Embrassez le tremblement!

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Qui aurait cru qu’un handicap subit et débilitant pourrait rendre un peintre beaucoup plus créateur et inventif qu’il ne serait sans ce handicap?

Voici une vidéo qui illustre à merveille comment le fait d’embrasser notre réalité présente avec nos obstacles et nos vulnérabilités, en restant connectés à ce qu’on désire réaliser, fait apparaitre des possibilités inattendues dans ce qui était négatif au départ:

Malheureusement, il est en anglais, mais il dure seulement 10 minutes, il est captivant et simple à saisir.

En l’écoutant, imaginez quel arc-en-ciel pourrait émerger dans la brume de vos difficultés, si au lieu de vous juger ou vous rejeter, vous les abordiez comme des ressources pour réaliser de ce qui vous tient à cœur au-delà de ce que vous pouvez imaginer.

 

Il y a deux mouvements essentiels à cet art de la découverte amoureuse:

– embrasser la réalité telle qu’elle est avec tout ce qu’elle contient

– s’ouvrir aux inspirations, aux pistes et aux élans qui nous viennent de cette connexion bienveillante, en sortant des sentiers battus de nos contrôles et nos images, pour se laisser inspirer par ce qui nous entoure.

 

La pratique

Choisissez une difficulté ou un obstacle qui vous donne du fil à retordre.

 

1- Pour y découvrir des nouvelles manières d’être, de vous exprimer et d’interagir, commencez par porter attention à ce qui se passe dans votre corps en disant Bienvenue aux émotions, aux sensations et aux réactions que cette difficulté soulève en vous.

Ça va vous aider à laisser aller vos résistances face à ce qui se passe présentement.

Comme le peintre dans la vidéo, en embrassant votre réalité présente, vous pourrez accéder à des inspirations et des élans créateurs insoupçonnés.

 

2- Imaginez ensuite une boucle rouge autour de la personne, du malaise, de la difficulté ou la situation qui vous donne du fil à retordre, comme si c’était un cadeau qui dégage un parfum que vous aimez.

Inspirez profondément ce parfum en vous ouvrant à recevoir la perle d’inspiration qu’il contient.

Dites avec bonheur :

– Je m’ouvre à recevoir du bon, du beau et du nouveau de cet obstacle ou ce malaise et de ce qu’il éveille en moi.

Puis restez détendus et curieux jusqu’à ce qu’un élan ou une inspiration vous vienne naturellement de cette connexion.

Ne forcez rien. Acceptez de ne pas savoir et de ne pas contrôler la possibilité qui cherche à naitre.

S’il vous vient une intuition ou une impulsion, suivez-la pas à pas.

Si vous vous sentez simplement plus vivants, ouverts, curieux et heureux, jouissez-en!

S’il ne vient rien de nouveau, lâchez prise et revenez à vos occupations habituelles, en restant ouverts à ce qui vous touche, vous anime ou vous intrigue.

Une nouvelle possibilité risque de vous apparaitre dans le feu de l’action ou à travers vos interactions.

Pour vous aider à rester en état de découverte amoureuse, lorsque quelqu’un ou quelque chose vous inspire ou vous fait vibrer, dites une des phrases suivantes en y injectant de la joie :

– Merci, ce que tu viens, d’exprimer ou de faire me touche, m’anime

– Wow, ce que tu es me donne le goût de… me fait découvrir…

– ôôôh, ta présence m’inspire…

Puis suivez la trace de ce qui vous fait vibrer en étant attentifs aux arcs-en-ciel qui  apparaissent sur votre chemin.

 

 

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Êtes-vous assez fous pour être heureux?

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 Êtes-vous assez fous pour être heureux?

Rien de mieux qu’une dose de folie créatrice pour mettre du lousse dans ses cercles vicieux et s’ouvrir à des possibilités inespérées!

La 1ère fois où, des cœurs dessinés sous les pieds, j’ai décidé d’offrir une danse improvisée à une participante bloquée, j’avais le cœur battant, les joues rouges piment, et mes pensées couraient dans tous les sens en criant sauve-qui-peut !

Vous dire comment j’avais peur d’être ridicule, que ça finisse en queue de poisson ou de me retrouver ligotée dans la camisole de force des jugements!

Mais, ce n’est pas en restant vissée au connu et au prévisible que je peux aider l’autre à laisser émerger ses aspects les plus libres :

les inventifs et les festifs, les épris et les gratuits, les curieux et les amoureux, les délicieusement ordinaires et les libres de déplaire, les vrais de vrais et les sans regrets, les hors pairs et les pas piqués des vers !

Et puis, j’ai remarqué au fil des ans que quand on tourne en rond dans un problème insoluble ou un malheur récalcitrant, il y a toujours trop de sérieux et d’exigence dans l’air.

J’ai donc bravement fait jouer une chanson de Gurrumul, me suis couchée sur le dos comme un chiot enjoué et ai invité ma participante à se laisser hypnotiser par ma p’tite-danse-de-pieds-fous-d’amour pour se mettre en état de découverte amoureuse.

Un vrai saut en Bungee dans l’inconnu!

