De la peur d’être jugé à la liberté de jouir de tout qu’on est!

Un participant me demandait dernièrement comment transformer ses jugements sur les autres en quelque chose de bon.

Qu’on le veuille ou non, on a tous des jugements!

Ce qu’on ne réalise pas, c’est que le regard qu’on porte sur les autres est le même que celui qu’on porte sur soi. Lire la Suite

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Pourquoi la vraie grandeur vient-elle du coeur?

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Comme vous voyez, on commence l’année 2014 en grand avec la vraie grandeur du coeur!

Pouvez-vous deviner ce qu’ont en commun les personnes qui suivent?

Une personne reconnait ses torts pour contribuer à la qualité d’une relation,

une autre prend le risque de se planter pour aller au bout d’un élan ou de se tromper pour suivre une inspiration,

une autre embrasse sa peine et sa déception après un échec et fait un pas de plus pour aller vers ce qu’elle souhaite vivre ou réaliser

une autre dépasse sa zone de confort pour être toute là pour quelqu’un ou pour un projet qui lui tient à coeur

une autre s’accepte où elle est, même si ça ne  flatte pas son image, pour se rapprocher de l’amour,

une autre exprime sa vérité, au risque de perdre l’approbation, pour être fidèle à elle-même,

une autre lâche prise sur ses acquis et ses facilités pour aller dans l’inconnu et créer,

une autre reconnait la contribution de ses proches à sa réussite, pour leur donner toute leur importance…

 

Coudonc, sont-elles inconscientes ou « looser »?!

Eh non, chacune a le courage de s’enlever du chemin par amour!

Par amour pour l’épanouissement  du meilleur d’elle-même, du meilleur de l’autre,  d’une création, d’un projet, d’une valeur  ou d’une cause qui lui est chère, de sa vérité, de sa pleine présence, d’une relation….

Chacune est dans sa vraie grandeur, celle de son coeur.

Comme vous voyez, pas besoin de grimper l’Éverest ou d’être sur la scène publique pour être dans sa vraie grandeur.

La vraie grandeur au quotidien est faite de gestes qui renversent nos vieux systèmes de contrôle, de comparaison et d’exigence de perfection au profit de la liberté d’aimer et créer dans la joie.

Ça demande une pelletée de courage, une pincée d’abandon, un char de bienveillance et une tasse d’humilité/humour face à soi, mais c’est à portée  de notre coeur à tous les jours!

 

Pourquoi la vraie grandeur vient-elle du coeur?

– D’abord parce que le coeur ne lève le nez sur rien et nous ouvre plus grand !

Il embrasse tout ce qu’on vit et rencontre, nos émotions, difficultés, talents,  échecs, réussites, conflits, amours pour en faire du vibrant, du chaud, du bon et du beau.

On se sent assez tel qu’on est, notre valeur n’est plus à la merci de nos performances ou des autres et on devient plus libres, plus curieux, plus courageux, plus généreux.

– Ensuite parce qu’il nous branche sur ce qui nous est cher, sur ce qu’on a le goût de vivre et de créer, plutôt que sur nos attentes, nos « Il Faut », et nos réactions contre ces obligations tortionnaires.

Ça nous permet d’aller plus loin, d’aller au bout de soi, en étant plus présents, plus vivants et plus créatifs.

– Enfin, parce qu’il est ouvert à recevoir des inspirations et du soutien de tout et de tous et à l’apprécier avec joie.

Ça enrichit et amplifie ce qu’on est, ce qu’on vit, ce qu’on crée et ce qu’on offre et ça donne aux autres le bonheur de faire une différence pour nous.

 

La pratique

Et vous, quelle est votre expérience de votre vraie grandeur? Quel moment vous a marqué?

Est-ce un moment où vous avez dépassé une résistance pour vous ouvrir à quelqu’un ou à une nouvelle expérience?

Un moment où vous avez pris un risque pour créer ou exprimer quelque chose de nouveau?

Un moment où vous avez été fidèle à vous-même quitte à perdre?

