « hot », « cool » ou « in » à son goût.

Du coup, j’ai arrêté de forcer du nez et me suis déposée au fond de moi où  j’ai éprouvé la délicieuse sensation de revenir à la maison, à la douceur de mon cœur, à l’amour.

En lâchant la crampe de ma résistance, j’ai découvert en-dessous un beau mollet tendre, vivant et fluide.

 

Le même renversement salutaire s’est produit dans mes relations.

Quand je m’efforce en vain d’obtenir ce que je désire de quelqu’un qui ne peut pas ou ne veut pas me le donner, ça m’empêche de m’ouvrir à le recevoir.

Comme si je poussais vers l’extérieur sur une porte battante pour l’ouvrir alors qu’elle s’ouvre vers l’intérieur quand j’arrête de pousser.

Je sais maintenant que quand ça ne répond pas dehors, c’est une invitation à prendre l’appel en-dedans.

Que quand je frappe un mur ou une fermeture dehors, c’est une invitation à m’ouvrir plus grand en-dedans.

Quand je vis un rejet dehors, c’est une invitation à m’accepter plus profondément en-dedans.

Quand je vis une trahison ou un abandon, c’est une invitation à être plus proche de moi, plus fidèle à moi-même.

Quand  je me trouve dans une impasse c’est le temps de lâcher le contrôle pour laisser émerger du nouveau…

 

La pratique

Et vous, savez-vous quels sont les endroits où vous forcez du nez pour changer, parce que vous rejetez ce que vous êtes, sentez, vivez ou désirez ?

Voyez-vous les endroits où vous poussez sur l’autre, au lieu de lâcher prise pour vous ouvrir à recevoir ?

Vous allez les reconnaître à leur crispation et leurs jugements, leurs « il faut » stériles et leurs coulis de reproches plus ou moins subtils contre vous et les autres.

Ce sont les endroits où vous tournez en rond, où vous vous tapez ur la tête et où vous essayer de contrôler l’incontrôlable : pas de lousse, pas de tendresse, pas de joie, pas de liberté à l’horizon !

 

Une fois que vous en avez choisi un, faites la pratique qui suit, adaptée de mon livre Le Cœur Créateur.

Ne sous-estimez pas cette pratique parce qu’elle est simple.

Elle nous permet  de lâcher prise pour accéder aux richesses et aux ressources d’une part de nous beaucoup plus vaste, inventive, bienveillante et inclusive que notre petit moi qui force du nez pour rien.

À plusieurs reprises, dites la phrase suivante

– Ce que je vis maintenant est parfait pour lâcher ce qui m’empêche de m’ouvrir à l’amour et de recevoir ce qui me tient à cœur avec bonheur.

En la disant, inspirez profondément -comme si vous humiez un parfum que vous aimez- et laissez pénétrer ces mots jusque dans votre ventre, pour aller vous déposer doucement au fond de vous.

Puis laissez sortir un long Ahhhh vibrant en expirant pour laisser aller vos tensions et vos crispations.

Faites-le jusqu’à ce que vous sentiez une détente, une ouverture, une regain de vitalité, un élan, un espoir ou un apaisement.

Puis restez ouverts aux impulsions ou aux inspirations qui vous viennent naturellement.

Mine de rien, vous venez d’ouvrir le canal du Coeur Créateur pour libérer le meilleur de vous et recevoir le meilleur de la vie et des autres.

 

Si vous voulez rendre cette pratique encore plus tangible et créative.

Dessinez sur une feuille un symbole tout simple de ce que vous vivez ou rencontrez et une image sommaire de vous à côtés (un p’tit bonhomme allumette fera l’affaire).

Faites un grand cœur rouge autour des deux. Puis, tracez une flèche en diagonale qui le traverse et le dépasse.

À la pointe de la flèche, percez un trou avec votre crayon. Insérez-y un bout de papier vierge enroulé qui représente  votre ouverture à recevoir du beau, du bon et du nouveau de ce que vous vivez et rencontrez.

Mettez ensuite cette feuille en vue. Chaque fois que vous la regardez, répétez votre intention de recevoir du bon, du beau et du nouveau de ce qui est là maintenant.

Puis dites simplement merci pour ouvrir votre cœur à recevoir.

Surtout ne vous cassez pas la tête ! Restez curieux et ouverts. Écoutez et suivez ce qui vous vient.

Donnez-m’en des nouvelles, ça me fait toujours plaisir !