Après un fou rire de circonstance, comme si j’avais crié « Sésame ouvre-toi! », son cœur a fondu et la caverne de ses richesses intérieures s’est ouverte pour lui offrir des pistes chaudes et vibrantes.

J’étais aussi ravie que surprise de réaliser qu’une douce folie peut être aussi contagieuse que fructueuse!

Trop souvent, on essaie de la dompter pour se mouler aux attentes extérieures ou éviter toute possibilité de faire des erreurs et on éteint l’étincelle qui fait de nous des humains inoubliables, des artistes de la joie, des créateurs juteux et des amoureux succulents!

Cette bienheureuse folie, je vous invite à la pratiquer tout le mois d’avril pour que la coutume du poisson d’avril vous fasse prendre les bons plis des joyeux vivants.

 

La pratique

Au lieu de jouer un tour aux autres, que diriez-vous de vous jouer un bon tour pour vous surprendre vous-même et métamorphoser vos vieilles habitudes en possibilités nouvelles?

Je vous invite à laisser s’exprimer votre fou du roi qui révèle au grand jour ce qui est caché, votre clown sacré qui déjoue vos calculs et vos reculs et votre bouffon irrévérencieux qui dénoue le corset de vo fixations et crispations.

Comme l’a écrit Rumi  : « Vivez où vous avez peur de vivre. Détruisez votre réputation. Soyez notoires. J’ai essayé d’être prudent pendant assez longtemps. À partir de maintenant, je vais être fou. »

 

Vous êtes prêts ? Alors, demandez-vous :

si je commençais à me foutre de ce que je pense de moi et de ce que les autres pensent, qu’est-ce que je permettrais d’être, d’exprimer ou d’offrir ?

– quel envie folle j’écouterais avec joie?

– qu’est-ce que j’offrirais de bon coeur sans calculer ?

– qu’est-ce que j’oserais exprimer sans me préparer ou me censurer ?

– quel masque je laisserais tomber comme une vieille peau morte ?

– quelle vérité inattendue je laisserais s’échapper en riant ?

– quel inconfort j’accueillerais pour oser être moi-même ?

– quelle  belle question idiote je poserais avec sans-gêne ?

– quelle erreur ou quel faux pas je pourrais célébrer?

– quel impulsion taquine je suivrais pour la plus grande joie de tous ?

– quelle aventure j’entreprendrais sans savoir où ça va me mener ?

– quelle passion je laisserais gambader en toute liberté ?

 

Suivez-ce qui vous vient, sans vous attacher pas au résultat, en restant dans la gratuité.

Rappelez-vous qu’il y a une seule personne au monde comme vous et que vous êtes les seuls à pouvoir la mettre au monde; que c’est dans notre vraie nature d’être amoureux et créateurs !

Refaites cette pratique régulièrement pour libérer votre folie fructueuse et contagieuse et donnez-m’en des nouvelles !


Savez-vous perdre en beauté?

« Ça veut dire que je me suis trompé(e) tout ce temps-là, que je l’ai pas l’affaire ? Pas question! »

Si vous me demandiez un des ingrédients essentiels au bonheur, je vous dirais : être bon perdant ou mordre la poussière en beauté!

Trop souvent, on tourne en rond dans nos malheurs et on n’arrive pas à réaliser ce qui nous tient à cœur, parce qu’on refuse d’admettre que notre manière d’aborder la vie ne marche pas.

Elle ne fonctionne pas parce qu’elle nous garde coincés dans nos vieux conditionnements qui nous privent de notre liberté, notre joie de vivre, notre plénitude amoureuse, nos ressources créatrices.

Elle ne fonctionne pas parce qu’elle nous maintient dans le manque, l’insatisfaction, la lutte contre soi, les autres, la vie et nos rêves les plus chers.

Pourtant on résiste à cet échec comme le diable dans l’eau bénite ! On a investi beaucoup de nous-mêmes dans cette manière d’être, de voir et de réagir, et on veut prouver que c’est la bonne, sinon on se sent nuls, sans dessein, moins que rien.

Alors, même si ça ne marche pas, on reste dans ce qu’on connaît et contrôle et on justifie ce qui nous garde mal : vouloir avoir le dessus sur les autres ou la vie, nier la réalité, s’acharner dans des relations impossibles, recycler les mêmes conflits, rejeter nos intuitions, nos besoins, nos aspirations, nos élans, notre vulnérabilité.

Un peu comme si la chenille s’entêtait à vouloir prouver qu’elle n’a pas besoin de sortir de son cocon pour devenir un papillon…

J’ai réalisé au fil du temps que même si l’autre est dans le champ, même si c’est pas juste que la vie ne me donne pas ce que je veux, comme je veux, quand je veux et même si je crois dur comme fer que j’ai raison, eh bien, je suis beaucoup mieux de perdre cette bataille de la raison qui a raison, bon!

Que si je veux réaliser et recevoir avec bonheur ce qui me tient à cœur, je suis mieux d’accepter que je ne suis pas plus brillante que la vie, pas plus forte que l’amour, pas en contrôle et pas au-dessus de ce et ceux qui m’entourent …

Ça fait un bien fou et ça permet de collaborer avec la vie pour découvrir des belles possibilités dans ce qu’elle nous présente.

Et vous ?