Un moment où vous avez lâché prise pour contribuer à une relation?

Un moment où vous avez osé montrer et offrir plus de vous-même?

Un moment où vous vous êtes enlevé du chemin par amour pour quelqu’un ou pour un projet?

Un moment où vous vous êtes ouvert au lieu de vous fermer?

 

– Qu’est-ce que vous avez lâché, exprimé, vécu ou offert?

– Qu’est-ce qui vous permis d’être dans votre vraie grandeur?

– Comment vous êtes-vous senti?

– Qu’est-ce que vous avez accompli?

 

 

Que diriez-vous de faire un pas vers la grandeur de votre coeur pour partir l’année du bon pied?

Est-ce qu’il y a une situation, un projet ou une interaction, dans laquelle vous pourriez faire un pas maintenant, pour libérer un peu plus la vraie grandeur de votre coeur?

Demandez-vous:

– et si ce que je rencontre ne voulait rien dire sur ma valeur personnelle, si ça n’avait pas rapport avec le fait que je suis correct ou pas, bon ou pas,

qu’est-ce que je me permettrais, qu’est-ce que j’oserais pour répondre aux désirs, aux élans et aux inspirations de mon coeur en liberté?

 

Donnez-m’en des nouvelles, la grandeur du coeur c’est contagieux!

Et si vous avez d’autres exemples de vraie grandeur, faites-les moi parvenir…

 

 


De « jamais assez » à « ensemble » pour Noël!

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Voici l’article pour Noël de la mère Noël!

Celui de l’an dernier en a réjoui et inspiré plusieurs, alors je vous l’offre à nouveau.  Et, comme vous avez changé depuis, il vous fera sûrement découvrir des nouvelles choses!

 

« Au secours, Noël s’en vient avec la course aux cadeaux, et tout le tralala!

Trop souvent, on se sent stressés comme des tirebouchons par tout ce qu’on a à faire et par les obligations qu’on s’impose soi-même.

Ou alors, on se sent seul au monde et on n’ose pas aller vers son ami Léo ou sa cousine Léa avec son besoin de contact erk !

On oublie que le plus beau cadeau, c’est d’être ensemble et de vivre des moments où on se touche, s’apprécie et se réjouit mutuellement.

On oublie que cette connexion vivante et amoureuse nous comble plus que les pâtés de ma tante Alma et les patates pilées avec d’la gravy.

On ignore que lorsqu’on s’en prive, on se retrouve en manque, insatisfait, tout seul dans son coin à languir ou à se bourrer la face pour pas le sentir.

Pourtant, on l’a tous déjà vécu:  quand on est ensemble avec cœur, authenticité et simplicité, on accède à un espace plus vaste et plus riche, pour jouer, rire, se découvrir, s’épanouir, se nourrir, se renouveler.

Pas besoin de mots compliqués, ni de coming out songés pour établir cette connexion.

Ça peut être un mot, un geste d’affection, un soutien, un sourire ou une folie partagés, une écoute réelle, l’expression sans flafla de ce qui nous touche, un élan d’appréciation…

Tout est dans le Qui et le Pourquoi ou l’attitude et l’intention: l’intention d’être présents, ouverts, avec bienveillance et curiosité, à soi et à l’autre.

 

La pratique

D’accord, mais comment on se met en état d’offrir et recevoir ce cadeau ?

Commencez par considérer la qualité de votre présence – votre attention, votre ouverture, votre vitalité, vos élans– comme  une richesse intérieure précieuse, à entretenir, à épanouir et à partager pour la plus grande joie de tous (la vôtre itou bien sûr!)

Puis, ouf, alléluia, déboulonnez vos exigences en donnant congé de devoirs à vos super héros et vos « too much » en herbe.

Allégez-vous du besoin d’être parfaits, que le Père Noël soit parfait, que vos proches soient parfaits, que la dinde soit parfaite et que vos cadeaux soient parfaits !

Regardez ensuite si vous êtes prêts à lâcher vos ressentiments passés date et ce qui vous permettrait de le faire.