 

Denise Noël écrit à: www.coeurcreateur.com/blogue où elle offre des clés pour dépasser nos peurs, libérer le pouvoir créateur de nos relations et développer un qualité de présence qui fait toute la différence dans nos relations et nos créations!

Pour vous inscrire au blogue, écrivez moi à: info@improrelations.com

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La liberté de se planter c’est pas un luxe!

Denise Noël

Dernièrement, une participante m’a posé une question, après avoir vu paniquer le chanteur Jahmene Douglas à l’émission « The X Factor ».

« Est-ce nécessaire de vivre cette anxiété, cette terreur? La pression qu’il se met vient-elle de son Ego ? Est-ce possible que ce n’est pas sa place, ou il est appelé à se libérer pour faire ce qu’il aime tant faire ? »

Cette question a suscité des questions et des réflexions chez les autres participants du groupe, alors je me suis dit que ça risquait de vous intéresser aussi.

Ce qui me frappe quand je regarde les videos, à part le talent et le courage de Jahmene, c’est qu’avant d’entrer en scène, il respire comme une femme enceinte.

De quoi accouche-t-il donc?  De sa vraie présence, unique et vibrante, rien de moins! Quand on l’écoute chanter à la 1ère audition, on la reçoit en plein corps et en plein coeur.

Il est ouvert et il nous offre généreusement ce qu’il est à travers sa voix et son expression.

Dans les auditions suivantes, sa panique prend le dessus, il chante moins bien et il nous touche moins. Pourquoi?

Voilà un passage tiré de « Bungee, Vibrato et Tango » qui nous éclaire là-dessus. 

« En art comme en amour, nos défenses nous font mettre notre attention et nos énergies sur ce qu’on veut éviter plutôt que sur ce qu’on désire créer et offrir.

Elles nous poussent à vouloir contrôler autant ce qui sort de nous que la réaction des gens autour de nous.

Elles bloquent ainsi notre flot amoureux et créateur (créacoeur), nous empêchent d’offrir notre vraie présence, mettent un frein à nos rêves, nous volent notre joie et notre liberté d’aimer et créer.

On est en réaction plutôt qu’en créaction.

Sous prétexte de ne pas se faire rejeter, juger ou avoir, on se crispe et on se coupe du plus tendre, du plus unique, du plus libre et du plus vibrant de nous.

Une comédienne, déçue de ne pas obtenir de rôles, me confiait :

– Je ne suis jamais allée jusqu’au bout de moi parce que j’ai trop peur de l’échec, du rejet. Je n’ai jamais tout donné ce que j’avais à donner. »

À sa 1ère audition, Jahmene est allé au bout de lui-même.

Malheureusement, suite aux commentaires dithyrambiques des juges, le regard des autres prend trop d’importance.

Il passe d’un oui et à un ne pas, de l’ouverture au contrôle.

Il tombe dans l’obligation de réussir à tout prix pour éviter l’échec et, comme il le dit à un moment donné, il perd sa confiance en lui, .

C’est que son estime personnelle et son rêve dépendent du regard et de l’approbation des autres et il est tombé dans le piège Il Faut/Fuck You.

Il faut que je réponde à vos attentes pour ne pas vivre d’échec mais, vous ne m’aurez pas toutt, comme ça vous ne pourrez pas toutt me rejeter!

Son besoin de se prouver prend le dessus sur son amour du chant, sa liberté d’être et sa joie de s’exprimer alors il essaie de contrôler ce qui sort de lui.

Il perd contact avec le flot naturel et libre de sa présence et de son expression. On sent qu’il force et on ne reçoit plus son chant en plein coeur.

La pratique

Que pourrait-il faire pour revenir à un oui et?

Plutôt que de se fermer ou se pousser, il a l’occasion de s’aimer et se libérer pour chanter avec plus de bonheur.

Comment?

– En  s’engageant à poursuivre son rêve, qu’il gagne le concours ou non.

-En respirant doucement et profondément pour amener son attention dans son corps et dire bienvenue à la part de lui qui a peur de ne pas réussir avec tout ce qui vient avec :

malaises corporels, peur de ne pas être à la hauteur, peur  d’être déçu…

Ça va le ramener dans son corps, dans son coeur et dans le présent.

-En s’ouvrant ensuite à découvrir une possibilité amoureuse et créatrice dans ce qu’il rencontre.