Et vous, comment réagissez-vous quand vous vous trompez, quand vous vivez un échec, quand vous sentez que vous n’avez pas raison ?

Vous rejetez-vous, vous blâmez-vous, vous jugez-vous ? Boudez-vous, fuyez-vous, partez-vous en guerre?

Au lieu de vous invalider ou de vous défendre, je vous suggère de voir vos échecs comme un passage obligé ; une porte d’entrée vers une vie nouvelle qui correspond à vos aspirations profondes ; une ouverture vers une possibilité, que vous ne pouvez pas imaginer ou découvrir, si vous gardez vos vieilles façons de réagir.

Je vous invite à vous donner la permission de ne pas l’avoir (l’affaire, les dessus, le contrôle) pour être en état de découverte amoureuse, vous détendre et vous laisser surprendre par la vie.

La pratique

Voici une pratique pour vous décrisper, décongestionner votre tête et vous ouvrir à ce qui cherche à émerger de nouveau à travers vos déconfitures.

Choisissez une interaction où vous vous obstinez ou une situation où vous vous braquez.

Imaginez que par l’entremise de ce moron qui vous tient tête, cette circonstance qui vous horripile, la vie dans sa grande ingéniosité, essaie de vous faire lâcher ce qui vous garde mal et de vous faire faire une découverte inespérée qui vous rapprochera de ce qui vous tient à coeur!

Plutôt que de vous entêter ou bouder, acceptez l’échec de vos batailles de coqs pour découvrir cette possibilité.

Commencez par vous dire avec douceur et humour :

Même si j’ai raison, j’accepte que je l’ai pas l’affaire et que c’est parfait parce que ça ne me rend pas heureux (se et ça ne me donne pas ce que je veux)!!

Puis, faites quelques petites steppettes en chantant : Vive l’échec libre! Vive l’échec libre!

Demandez-vous ensuite :

Si je cesse de vouloir prouver que j’ai raison ou de me braquer contre ce qui se passe maintenant, qu’est-ce qui peut émerger de bon et de nouveau pour moi ?

Chérissez cette question ; même si vous n’avez pas de réponse, elle vous plonge dans l’espace de découverte amoureuse.

Acceptez d’être vulnérables et ouvrez-vous aux impulsions, images, émotions, inspirations qui vous viennent, quel que soit leur contenu.

Si vous les embrassez dans l’intention d’aimer et créer, ils vous feront du bien et vous feront découvrir de nouveaux horizons.


ÔôôH… HAAA… MMM!

Samedi matin 7:00. Aïe, je n’ai toujours pas trouvé une pratique créatrice pour surprendre et ouvrir les sept participants qui arrivent tantôt pour leur journée d’Improrelations ! Suspense…

J’ai deux choix : je me mets en mode torture mentale du genre Gestapo pour tarés, ou j’accepte l’inconfort de ne pas savoir pour rester curieuse et réceptive comme un enfant devant la fée des étoiles.

J’opte pour la fée des étoiles et répète quelques fois sur un ton émerveillé : ôôôh, je me demande ce qui peut émerger de beau, bon et nouveau de cette situation !?

Je revois dans un éclair le visage inquiet d’une participante, en quête d’une voie qui a du cœur pour exprimer ses talents : je n’ai pas de plan, je ne sais pas où je dois aller, je me sens perdue...

Je me répète ce que je lui ai répondu: c’est parfait, tu n’es pas supposée le savoir d’avance ; sur cette voie du cœur créateur, les inspirations viennent au fur et à mesure, dans le flot de nos actions et nos interactions ; si on veut des garanties dès le départ, on fait du réchauffé, du forcé ou de l’éteint.

Bon, me voilà enfin en état de découverte amoureuse, de jeu et d’abandon : essentiel pour libérer les hormones du bonheur et découvrir des possibilités inespérées dans ce qui m’habite et m’entoure!

Au bout d’un moment, j’ai un élan : écouter le dernier CD de Sylvie Laliberté.

Je mets une chanson au hasard, ‘Les petits chemins’ : Moi je l’aime bien ce p’tit chemin entre nous, Tous ces p’tits cailloux disposés dans la maison, J’les ai placés un peu partout jusqu’au salon, Pour ne pas oublier de sauter vers toi… Moi je l’aime bien ce p’tit sentier en papier… Tu es mon lieu préféré sur terre.

La fraîcheur de cette chanson me réjouit et m’allume.

Ôôôh ! Sans crier gare, des mini cailloux d’inspirations surgissent pour faire un p’tit chemin entre mes participants et moi.

Dans un clin d’oeil, j’entrevois les cœurs colorés de ma collection à la queue leu leu sur le plancher où a lieu l’atelier : un joyeux sentier pour entrer dans l’espace du Cœur Créateur et sauter les uns vers les autres.

J’ai une bouffée de gratitude pour le courant de vie allègre et généreux qui me porte maintenant.

Je suis passée de l’inconfort de l’inconnu, à l’acceptation de ne pas savoir, à l’abandon à la découverte amoureuse, à l’inspiration vibrante.

Une impulsion jumelle m’arrive sur le chapeau des roues : mettre des papiers sous les plus gros cœurs avec des mots qui décrivent la qualité de présence à offrir (à soi et aux autres) pour être bien.