Rien de pire que le ressentiment pour bouder son plaisir et gâcher la sauce aux atacas!

Demandez-vous alors ce que vous pourrez vivre, sentir et exprimer de bon, de beau et de nouveau :

–  si vous prenez des vacances de vouloir contrôler, impressionner, changer les autres

– si vous cessez de vouloir répondre aux attentes de tout le monde, pour vous ouvrir à partir de ce que vous êtes et désirez vivre simplement dans le moment

– si vous assumez vos choix en disant oui à vos besoins et non avec courage à ce qui ne vous convient pas,  pour sortir du fameux piège Il Faut/Fuck You!

– si vous acceptez que vous avez besoin d’amour et des autres

– si vous vous ouvrez à être surpris par eux, plutôt que de toujours les coincer dans les mêmes projections

– si vous vous laissez surprendre par vous-même, en réagissant d’une manière nouvelle et étonnante à ce qui vous dérange, vous frustre ou vous heurte.

Ça risque de libérer votre vraie présence pour vous permettre de jouir du moment, de voir les autres et les choses avec un regard neuf, de faire votre bonheur et celui de votre entourage.

C’est ce que je vous souhaite pour les Fêtes :

le cadeau de votre présence libérée, aussi enjouée qu’amoureuse! Un festin pour les sens et pour le coeur!

Et, si vous vous sentez braves, ajoutez ma pratique des chandelles Elle est toute simple mais elle fait des p’tits miracles.

Et, comme Noël est la fête de la lumière, vous n’aurez même pas l’air cucul! Achetez-vous d’abord des chandelles de gâteau de fête.

Puis, quand quelqu’un vous touche, vous inspire, vous réjouit, vous réconforte, ou vous soutient, offrez-lui une chandelle pour célébrer sa présence dans votre vie et dites-lui en quelques mots ce qu’il vous apporte de bon.

Vous pouvez même en faire un jeu collectif avec vos invités, où chacun une chandelle ou deux à offrir pendant le réveillon.

Vous risquez d’être surpris de voir avec quelle candeur et quel bonheur la plupart des gens reçoivent ces humbles chandelles.

Vous serez étonnés des effets réjouissants et inattendus qu’elles auront aussi sur vous.

Donnez-moi de vos nouvelles et passez des belles Fêtes!


Déballez vos cadeaux!

 

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Chaque fois que je regarde par les fenêtres de mon condo, je sens de l’émerveillement et une bouffée de gratitude.

Tout est vert… sauf l’hiver !

Même l’hiver, quelques plantes fidèles me tiennent compagnie depuis des années.

Par un beau matin d’automne, je me suis calée confortablement dans le fauteuil le plus potelé de mon bureau.

Surprise de toujours éprouver le même sentiment de gratitude après 7 ans, j’avais le goût de le déballer comme un cadeau.

Les yeux fermés, j’ai visualisé les plages de vert qui m’entourent.

J’ai pris le temps de m’en imprégner en ressentant en détail ce qui me comble quand je les vois.

Chaque fois qu’une nouvelle sensation, émotion, image ou inspiration montait en moi, je ressentais une bouffée de gratitude et je disais merci !

Ça m’a permis de savourer le sentiment d’être enveloppée par la vie, vivifiée par toute cette chlorophylle pétante de santé, bercée par le mouvement des feuilles, gâtée par tant de richesses naturelles gratuites…

C’est pas mêlant, avec tous ces arbres et ces plantes que j’aime, je vis dans la maison du bonheur!

Ça a aussi fait remonter ces petits instants de bonheur si réconfortants, quand au pensionnat dans mon lit, j’avais la chance de voir le ciel et le haut des arbres.

À un moment donné, l’essence de ce qui me réjouissait tant m’est apparue : la beauté !

J’ai réalisé avec gratitude à quel point la beauté est une nourriture essentielle pour mon corps, mon cœur et mon esprit.

J’ai fini cette simple pratique un peu gaga, le sourire aux lèvres, comme après l’amour.