Et enfin, en se connectant aux gens qui l’entourent qui ont le goût de sa présence. En se laissant porter par ce lien pour sortir de sa bulle fermée, là où se multiplient ses peurs.

Il pourrait alors rester ouvert, se donner librement, avec la conviction que si ça ne répond pas comme il le désire, il y a une possibilité insoupçonnée pour lui là-dedans.

Et, c’est la même chose en amour : quand nos résistances prennent les devants, on perd notre ouverture et, par le fait même, les délices des débuts.

C’est qu’on ne réalise pas qu’en se fermant, on enferme et on étouffe la part de nous la plus libre, amoureuse, ingénieuse et vivante.

Voilà! Vos réactions et vos questions sont les bienvenues.

D’ici le prochain billet, je vous invite à faire tout ce que vous pouvez pour rester ouverts à tout ce que vous vivez, c’est la clé de votre liberté de découvrir du bon, du beau et du nouveau dans tout!

Pour voir la 1ère audition de Jahmene vous pouvez aller à:

Et si vous voulez voir une des suivantes:


Pourquoi j’arrive pas à faire ce que je veux!?

Denise Noël

« Je commence la journée comme un ange, par du yoga, de la méditation, un déjeuner vert gazon et je la termine en maudit, en me bourrant de chips devant une émission de télé débile! »

« Je comprends pas pourquoi je suis tellement fatiguée et je suis pas capable de reprendre mes bonnes habitudes pour perdre du poids, on dirait que je suis ligotée. »

« J’arrive pas à accomplir ou à exprimer telle ou telle chose, pourtant je veux tellement…  je suis découragé. »

Qu’ont en commun ces gens bourrés de talents et de ressources qui parlent comme des éclopés de la parole, du cœur, de la volonté?

Ils sont tiraillés, paralysés, épuisés par les luttes sans issue du couple infernal Il Faut /Fuck You dont je vous ai parlé dans le dernier billet.

Comme plusieurs m’ont avoué être coincés dans les impasses de ce duo, je continue sur le sujet pour vous donner d’autres manières de vous en sortir.

Rappelez-vous que leurs luttes se perpétuent quand on veut parvenir à nos fins, non par amour, mais par obligation, par besoin de contrôle, pour éviter toute possibilité de rejet, d’échec, toute éventualité d’être imparfaits, désarmés ou vulnérables.

Pour répondre à cette exigence, on doit rejeter notre besoin d’amour et des autres et se contraindre à toujours avoir l’air parfaits, inatteignables, forts, en contrôle face à eux.

Les Fuck you, frustrés de ces travaux forcés qui nous déconnectent du flot vibrant de notre vraie nature, apparaissent alors pour faire la grève :

on est obligés de répondre aux Il Faut, on va le faire mais on ne donnera pas notre jus, on va retirer notre présence, ils ne nous auront pas!

C’est pour ça qu’au bout d’un moment tout bloque, tout se gâche et on a l’impression de s’être faits piquer pas la mouche tsé-tsé tellement on est fatigués, vides, démotivés.

Une des clés pour sortir du cul-de-sac Il Faut/FuckYou c’est d’embrasser ce qui est imparfait, blessé, démuni, tendre en nous.

Oh, je vous entends d’ici : ça ne vous tente pas du tout ! Pourquoi feriez-vous ça alors que tout dans le monde vous incite à être parfaits, puissants, positifs, pimpants et performants ?

D’abord parce que ça fait tellement de bien que vous regretterez de vous en être privés si longtemps!

Ensuite parce que les Il Faut n’ayant plus de prise, les Fuck You n’ont plus de raison d’être et vous retrouvez vos élans, votre motivation pour faire ce que vous voulez réellement.

Enfin, parce que contrairement à ce qu’on craint, en cessant de résister à nos aspects humains vulnérables, on s’ouvre, on respire, on se détend et on retrouve notre liberté d’être, d’aimer, de jouer, de créer, de recevoir, de s’exprimer, de choisir, de se dépasser par amour.

C’est ce que j’appelle l’échec créacoeur, l’échec qui nous ouvre à vivre, recevoir et jouir de ce qui nous tient à coeur.

Voilà pourquoi j’annonce aux gens que c’est une bonne nouvelle s’ils n’arrivent pas à courir comme des lièvres le matin, à manger des feuilles de pissenlits pour dîner, à méditer comme des Moines le soir ou à être parfaitement centrés, en forme, brillants comme des dieux toute la journée.