Des mots doux comme ouverture, émerveillement, abandon, gratitude, authenticité, humilité ou tendresse se retrouvent cachés sous des cœurs: des à trésors à découvrir.

En les plaçant, j’accouche d’une autre idée : Ôôôh, je pourrais ajouter un son ou un mot pour concrétiser ces qualités :

Oui et : l’ouverture et le consentement à créer et aimer à partir de tout

Haaa : l’abandon qui nous connecte au corps

Bienvenue : l’authenticité libératrice

Oôôh : la curiosité émerveillée

Et c’est parfait (tel que c’est) : la simplicité de l’humilité

Mmmm : la tendresse de l’acceptamour

Merci : la gratitude qui nous permet de recevoir ce qui est bon

Quand on les dit en leur injectant de la vie, du cœur et du sens, ces mots nous font passer de bornés bloqués à génies au grand cœur !

Oups, un quadruplet imprévu arrive pour compléter la famille ! Au moment où le premier participant prend un mot au hasard, je m’entends l’inviter à le dire chaque fois qu’il s’exprime dans le groupe.

Je ne m’en doutais pas, mais ça allait changer la couleur et la saveur de notre journée.

À travers ces mots simples et vivants, est entré dans le groupe un vent de légèreté, de surprise, de douceur, de liberté, de joie, de folie créatrice, d’humour, de bonté…

Pour vous donner une idée, imaginez les ouvertures salutaires et les heureux renversements qu’on peut vivre en disant avec émerveillement : ôôôhh, je me sens bloqué… ou d’un ton tendre : mmm que je suis fâché… ou avec gratitude : je me sens tellement impuissant, merci !

Ces mots ont improvisé des p’tits chemins radieux entre nos corps, nos cœurs et nos esprits.

Ils nous ont aidés à transformer nos oppressions, frustrations et déceptions en dons et à devenir mutuellement nos lieux préférés sur terre.

La pratique

Que diriez-vous d’infuser vos vies d’une douce magie, en choisissant un de ces mots pour rencontrer tout ce que vous vivez à partir de votre génie créateur et amoureux ?

Alors, faites-le avec cœur et curiosité pendant 10 minutes, une heure, une journée pour donner un second souffle à vos expériences et vos interactions.

Au début votre mental isoloir va sûrement rouspéter mais si vous persistez vous serez surpris de ce que vous découvrirez.

Oui et, j’espère que je vous ai donné le goût de faire cette pratique. Ôôôh que je suis curieuse de savoir ce que ça va vous faire vivre … Mmmm, je serai heureuse d’avoir de vos nouvelles. Bienvenue à toutes vos expériences et vos questions. Et c’est parfait si vous ne voulez pas m’en donner ! Haaa, je m’abandonne à ce qui va venir ou non. Merci pour tout !


L’inspiration du lundi

« La musique c’est l’espace entre les notes. »

Claude Debussy


Et la musique de nos vies c’est l’espace entre nous, où se tissent constamment des liens vibrants et essentiels.

Résonner et participer à cette musique fait cesser nos batailles, tomber nos murs et nous permet de faire un avec ce qui nous habite et nous entoure.

Si vous pensez que c’est une notion à l’eau de rose pas très pratique, imaginez un instant ce qui serait arrivé si le Dr Turcotte avait senti concrètement ce lien qui l’unissait à ses enfants. Il n’aurait pas pu les tuer comme il l’a fait n’est-ce pas?

D’ailleurs, Orland Bishop, un activiste de Los Angeles, donne vie et forme à cette notion d’unité et d’interconnexions pour faire diminuer avec succès la violence des gangs de rue.

Son leitmotiv est : oneness is abondance (l’unité c’est l’abondance). Il s’appuie sur sa certitude que ce sentiment d’unité et d’appartenance est justement ce que ces jeunes recherchent.

C’est déjà énorme mais ce n’est pas tout. Les harmonies de cette musique nous épanouissent au-delà de tout ce qu’on peut souhaiter. Impossible de se réaliser pleinement si on n’y participe pas.

Pire, on perd le groove de nos vies et on est condamnés à courir après toutes sortes de sensations fortes qui nous laissent sur notre faim.

Heureusement, on les capte tous à un moment ou un autre en marchant dans la nature, en écoutant une musique, en créant, en aimant, dans un moment de crise…

Dernièrement, une participante me racontait, aussi ébahie que bouleversée, comment elle les avait ressenties au chevet de sa mère à l’article de la mort : quand je prenais soin d’elle, j’avais la sensation que c’était de moi que je prenais soin, c’était incroyable, je me sentais dans un autre monde!

Réjouissez-vous, on n’est pas obligés de vivre des situations extrêmes ou d’être dans des contextes privilégiés pour en jouir!

Il suffit de sortir de nos bulles fermées, puis de nous ouvrir pour nous mettre en état de découverte amoureuse face à tout ce que la vie nous présente.

Quelle bonne nouvelle! Cet état incite notre cerveau à sécréter les hormones du bien être, celles qui nous donnent un beau p’tit buzz organique qui nous rend encore plus présents. Un peu comme dans les débuts d’une relation amoureuse.