Je n’en revenais pas de ne jamais m’être arrêtée à ce sentiment et j’ai eu goût de multiplier ces moments de découverte amoureuse.

Maintenant je prends, presque chaque matin, le temps de savourer ma récolte de petits bonheurs, en choisissant différentes choses :

une personne, un lieu ou un objet que j’aime, un moment où je me suis sentie bien, une inspiration ou une découverte qui m’ont réjouie, une parole ou un regard réconfortants, un élément de la nature ou un morceau de musique que je trouve beaux, des instants de vérité, de vulnérabilité avec mes participants.

Voilà pourquoi je vous suggère de faire cette pratique à votre tour.

Vous serez surpris des avantages de prendre le temps de déballer et de savourer vos bons moments !

 Vous allez :

– jouir régulièrement de l’état de découverte amoureuse

– habituer vos neurones à prendre le chemin du bonheur

– apprendre à multiplier vos moments de joie

– mieux connaître ce que vous aimez et ce qui vous fait du bien

–  vous sentir plus vivants, plus habités, plus en accord avec votre entourage

–  être surpris par les inspirations et les élans qui surgissent de  cet état

–  être émerveillés par la générosité de la vie …

 

 La pratique :

Choisissez un objet, une personne, une situation, un moment ou un lieu que vous aimez, qui vous procure de la joie ou un sentiment de gratitude.

Prenez le temps de lui faire les yeux doux.

Visualisez-le avec un regard curieux, détendu, ouvert et absorbez-vous dans sa contemplation en ressentant ce qu’il soulève de bon en vous :

les sensations, les émotions, les images.

Décrivez-les tout haut comme si quelqu’un vous écoutait et que vous pouviez lui transmettre votre état intérieur en lui en faisant part en détails.

Laissez-vous toucher, inspirer, transporter en disant merci, jusqu’à ce que vous vous sentiez pleins à ras le bord de vie, d’amour, de joie, d’émerveillement…

 

Bonne pratique! Donnez-moi des nouvelles de ce que vous avez découvert!

 


Parfaits ou libres d’être ce qu’on est?

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Voici un extrait, adapté pour ce blogue, d’un passage du livre que je suis en train d’écrire.

Si tout va bien, ce livre, plus court, simple et concret que mes 2 autres, sera illustré!

 

Pour partir du bon pied

et vous rendre où vous voulez

épousez votre réalité telle qu’elle est

faites les yeux doux à votre vérité

même si elle n’est pas maquillée

pas comme vous voulez,

si vous l’épousez sans la trafiquer

avec coeur et curiosité

elle va vous libérer, vous faire vibrer, vous harmoniser

et vous accorder à ce que vous souhaitez

 

« Vous avez tendance à snober et rejeter ce que vous vivez, sous prétexte que ce n’est pas assez hot, cool, beau, brillant, gentil, évolué, fort ou extraordinaire ?

Vous vous sentez éteints, vides, déconnectés, à côté de vos bottines, imposteurs?

Vous êtes coincés entre « ou je suis parfait ou je suis rejet, ou je l’ai tout de suite ou je prends la fuite, ou je l’ai toute ou je l’ai pas pan toute »?

Vous vous mettez de la pression pour répondre aux attentes des autres et aux vôtres (Il Faut).

Quand vous n’y arrivez pas, vous ne vous sentez pas à la hauteur, pas assez?

Vous vous tapez alors sur la tête et vous n’avez plus le goût de jouer (Fuck You)?

 

Pourtant, rejeter ce qui vous habite est la crazy glue qui vous cimente à vos malaises et vos cercles vicieux!

Plus vous luttez contre ce que vous vivez, plus ça vous colle après, plus ça prend du pouvoir sur vous, plus vous êtes tendus, coupés de l’effervescence de la vie, pris dans un univers inhospitalier et plus la joie vous file entre les doigts.

Au contraire, en embrassant ce qui se passe maintenant en vous, vous serez libres d’être amoureusement imparfaits, vrais, vivants, uniques et présents!