Ils me regardent souvent avec des yeux de poisson d’aquarium et je leur explique que le problème c’est Qui en eux veut arriver à ça et Pourquoi, et non ce qu’ils désirent réaliser ou vivre.

J’ajoute que c’est parfait s’ils ne sont pas capables, que c’est fait exprès pour qu’ils s’ouvrent à l’amour et à liberté d’être qui leur manquent tant.

Je les invite ensuite à accepter avec bienveillance l’échec de leurs efforts stériles en disant : « je ne suis pas capable et c’est parfait », en s’abandonnant doucement à cette réalité.

Quand ils le font, après avoir reçu la peine qui vient souvent avec ce bel échec, ils sont surpris de rejoindre la source de vie qui court librement et amoureusement au fond d’eux.

Enfin, ils peuvent  jouir du meilleur d’eux-mêmes et l’offrir gratuitement, par amour, parce que ça goûte tellement meilleur.

La pratique

La prochaine fois que vous vous sentez coincés, démotivés, frustrés de ne pas parvenir à réaliser ou à exprimer ce que vous voulez, dites simplement :

« Je ne suis pas capable et c’est parfait! »

ou :

« Je ne l’ai pas l’affaire et c’est parfait! »

Puis abandonnez-vous en douceur, en sentant ce qui se passe dans votre corps, et vous retrouverez le flot naturel de votre présence amoureuse et créatrice.

Et si vous n’y arrivez pas, acceptez de ne pas être capable d’y arriver et si vous n’arrivez pas à accepter de ne pas être capables, acceptez de ne pas être capables d’accepter… et si vous n’arrivez pas …

Le premier « pas capable » que vous embrassez avec coeur va vous redonner votre liberté!


Vive l’échec libre!

Vive l’échec libre!

Josette vient de vivre un échec amoureux. Elle me dit d’une voix lourde de frustration qu’elle n’arrive pas à faire une pratique du chapitre 2 du Cœur Créateur.

Ce chapitre enseigne l’art d’être dans le champ pour la plus grande joie de tous ou, comment mordre la poussière en beauté pour découvrir des possibilités inespérées dans ses échecs.

Ne pas arriver à être dans le champ comme il faut, c’est le comble de l’échec quoi!

Mes antennes me font de grands signes de leurs bras graciles et lumineux : attention Denise, elle se met sans doute de la pression par réussir pââârfaitement cette pratique de l’échec et se reproche de ne pas y arriver!

J’en fais part à Josette. J’ajoute que ce n’est pas tant ce qu’on fait qui compte, mais Qui le fait et Pourquoi.

Alors par où croyez-vous qu’on a commencé?

Eh oui, par se décrisper et s’ouvrir plus grand pour inclure l’échec de cette pratique dans la danse de l’amour et de la création!

Comment? Je lui dis avec l’enthousiasme d’une vendeuse de plats Tupperware : wow! quel bel échec créacoeur, il est parfait pour aimer et créer.

Elle rit et respire plus amplement. Elle n’est plus en bataille contre sa difficulté et sa tête cesse de tourner à vide pour fuir le contact spontané avec son expérience du moment.

Une fois tombée l’urgence de la performance et de la gratification instantanée, elle est prête à s’absorber dans l’instant, se connecter à son corps vibrato et faire les yeux doux à l’inconnu.

Pour découvrir ce qui se passe pour elle, je lui demande de me décrire ce qu’elle n’arrive pas à faire dans cette pratique.

Je veux savoir quel cadeau est caché dans mon échec et la réponse ne vient pas!

A-t-elle pris le temps, comme suggéré, de dessiner une boucle rouge autour du symbole de son échec pour le voir et le recevoir comme un présent? (C’est le oui du oui et de toute bonne improvisation.)

–          Non!

De chérir sa question créacoeur – sans vouloir tout de suite une réponse – comme une poule couve son œuf en attendant que le poussin tout chaud du beau du bon et du nouveau soit prêt à sortir ? (C’est le et  du oui et.)

–          Renon!

Imaginez ce qui arriverait si la poule décidait que ça ne va pas assez vite à son goût et qu’elle ouvrait la coquille avant que la gestation soit complétée…

C’est pourtant ce que Josette fait avec ses attentes irréalistes. Elle essaie de trouver LA bonne réponse trop tôt, à partir de son mental isoloir, sans se mettre en état de découverte amoureuse.