Rien de mieux que l’acceptamour jumelée à une question créacoeur (une question qui relie vos désirs, vos obstacles et votre état actuel) pour vous mettre dans cet état et vous faire vibrer à cette musique.

Commencez par vous détendre pour mettre votre mental au repos et accueillez ce que vous vivez en disant : ceci est parfait pour aimer et créer.

Puis, faites sonner une cloche, ou tapez doucement du pied, pour vous rappeler que c’est le temps de vous mettre en état de découverte amoureuse.

Passez ensuite un bon moment à faire les yeux doux à une question créacoeur, comme :

Ôôôh !? Qu’est-ce qui cherche à naître de beau et de bon, et qui répond à mes vœux les plus chers, à travers ce sentiment, cette rencontre ou cette situation difficile ?

Restez en sa présence. Chérissez-la. Ne cherchez pas la réponse dans votre tête mais servez-vous en pour sentir ces harmonies qui nous relient à tout. Remerciez-la d’exister et d’être votre guide de la journée, lâchez prise et demeurez disponibles à recevoir des réponses des endroits les plus inattendus.

Le simple fait de vous la poser avec curiosité et bienveillance, sans vous mettre de pression, va vous ouvrir et vous procurer un sentiment de bien-être.

Et, si cette question ne vous inspire pas, vous en trouverez plusieurs autres dans les pratiques du chapitre 5 du Cœur Créateur.

P.S. J’ai un nouvel ordinateur (un Mac) et ne suis pas encore tout à fait à l’aise avec toutes ses fonctions alors ne vous étonnez pas des deux petites phrases rouges au début et des fautes s’il y en a (je n’ai pu pas installer mon Antidote encore).

P.P.S. Avec mon changement d’ordinateur, je n’ai pas encore retrouvé la liste de ceux d’entre vous qui sont inscrits à ce blogue alors si vous ne recevez pas mon courriel vous annonçant que le billet de lundi prochain est sorti, pourriez-vous m’envoyer un message avec le mot m’abonner dans le titre, je vous inscrirai à nouveau.

Merci et bonne semaine!


L’inspiration du Lundi

      

 

« C’est seulement parce que l’artiste est en exploration qu’il peut ouvrir de nouveaux champs d’expérience et faire ressortir des aspects neufs et des qualités inédites des scènes et des objets familiers. »

John Dewey, Art as Experience

 

Être en exploration, ou en état de découverte amoureuse, c’est un mélange maison d’ouverture et de pré-émerveillement devant ce que la vie nous présente, pour aimer et créer en duo avec elle.

Ça nous permet de découvrir des possibilités inespérées dans ce qu’on vit et rencontre.

Il faut d’abord passer par l’inconfort de l’inconnu et du chaos.

Comme pour toute naissance, on sue en masse, on se sent souvent dépassé(e)s, on ne paraît pas toujours bien, on ne sait pas quand ça va aboutir ou si le bébé va être normal et il y a des moments difficiles (en passant, bonne fête à toutes les mamans qui sont passées par là!).

C’est là qu’on tergiverse et renâcle à profusion. Le hic c’est que lorsqu’on hésite et pense trop, nos bébés se font avaler tout rond par les excuses et justifications que notre mental isoloir, résistant à tout ce qu’il ne contrôle pas, produit en quantité industrielle à la vitesse du son.

Ces temps-ci, je passe par là souvent parce que j’explore des terrains inconnus. J’apprends à créer la musique de mes chansons, un rêve qui me semblait inatteignable il n’y a pas si longtemps.

Pourquoi? Parce que je n’ai jamais fait ça et n’ai pas appris la musique. En plus, je peux être assez poche merci dans toute activité qui comporte des calculs (au secours!), des mesures (c’est quoi ça?) et des petites choses rondes, avec ou sans queue, qui montent et descendent des escaliers à toute allure en faisant des sons qu’on doit reconnaître (hein?).

L’écart entre mon rêve et ma réalité me semblait infranchissable au départ et je ne savais pas comment le combler.

C’est en acceptant de rester en présence de cet écart, de demander de l’aide et de ne pas écouter mon mental me susurrer que j’ai les notes crochues de naissance, que le miracle s’est produit : j’ai improvisé la musique de ma première chanson et suis joyeuse comme un pinson!

Voici une pratique pour vous aider à traverser ce passage épineux.

Illustrez-le simplement sur une feuille de papier avec des mots, des images, des couleurs qui représentent pour vous le chaos, l’inconnu et vos résistances préférées. Trouvez-lui un nom évocateur.

Puis, fabriquez de la même manière le territoire où vous aimeriez vous rendre (ce que vous aimeriez être, sentir, vivre, créer). Quel est le nom de ce lieu tant convoité?

Mettez-les deux feuilles par terre et passez régulièrement de l’une à l’autre en ressentant, mimant, chantant, inventant un rap ou dansant tout ce que ça soulève en vous.

Vous voilà devenus des artistes du pré-émerveillement!


Rien de mieux qu’un conte de fées pour débloquer…

Rien de mieux qu’un conte de fées pour débloquer…

 Je suis toujours aussi enchantée et comblée quand je plonge avec mes participants dans l’univers de l’imprévisible et du jeu. J’ai l’impression d’entrer dans un conte de fées.