Vous pourrez alors capter les élans, les inspirations, les mouvements de vie qui émergent de cette connexion pour avancer sur le chemin unique qui vous rapproche de votre coeur et de ce qui vous tient à coeur.

 

Il  y a une clé pour libérer la vitalité de votre vraie présence et de vos inspirations, à partir de ce que vous vivez dans le moment.

Grâce à cette clé, fini de juger et rejeter ce que vous êtes ou n’êtes pas, ce que vous sentez ou pas, plus besoin de pédaler dans votre tête pour être plus ceci ou cela!

Terminés les  » pourquoi ça m’arrive à moi, qu’est-ce qui marche pas avec moi, j’aurais donc dû, maudit que je suis poche, looser, pas rapport! »

 

La pratique

Que ce soit négatif ou positif, laid ou beau, fort ou faible, glorieux ou honteux, je vous invite à utiliser la clé simple et concrète qui suit face à ce qui est présent en vous.

Elle va vous connecter à votre nature amoureuse et créatrice pour entrer en relation avec ce qui se passe en vous d’une manière qui vous comble, vous surprend, vous anime…

Elle va vous ouvrir avec coeur et curiosité à ce qui a besoin d’être aimé et libéré en vous face à ce que vous rencontrez…

et vous permettre de découvrir de nouvelles avenues dans ce qui vous heurte ou vous frustre.

Enfin, vous pourrez exprimer votre vérité, sans vouloir avoir raison, avec une qualité de présence qui fait toute la différence, pour vous et pour les autres!

Vous êtes prêts?

1- Dites avec un grand soupir de soulagement, en laissant glisser votre attention sur l’expiration et en faisant vibrer le ahhh dans votre corps:

– ahhh… ce qui m’habite maintenant est parfait pour aimer et créer!

Attention, le soupir de soulagement et les ahhh vibrants  sont aussi importants que les mots!

Ils vous sortent de votre tête, déposent votre attention dans votre corps vibrant (gorge, poitrine, ventre) et vous connectent avec un abandon libérateur à ce qui vous habite.

En restant ouverts et curieux face à ce que vous ressentez dans votre corps, vous vous brancherez à votre source de vie, d’amour et d’inspirations.

Vous passerez peu à peu d’absents à présents, d’éteints à vivants, de forcés à naturels, de contractés à détendus.

Répétez ces mots en faisant vibrer vos ahhh jusqu’à ce que vous sentiez une éclaircie, une respiration, un apaisement, une vitalité, un élan, une inspiration…

Restez attentifs, sans forcer, à ce qui émerge spontanément que ce soit des émotions, des mots, des inspirations, des élans, des mouvements.

 

Vous pouvez ensuite vous demander:

– qu’est-ce qui a besoin d’être aimé ou libéré en moi face à ce que je rencontre maintenant?

Pas besoin d’avoir une mega estime de soi ou des capacités spéciales pour faire cette pratique.

Il s’agit plutôt de recevoir tout ce qui nous vient comme des dons de la vie qui visent à nous rapprocher de notre coeur et de ce qui nous tient à coeur.

Et si ça ne marche pas pour vous? Eh bien, ouvrez-vous avec coeur et curiosité à ce que vous ressentez face à cet échec en disant:

– ahhh… c’est parfait pour aimer et créer!

Qui sait quelle belle possibilité de vous aimer, vous libérer et vous exprimer  vous pourriez découvrir à travers cet échec?

 

2- Puis, en observant le niveau de votre vitalité, demandez-vous quel en est le degré entre 0 et 10.

0: « j’ai  juste le goût de m’effoirer devant la télé en mangeant des chips ou du chocolat pour le reste de vie »

5:  » c’est correct, je fonctionne mais je n’ai pas vraiment de pep dans la foulée ou d’étoiles dans le yeux »

10: « j’ai une joie, un élan, une flamme qui m’animent de l’intérieur, qui me donnent le goût de fredonner, faire une p’tite danse, sourire, aimer tout le monde, créer du beau et du bon. »

Si c’est moins que 10, demandez-vous ce que vous avez besoin de laisser émerger ou s’exprimer pour monter d’un ou deux degrés ou pour être à 10.