Elle cherche à outrepasser le plongeon de l’inconnu, l’abandon à ce qui est là maintenant, glorieux ou pas, et l’interaction spontanée avec ce qui l’habite.

Et donc, à perdre le contrôle et le dessus pour faire les trois sauts qui lui permettront de découvrir du bon, du beau et du nouveau à partir de ce qu’elle vit maintenant.

C’est d’ailleurs une tendance populaire de nos jours: vouloir aller trop bien, trop vite pour ne pas être vulnérables, déséquilibrés, humains, imparfaits… Le bien-être, l’illumination ou le succès instantanés et que ça saute!

Et, comme on le sait, les ne pas nous conduisent tout droit au pays des impasses, de la stagnation et de l’insatisfaction. On perd contact avec le beat, le souffle, la mélodie et le groove de la vie.

Je l’invite donc à interagir avec ce qui se passe en elle comme avec une personne vivante, chère à son cœur : lui donner le droit d’exister telle qu’elle est pour se laisser  toucher et surprendre par ce qu’elle a à lui révéler.

Je lui suggère d’écrire bienvenue dans une de ses mains et de mettre sa main sur sa poitrine, là où elle sent un blocage, une oppression.

Des larmes montent spontanément et adoucissent son intolérance face à elle-même.

Elle peut maintenant embrasser ce qu’elle vit par rapport à l’échec amoureux qu’elle vient de subir.

Elle découvrira pas à pas comment cet échec est riche : elle sentira de l’amour pour ce qu’elle rejette depuis longtemps en elle et découvrira de nouvelles manières d’être pour se rapprocher de ce qui lui tient à cœur.

Alors si vous n’arrivez pas à découvrir du bon, du beau et du nouveau à partir de ce que la vie vous présente ou d’une pratique du Cœur Créateur vérifiez Qui, en vous, essaie d’y parvenir et Pourquoi.

Puis observez si vous êtes en état de découverte amoureuse. Ouverts à recevoir avec cœur tout ce qui est soulevé en vous et prêts à faire les yeux doux à l’inconnu. À mesure que vous vous abandonnez à ce qui vous habite et vous entoure, vous découvrirez du beau, du bon et du nouveau pour la plus grande joie de tous, promis, juré, craché!

Et n’oubliez pas: quand vous perdez vos certitudes et vos points de repaire habituels vous êtes sur la bonne voie!  

Si vous acceptez de ne pas savoir et de ne pas l’avoir l’affaire, en restant ouverts et curieux,  vous  découvrirez du beau, du bon et du nouveau qui vous rapprochera de ce qui vous tient à coeur d’une manière inattendue.


Pourquoi on a si peur d’avoir besoin des autres alors que c’est si bon?

 

Savez-vous pourquoi on a tellement peur d’avoir besoin des autres?

Parce que ça demande de s’ouvrir et de s’abandonner à ce qu’on est de plus authentique et vulnérable en présence de l’autre (l’autre, c’est aussi nos créations).

Ce faisant, on perd le dessus et le contrôle, on arrive nez à nez avec ce qu’on ignore ou rejette de soi, face à face avec l’inconnu. Notre autosuffisance chimérique en profite pour passer par dessus bord et on craint de subir le même sort.

À l’aide! Oups! Recevoir de l’aide c’est accepter d’avoir besoin de l’autre…

Ça fait capoter notre mental isoloir qui, tel une huitre, ne survit qu’en coquille. Malheureusement il ne produit pas de perles.

Lorsqu’on est sur le point de s’ouvrir, il tente plutôt de sauver sa peau en nous faisant moult peurs et menaces : on va se faire étouffer, bouffer, abuser, vider, diminuer, ridiculiser, détrôner, utiliser, rejeter, emberlificoter, ligoter, assujettir, envahir, écrapoutir, trahir, avachir, anéantir…. Et j’en passe!  

Hypnotisés comme des enfants devant leurs programmes de télé familiers, on ne voit pas que c’est lui qui nous fait déjà toutes ces bonnes et belles choses!

En plus, ce Parrain de notre p’tite pègre interne nous convainc que c’est un échec honteux de baisser la garde, déposer les armes, se laisser atteindre par nos proches et fondre à leur contact, quitte à être parfois blessés.

Mon doux qu’on est dans le champ avec lui, et… mal pris!