On se retrouve au cœur des choses, en état de découverte amoureuse et un moment merveilleux et transformateur pour tous s’improvise sous nos yeux

En voici un exemple frappant avec Bip, un homme en quête d’un travail qui correspond à sa vraie nature. Aujourd’hui, à peine installé dans son fauteuil, il m’annonce qu’il étouffe.

Je lui demande avec curiosité ce qu’il étouffe et lui offre spontanément une vieille clé trouvée chez un antiquaire pour l’aider à se mettre en état de découverte amoureuse,: tourne-la doucement à l’endroit de ton corps où tu étouffes et laisse émerger ce qui vient sans te casser la tête. J’entends en écho à l’intérieur de moi: tourne la chevillette et la bobinette cherra.

Nous voilà à l’orée du pré-visible et du merveilleux. Sa réponse bondit de sa bouche  comme un lapin: je ne veux pas écouter ce qui vient de moi, c’est ça que j’étouffe. Ça fait trop longtemps que je suis obligé de répondre à ce qu’on attend de moi.

Bip m’a déjà raconté comment il avait été ridiculisé à l’école. Depuis ce temps, pour fuir sa honte et prouver à son entourage qu’il est capable de répondre à leurs demandes,  il étouffe lui-même ce qu’il est, vit et veut réellement.

Pour ajouter l’inutile au désagréable, il se tape sur la tête de ne pas être assez bon pour s’en sortir avec les nombreux cours de croissance personnelle qu’il suit.

Après avoir improvisé une chanson sur son conflit intérieur, je l’invite à laisser s’exprimer la part de lui qui étouffe ses élans. Oups, il s’étouffe encore plus tout en forçant du nez pour me répondre. Il se contorsionne comme un bretzel. Si on continue comme ça, on risque d’étouffer son moteur de vie…

Comme de fait, au bout d’un moment, tout ce qu’on arrive à créer ensemble c’est une symphonie de bâillements. Il baille, je baille, il baille aux corneilles, je baille de plus belle…

À moi d’oser aller dans l’inconnu au lieu de l’inciter à le faire. Je fais les yeux doux à l’inconnu et me prépare à danser avec l’imprévu.

Mon mental isoloir en profite pour chigner un peu. Aucune idée de ce qui va se passer ou de ce que ça va donner alors impossible pour lui de contrôler quoi que ce soit et il n’aime pas ça.

Mais je fais confiance et demeure alerte en attendant un signal.

Soudain, Bip me demande si le grand cheval en bois qui est au centre de ma pièce était là la dernière fois. Une impulsion furtive surgit en moi. Je la saisis au vol : oui et il t’attend, depuis longtemps pour galoper, lève-toi et monte dessus!

Il hésite un moment puis va s’assoir à califourchon sur le cheval. Nous voilà tous les deux en cavale, lâchés lousse dans la brousse vivide des mouvements échevelés.

Je me laisse emporter à crier des ti-galops rythmés en l’invitant à suivre mon tempo sur son cheval. Mon rationnel déboussolé court en arrière en criant : aie, aie où est-ce que vous allez comme ça?! Pas le temps de l’écouter. Je me laisse porter par la vie qui nous transporte au-delà de la lourdeur et de la stagnation de tout à l’heure.

Je demande soudain à Bip ce qu’il vit et voit sur son cheval. Aha, aha, aha, je ne suis plus pris dans ma tête, je suis dans mon corps. Ça bouge et j’ai le goût de suivre mon mouvement… Je n’étouffe plus.

Il est content d’avoir retrouvé une part de sa vitalité et de sa liberté et abasourdi des chemins par lesquels on est passés ensemble.

De mon côté, je suis enchantée d’avoir trouvé avec lui la porte d’entrée de son flot créacoeur. Mon audace grandit de fois en fois, ma foi! Pour moi ma Myéline y est pour quelque chose…

Imaginez cette semaine que vous êtes un personnage de conte de fées et que les autres sont aussi des personnages dans votre conte.

Que tout ce qui vous entoure prend vie et vous parle pour vous faire découvrir des trésors qui répondent à ce qui vous tient à cœur et que la magie de la découverte amoureuse peut se passer avec n’importe qui, à n’importe quel moment.

Écoutez, regardez, sentez les signaux que vous recevez de ce qui attire votre attention autour de vous. Puis, tournez votre clé et dites tout bas : tourne la chevillette et la bobinette cherra.

Imaginez qu’une porte s’ouvre sur un monde merveilleux et délicieux insoupçonné.

Quelle attitude, quel regard, quel élan ou geste nouveaux ça vous inspire?

P.S. La magie était au rendez-vous au groupe d’improrelations en fin de semaine : on a utilisé tout ce qu’on vivait pour aimer et créer au-delà de ce qu’on pouvait imaginer et galopé ensemble dans l’univers du Coeur Créateur…


La résurrection c’est pour maintenant!

 

«Être dans la Résurrection, c’est s’identifier à l’acte de vivre dans sa continuité créatrice d’instant en instant. La Résurrection se passe maintenant et elle est toujours en mouvement.»

Béatrice Bruteau, The Grand Option

 

Cette Résurrection dépend de comment on danse avec les expériences que la vie nous présente et éveille en nous.