Écoutez et suivez ce qui vous vient:

que ce soit un goût de danser, chanter, courir tout nu dans le salon, rire, pleurer, vous laisser toucher, exprimer une vérité, un besoin, de la gratitude, lâcher un contrôle, essayer quelque chose de nouveau en vous permettant l’erreur, faire des hugs à vos proches, suivre un élan…

 

Vous pouvez faire cette pratique en prenant le temps d’écouter ce qui se passe en vous, ou au coeur de l’action et de vos interactions, pour vous laisser surprendre parce ce qui va émerger de ce contact libérateur.

 

Les clés de mon prochain livre 

vous font faire un mariage heureux entre votre nature amoureuse et créatrice et ce que vous vivez maintenant pour vous sortir de vos impasses et retrouver votre liberté d’être, d’aimer et de créer dans la joie.

Les participants d’un groupe d’Improrelations les pratiquent quotidiennement et quand ils les font à fond, ils ont des des résultats aussi surprenants que réjouissants.

 

Rappelez-vous!

Vous ne pouvez  pas obliger la vie ou les autres à se conformer à vos attentes, mais vous pouvez découvrir des perles dans ce que vous vivez, en l’abordant avec des attitudes et des intentions créatrices et amoureuses.

Ce n’est pas ce que vous vivez qui vous rend mal ou bien, c’est Qui en vous l’aborde, dans quelle intention et avec quelle attitude.

Donnez-m’en des nouvelles!

Et si vous vous rappelez des moments où vous vous êtes enlevés du chemin pour vous laisser porter par une impulsion amoureuse et créatrice, racontez-nous comment ça s’est passé dans les commentaires vous risquez d’en inspirer d’autres!

 

 

 


L’amour ça fait pas mal…

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L’amour ça fait pas mal… seulement notre fermeture à l’amour!

C’est bien beau me direz-vous, mais comment rester ouverts à l’amour quand on perd un amour ou que l’amour ne semble pas être au-rendez-vous?

Eh bien, on aborde avec curiosité et bienveillance tout ce que ça soulève en nous.

Que ce soit fort ou vulnérable, gentil ou pas, évolué ou non, beau ou honteux, on l’embrasse pour laisser entrer l’amour dans les endroits qui en sont privés parce qu’on s’en est coupés depuis belle lurette.

On se sent alors comblés, habités et vibrants, promis, juré, craché!

En prime, on a la chance de découvrir des manières d’être, d’interagir et de s’exprimer qui nous rapprochent de ce qui nous tient à coeur et qui libèrent notre nature unique non domestiquée.

Plus besoin de se pressuriser, se trafiquer ou se mettre sur pause, sous prétexte de se « faire  » aimer ou accepter, ouf!

Comme je l’ai écrit dans un couplet d’une de mes chansons:

Quand j’laisse mon coeur me faire la cour

Comme un doux, un fervent troubadour

Mes peines trouvent le ch’min du retour

Vers l’amour qui joue dans ma cour

 

La pratique

Toutes les pratiques de mon blogue vous ouvrent aux possibilités amoureuses et créatrices qui sont contenues dans ce que vous vivez et rencontrez.

Alors je vous suggère de choisir un billet au hasard dans ceux qui sont déjà passés et de faire quelques fois la pratique qu’il propose.

Allez-y, laissez-vous surprendre et donnez-m’en des nouvelles!

 

 

 

 


L’exil ou le retour à soi?

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Hein, tu boudes un grand garçon comme toi?!! C’est bébé lala ça!!

Un homme m’a raconté un jour en riant, qu’après avoir essuyé un refus au téléphone, il s’était mis à bouder. Les yeux ronds comme des boutons, le p’tit bonhomme de 5 ans qu’il gardait lui avait alors asséné ces mots comme le coup de baguette d’un maître zen.