On croit à tort qu’accepter d’avoir besoin des autres c’est leur chanter ce qu’on désire sur tous les tons, avec quelques variations: larmoyant, soupirant, grognant, exigeant, désapprouvant, maudissant, prêchi-prêchant, menaçant, harcelant, dénigrant.

On est sûrs que, si on trouve la bonne combinaison, leurs coffres forts vont s’ouvrir et nous prodiguer leurs trésors, alors qu’on est nous-mêmes fermés à double tour!

En réalité, pour accepter ce besoin, il faut d’abord se laisser atteindre par l’autre et donc lui donner l’importance qu’il a à nos yeux.

On doit ensuite embrasser avec coeur ce qui est touché, soulevé en nous à son contact et le lui offrir sincèrement. Il nous reste alors à recevoir sa vérité, son amour, son soutien, ses élans, ses inspirations.

Cette danse à aires ouvertes nous conduit au paradis, pas en enfer, croyez-moi!

Ah oui? Eh oui! Dites-moi ce que vous préférez.

Un bon danseur qui exécute à la perfection tous les mouvements et les pas qu’il maîtrise déjà en dansant avec vous?

Ou, un danseur qui fait un avec la musique et avec vous, qui se laisse guider par les pas qui émergent au fur et à mesure de cet abandon et de cette connexion, comme s’il découvrait la danse à votre contact?

Un amoureux qui connait les postures, les techniques et les endroits stratégiques pour vous faire jouir et qui les applique avec la dextérité d’un grand chirurgien.

 Ou un amoureux qui s’abandonne et se laisse guider, d’instant en instant, par le plaisir, l’ardeur et l’amour que vous soulevez en lui, pour vous conduire au septième ciel?

Pas trop difficile de choisir, n’est-ce pas? Si c’est tellement merveilleux et délicieux dans le deuxième cas, c’est parce qu’on est en état de découverte amoureuse. Le flot créateur et amoureux de DJ Allegro circule alors librement, abondamment en nous et entre nous.

Ça prend plus de courage, c’est sûr, pour s’ouvrir aux autres et s’abandonner à ce qui naît de tendre et de neuf en leur présence que pour prendre les rennes et faire ce qu’on sait et contrôle déjà.

C’est ce passage de l’un à l’autre que nous amènent à faire Le Coeur Créateur et les Improrelations. Ils nous permettent d’apprivoiser la découverte amoureuse. De développer le courage de plonger dans cette danse qui nous allume et nous comble au-delà de ce qu’on peut imaginer dans notre bulle fermée.

Ce courage nous permet d’oser suivre nos élans et nos inspirations sans savoir comment ils seront reçus, de nous investir pleinement et de persévérer dans un projet ou une création sans garantie de succès.

Une p’tite pratique courageuse avec ça?

    Empressez-vous d’acheter des chandelles d’anniversaire. Lorsqu’une personne vous touche, vous inspire, vous réjouit, vous réconforte ou vous soutient, offrez-lui une chandelle pour souligner et célébrer la différence qu’elle fait pour vous à ce moment-là.

Plusieurs l’ont fait. Ça leur a pris du courage pour sortir de leur bulle et  traverser la p’tite ou la grosse gêne qu’ils ressentaient mais ils m’ont tous raconté, les yeux brillants, comment ils ont été touchés et ravis des réactions des gens qui, après l’étonnement de départ, ont été aussi touchés et ravis qu’eux.

Cette pratique fait des merveilles.

Elle vous met à l’écoute de votre entourage d’une nouvelle manière. Vous amène à recevoir et donner en direct. Vous permet de reconnaître ce que l’entourage vous apporte de bon. Vous entraîne à aller vers l’inconnu et à danser avec l’imprévu. Rend votre quotidien inspirant et captivant.


Lâcher prise c’est bien beau, mais comment on fait ça?

Lâcher prise c’est bien beau, mais comment on fait ça?

 Je vous ai demandé dernièrement de m’écrire les commentaires et les questions qui vous viennent quand vous lisez mes billets. Au début, j’ai reçu une couple de beaux courriels et pas de questions. Hooonnn…

Qu’a fait l’héroïne ici présente? S’est-elle arraché les cheveux en s’écriant, je le savais, je n’en vaux pas la peine, en voici la preuve… non écrite, s’est-elle jetée à corps perdu dans la drogue, le sexe et les crottes de fromage pour oublier sa déception, a-t-elle profité de la promotion du frère André au royaume des saints pour lui promettre un pot de vin, s’il répondait à ses vœux?