Pour participer à la continuité créatrice de la vie, commencez chaque journée en  vous réjouissant d’avance de ce que vous allez découvrir de beau, de bon et de nouveau.

Cette gratitude instantanée (elle remplace la gratification instantanée et goûte bien meilleur!) va vous mettre en état de découverte amoureuse et vous ouvrir aux possibilités inespérées du Cœur Créateur.

Clamez, chantez, tremblez ou dansez avec cœur  une de ces formules magiques – ne la dites pas sagement assis dans votre fauteuil, vous allez vous priver de la folie libératrice de l’expression vibrante – jusqu’à ce que vous vous sentiez curieux, ouverts, reconnaissants, ressuscités :

Merci pour les élans créateurs et amoureux qui me viendront aujourd’hui.

Merci pour les invitations à aimer et créer contenues dans tout ce que je vis et rencontre aujourd’hui.

Merci pour les possibilités inespérées, cachées dans des endroits inattendus, qui répondent à mes vœux les plus chers.

Puis, pendant la journée, abordez tout ce qui vous intrigue, vous touche, vous allume, vous frustre, vous rend mal ou vous fait honte comme une invitation à libérer une parcelle de vie amoureuse et créatrice qui sommeille en vous.

Soyez prêts à laisser tomber vos réactions et jugements habituels et à vous ouvrir avec curiosité pour écouter, accueillir, faire circuler, vibrer tout ce qui émerge.

Rappelez-vous que le Cœur Créateur se faufile partout pour aimer et créer en collaboration avec vous et en accord avec qui vous êtes réellement.

Joyeuse Résurrection!

P.S. Avez-vous vu la résurrection de Dominique Michel hier à Tout le monde en parle? Avez-vous remarqué la douceur inhabituelle qui se dégageait de son visage et le nombre de fois qu’elle a dit : j’ai créé des liens… j’ai créé des liens…?

On sentait qu’elle avait tissé une nouvelle sorte de liens. Des liens de cœur où on développe un profond sentiment d’appartenance,  où on se laisse toucher et soutenir par les autres et où on les soutient en retour.

Chaque fois qu’on lui disait que ça avait dû être difficile pour elle, elle ajoutait: comme tout le monde, comme tout le monde… Elle tenait à s’inclure dans la grande famille de l’humanité,  à être ni plus, ni moins que les autres membres de ce plus grand tout.

Souvent, on attend d’être malades ou blessés pour s’ouvrir et se relier ainsi. Pour laisser les autres être là pour nous et être là pour les autres.

Pourquoi ne pas faire circuler, dès maintenant, cette belle tendresse entre vous et vos proches pour renaître à votre tour?

C’est ce que feront ceux qui participent au groupe d’improrelations de la fin de semaine prochaine…


L’inspiration du lundi

 

 

 

L’amour, c’est l’occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde pour l’amour de l’être aimé. C’est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu’appelle le large.

Rainer Maria Rilke

 Oui, c’est l’occasion de mûrir comme un fruit savoureux et juteux sous le soleil du cœur.

L’occasion d’épouser pleinement qui on est pour libérer sa forme unique.

L’occasion de devenir une terre d’accueil fertile pour recevoir l’amour de l’être aimé et le faire grandir.

C’est une haute exigence parce que l’amour est toujours en expansion, en mouvement, en création…

… Et, qu’il fait de nous des élus qu’appelle le large champ amoureux et créateur qui nous relie ensemble.

Aimer c’est quoi au juste?

 C’est l’ouverture, sans jugements et sans calculs à tout ce qu’on est, pour l’épanouir et l’offrir.

C’est faire confiance que ce qu’on vit maintenant est parfait pour aimer et créer.

C’est accepter de ne pas être parfaits et d’avoir besoin des autres.

Aimer c’est offrir à l’autre sa pleine présence et nourrir le meilleur de lui.

C’est cesser de l’utiliser pour dorer sa propre image, remplir son vide,  justifier ses fermetures et ses ressentiments.

C’est lui donner de l’importance, voir son humanité au-delà des apparences  – ses rêves, ses difficultés, ses blessures – et de nos préférences – ses besoins et ses goûts propres – et se laisser toucher, transformer par lui.

Choisissez maintenant une personne que vous avez de la difficulté à voir avec les yeux du cœur.

Imaginez une paille qui relie vos deux cœurs : un pipeline pour l’amour qui vous connecte à l’essentiel de chacun au delà des apparences, des barrières, des différends.

Inspirez par la bouche en buvant cet élixir d’amour puis expirez et envoyez-le à cette personne.

Faites cet aller-retour jusqu’à ce que vous sentiez ouverts et que vous la perceviez, en dehors de vos jugements et de vos résistances, comme une porte d’entrée vers du bon, du beau et du nouveau.

Puis laissez venir les inspirations et les élans qui naissent de cette vision créatrice du cœur.

Cette semaine essayez de voir chaque rencontre, chaque expérience comme une invitation à vous ouvrir pour les voir avec les yeux du coeur et rejoindre le vaste champ de possibilités créatrices et amoureuses dans lequel on baigne.


Vive l’échec libre!

Vive l’échec libre!