Bouder, c’est peut-être bébé lala, mais mon doux que ça peut gâcher une soirée, une relation, un projet ou une vie !

Des participants aux improrelations m’ont demandé:

c’est quoi la différence entre bouder et mettre ses limites? 

– Bouder, c’est se fermer, s’éteindre, se mettre en quarantaine pour exercer un contrôle sur l’entourage.

C’est l’exil de soi, des autres et de ses ressources naturelles: sa vitalité, sa créativité, ses besoins, son cœur, ses élans…

Comme une source qui arrêterait de couler pour donner une leçon à ceux qui y jettent des déchets : tiens toi, je vais devenir stagnante et encore plus polluée et tu ne pourras plus boire de mon eau!

– Mettre ses limites, c’est dire non à ce qui nous empêche d’être à notre meilleur: présents, allumés, aimants, ouverts…

– Bouder c’est rester dans ce qu’on connaît et contrôle.

– Mettre ses limites c’est aller dans l’inconnu pour libérer ce qu’on est d’unique.

– Quand on boude, on se sent seuls, bloqués, vides.

– Quand on met ses limites, même si ce n’est pas facile, on respire, on se sent connectés  et la vie circule librement en nous.

J’ai moi-même été tentée de bouder dernièrement.

Des amis ayant ignoré un besoin que j’ai exprimé plusieurs fois, une voix, qui avait l’air pleine de bon sens, m’a lancé: ben là, t’es pas pour leur exprimer encore une fois ce que tu vis! Surtout que tu vas avoir l’air aussi désirée et désirable qu’une crotte de nez! (Elle a des images assez convaincantes, merci!)

Ahhh! J’avais oublié comment ça peut être tentant de bouder mais, par chance, j’ai tout de suite senti les effets sur moi de cette voix. Genre « coincée dans un village déserté par une journée grise et froide ».

Je me suis demandé: veux-tu te brimer et t’enfermer en réaction contre ce qui se passe ou t’ouvrir encore plus à ce que tu vis et ce que tu veux vivre, quitte à déplaire ou à perdre ?

Me couper de moi et de mes ressources intérieures alors que l’extérieur n’est pas là pour moi, non merci!

J’ai vérifié tellement de fois qu’il y a une possibilité amoureuse et créatrice cachée dans chaque conflit, que j’ai opté  pour l’ouverture et le plongeon dans l’inconnu même si j’avais peur de faire des vagues.

Hop là, j’ai pris mon courage à deux mains pour dire ce que je vivais et mettre une limite : je ne me sens pas bien de revenir là-dessus et je n’ai plus le goût d’avoir à exprimer ce besoin encore une fois!

Ce faisant, j’ai musclé mon courage d’aimer : m’accepter où je suis, comme je suis, avec mes vulnérabilités et mes forces, et aimer assez mes amis pour rester ouverte à eux et m’arranger pour ne pas leur en vouloir.

J’ai aussi exercé mon courage de créer : aller dans l’inconnu et traverser l’inconfort de me révéler, sans savoir si ça va être reçu, dans l’intention de laisser émerger du bon, du beau et du nouveau dans ma vie et si possible, dans celle des autres.

Impossible d’être pleinement soi en jouant « safe » et en cherchant à plaire à tout le monde!

Impossible d’être créateur et de découvrir du neuf sans faire un saut dans l’inconnu !

La bonne nouvelle c’est que le courage grandit avec l’usage. L’autre bonne nouvelle : j’ai reçu avec cœur ce dont j’avais besoin sans me sentir crotte de nez, au contraire.

Vous le savez, ça ne répond pas toujours comme on veut dehors. Nos proches peuvent réagir tout croche parce que nos limites les incitent à se révéler et à se dépasser à leur tour et ce n’est pas toujours facile.

C’est tentant de se servir de leurs réactions pour se refermer, se couper et se donner raison de le faire! Mais, comme je le disais dernièrement à mes participants :

ne vous faites pas ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse!