Non! Elle a choisi d’exercer sa plus grande liberté : celle d’aimer, de créer et de jouer, en gardant les portes de son cœur, de son corps et de son esprit grandes ouvertes.

Qui dit ouverture dit lâcher prise : sur la forme qu’aura la réponse à nos vœux, les chemins qu’elle empruntera et le temps qu’elle prendra pour se montrer le bout du nez.

C’est le temps d’apprendre à barboter et nager dans les mystères de la création amoureuse. C’est l’art qu’enseigne Le Cœur Créateur : passer des fixations, contrôles et limitations du mental isoloir à la générosité, la fluidité vibrante et l’inventivité du flot créacoeur.

Vous voulez la recette?

Primo, ne prenez pas cette pratique trop au sérieux. Elle réussit quand on la fait avec la légèreté d’une bulle, la curiosité d’un enfant et la souplesse d’un élastique.

Secundo, lâchez un instant ce à quoi vous vous cramponnez à l’extérieur de vous, comme un noyé à son sauveteur. Vous allez le faire couler et vous avec!

Quand ça ne répond pas dehors, c’est le temps de prendre l’appel en dedans.

Et, comme je l’ai écrit dans le chapitre sur l’échec créacoeur, il faut un minimum d’ouverture, d’abandon, de connexion à soi pour recevoir et jouir de ce qu’on désire.

Maintenant que vous avez les mains libres, rentrez au bercail pour faire une p’tite saucette amoureuse et créatrice chez vous.

 Comment? En disant oui et à ce que vous vivez et désirez. Ça va vous décrisper.

 Dilatez d’abord votre cœur et tendez une main chaleureuse  à la vérité vibrante de ce que vous sentez (celle dans laquelle vous avez écrit le mot bienvenue, à la fin du billet précédent, Éloge de la folie créatrice et amoureuse).

 Gardez l’autre ouverte  pour épouser et soutenir ce que vous souhaitez (celle dans laquelle vous avez écrit les mots dans la danse).

 Faites ensuite les yeux doux à l’inconnu avec une curiosité ouverte et détendue.

 Puis dansez avec l’imprévu en suivant à la trace vos inspirations et vos élans.

 Vous voulez savoir la suite de mon histoire et comment j’ai pratiqué cet art?

 J’ai tendu la main à ma déception pour lui faire la bise et écouter son histoire.

Ça m’a rapprochée encore plus de mon besoin essentiel et incitée à l’adopter pour de bon : mon besoin d’échanges en direct avec vous.

Ce qui m’a rendue alerte aux inspirations et aux élans qui ont émergé en réponse, entre autres, en parler avec quelques-uns d’entre vous.

Et voilà que, dans une séance avec un couple, je sors une phrase bien sentie: quand on reste accrochés à quelqu’un qui ne peut pas nous donner ce qu’on souhaite, c’est qu’on n’est pas prêts à le recevoir.

J’ai soudain l’impulsion d’aller écrire ce trait de génie sur facebook. Ce que je fais le soir même. Deux heures plus tard, le Cœur Créateur a opéré sa magie.

Croyez-le ou non, le Père Noël s’est pointé sur facebook avec sa poche de cadeaux: un attroupement de réactions et de questions sur le lâcher prise qui m’ont inspiré ce billet.

Quelqu’un m’a bravement nommé sa peur de lâcher prise et une autre sa difficulté.

Tadam! Je tenais le sujet du prochain billet : pourquoi a-t-on parfois si peur et pourquoi  est-ce si dur de lâcher prise?

En attendant, rappelez-vous : quand ça ne répond pas comme vous voulez dehors, c’est le temps de prendre l’appel en dedans.

Alors, desserrez les poings, soyez fluides comme les p’tits poissons des chenaux, plongez en dedans pour dire oui et avec cœur à ce que vous vivez et souhaitez et suivez la piste de ce qui vous fait vibrer pour danser avec l’imprévu.

Et si vous n’y arrivez pas? Eh bien, lâchez prise et acceptez de ne pas y arriver! Il y a sûrement un ne pas ou une peur qui se cachent dans votre brousse intérieure et qui vous font forcer du nez …. À suivre…

J’oubliais! Depuis, j’ai reçu d’autres commentaires, par courriel ou directement sur le blogue. Allez les lire si ce n’est pas fait!