Josette vient de vivre un échec amoureux. Elle me dit d’une voix lourde de frustration qu’elle n’arrive pas à faire une pratique du chapitre 2 du Cœur Créateur.

Ce chapitre enseigne l’art d’être dans le champ pour la plus grande joie de tous ou, comment mordre la poussière en beauté pour découvrir des possibilités inespérées dans ses échecs.

Ne pas arriver à être dans le champ comme il faut, c’est le comble de l’échec quoi!

Mes antennes me font de grands signes de leurs bras graciles et lumineux : attention Denise, elle se met sans doute de la pression par réussir pââârfaitement cette pratique de l’échec et se reproche de ne pas y arriver!

J’en fais part à Josette. J’ajoute que ce n’est pas tant ce qu’on fait qui compte, mais Qui le fait et Pourquoi.

Alors par où croyez-vous qu’on a commencé?

Eh oui, par se décrisper et s’ouvrir plus grand pour inclure l’échec de cette pratique dans la danse de l’amour et de la création!

Comment? Je lui dis avec l’enthousiasme d’une vendeuse de plats Tupperware : wow! quel bel échec créacoeur, il est parfait pour aimer et créer.

Elle rit et respire plus amplement. Elle n’est plus en bataille contre sa difficulté et sa tête cesse de tourner à vide pour fuir le contact spontané avec son expérience du moment.

Une fois tombée l’urgence de la performance et de la gratification instantanée, elle est prête à s’absorber dans l’instant, se connecter à son corps vibrato et faire les yeux doux à l’inconnu.

Pour découvrir ce qui se passe pour elle, je lui demande de me décrire ce qu’elle n’arrive pas à faire dans cette pratique.

Je veux savoir quel cadeau est caché dans mon échec et la réponse ne vient pas!

A-t-elle pris le temps, comme suggéré, de dessiner une boucle rouge autour du symbole de son échec pour le voir et le recevoir comme un présent? (C’est le oui du oui et de toute bonne improvisation.)

–          Non!

De chérir sa question créacoeur – sans vouloir tout de suite une réponse – comme une poule couve son œuf en attendant que le poussin tout chaud du beau du bon et du nouveau soit prêt à sortir ? (C’est le et  du oui et.)

–          Renon!

Imaginez ce qui arriverait si la poule décidait que ça ne va pas assez vite à son goût et qu’elle ouvrait la coquille avant que la gestation soit complétée…

C’est pourtant ce que Josette fait avec ses attentes irréalistes. Elle essaie de trouver LA bonne réponse trop tôt, à partir de son mental isoloir, sans se mettre en état de découverte amoureuse.

Elle cherche à outrepasser le plongeon de l’inconnu, l’abandon à ce qui est là maintenant, glorieux ou pas, et l’interaction spontanée avec ce qui l’habite.

Et donc, à perdre le contrôle et le dessus pour faire les trois sauts qui lui permettront de découvrir du bon, du beau et du nouveau à partir de ce qu’elle vit maintenant.

C’est d’ailleurs une tendance populaire de nos jours: vouloir aller trop bien, trop vite pour ne pas être vulnérables, déséquilibrés, humains, imparfaits… Le bien-être, l’illumination ou le succès instantanés et que ça saute!

Et, comme on le sait, les ne pas nous conduisent tout droit au pays des impasses, de la stagnation et de l’insatisfaction. On perd contact avec le beat, le souffle, la mélodie et le groove de la vie.

Je l’invite donc à interagir avec ce qui se passe en elle comme avec une personne vivante, chère à son cœur : lui donner le droit d’exister telle qu’elle est pour se laisser  toucher et surprendre par ce qu’elle a à lui révéler.

Je lui suggère d’écrire bienvenue dans une de ses mains et de mettre sa main sur sa poitrine, là où elle sent un blocage, une oppression.

Des larmes montent spontanément et adoucissent son intolérance face à elle-même.

Elle peut maintenant embrasser ce qu’elle vit par rapport à l’échec amoureux qu’elle vient de subir.

Elle découvrira pas à pas comment cet échec est riche : elle sentira de l’amour pour ce qu’elle rejette depuis longtemps en elle et découvrira de nouvelles manières d’être pour se rapprocher de ce qui lui tient à cœur.

Alors si vous n’arrivez pas à découvrir du bon, du beau et du nouveau à partir de ce que la vie vous présente ou d’une pratique du Cœur Créateur vérifiez Qui, en vous, essaie d’y parvenir et Pourquoi.

Puis observez si vous êtes en état de découverte amoureuse. Ouverts à recevoir avec cœur tout ce qui est soulevé en vous et prêts à faire les yeux doux à l’inconnu. À mesure que vous vous abandonnez à ce qui vous habite et vous entoure, vous découvrirez du beau, du bon et du nouveau pour la plus grande joie de tous, promis, juré, craché!

Et n’oubliez pas: quand vous perdez vos certitudes et vos points de repaire habituels vous êtes sur la bonne voie!  

Si vous acceptez de ne pas savoir et de ne pas l’avoir l’affaire, en restant ouverts et curieux,  vous  découvrirez du beau, du bon et du nouveau qui vous rapprochera de ce qui vous tient à coeur d’une manière inattendue.