Prenez plutôt ces réactions comme des invitations à vous ouvrir encore plus à ce qui cherche à émerger de beau, de bon, d’unique et de nouveau pour vous et à travers vous!

Vous pourrez continuer de jouir de vos ressources naturelles et couler de source…

 

La pratique

Chaque fois que vous êtes tentés de vous fermer et de vous couper, demandez-vous avec bienveillance et curiosité:

Qu’est-ce que j’ai besoin de laisser émerger et s’exprimer pour ne pas en vouloir à cette personne ou cette situation, et rester ouvert(e) à ce que je vis et désire?

Et, quand vous tournez en rond, posez-vous cette question : est-ce que je suis en train de bouder pour réagir contre ce que je rencontre ou de m’ouvrir à ce que je vis pour aller dans le sens de ce qui me tient à cœur?

Puis, faites vos choix!

 

 

 

 

 

 

 

 


Êtes-vous contre ou avec?

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« Je joue plus, ça me tente plus, vous m’aurez plus, je fais tout sauter, allez tous chier ! »

Inutile de juger ou lever le nez sur ces réactions, on a tous senti ça à un moment ou à un autre, c’est humain… et tentant en titi par bouts !

Le hic, c’est que tant qu’on est en réaction contre ce qu’on vit, on n’est pas libre d’être soi-même, de créer un lien créateur et amoureux avec ce qui se passe pour nous et de découvrir les belles possibilités présentes dans ce qu’on rencontre.

Quels sont les signes qu’on est en « réaction contre » ce qu’on vit et rencontre?

On cherche qui blâmer, qui faire payer : c’est-pas-d’ma-fôte-c’est-d’sa-fôte mademoiselle… ils-ne-m’auront-plus-ils-ne-s’en-sortiront-pas-comme-ça-je-vais-leur-en-faire-voir-de-toutes-les-couleurs…

On dramatise, on se victimise: pourquoi-ça-m’arrive-toujours-à-moi-c’est-injuste-y-est-trop-tard-ma-vie-est-gâchée!

On force du nez pour contrôler la situation : je-n’ai-qu’à-faire-ça-et-il-va…je-vais-m’excuser-lui-acheter-des-fleurs-et-elle-ne-pourra-pas…je-vais-être-plus-ou-moins-comme-ceci-ou-comme-cela-ils-n’auront-pas-le-choix-de…

Ce que ça donne ?

– on tourne en rond dans sa tête, ses conflits, ses malaises, ses problèmes

– on reste malheureux et coincés à moins que les autres ou les circonstances changent

– on passe son temps à se justifier même si ça ne marche pas

– tout devient lourd, sans issue, décourageant

– on force, on lutte, on pousse, on se braque et ça nous épuise

– on rumine, on fulmine et ça nous ronge par en dedans

– on a le sentiment que « nobody is home »

Et se permettre d’être en relation et en cocréation avec ce qui se passe, ça ressemble à quoi ?

On reste curieux et bienveillants face à ce qu’on vit.

On choisit d’aller dans le sens de ce qui nous fait du bien et de ce qui nous tient à cœur.

On s’ouvre à découvrir et recevoir ce qui cherche à émerger de bon, beau et nouveau à travers ce qui se présente à nous et ce que ça soulève en nous.

Ce que ça donne ?

– on sort de ses cercles vicieux, de son isolement et de sa tête

– on est plus libres, plus légers

– on retrouve ses élans, son intérêt, son goût de vivre

– on peut compter sur soi, pour le meilleur et pour le pire

– on se sent branchés sur un courant de vie, d’inspirations, de possibilités

– on est ouverts à recevoir ce qui est bon pour nous, des autres et de la vie

La pratique pour « être avec »

 

Prenez une impasse, un malaise ou un conflit qui vous donne du fil à retordre.

Prenez quelques bonnes respirations.

Puis, posez-vous ces questions sans forcer, juger ou contrôler ce qui vient:

– est-ce que je veux me faire du bien ou contrôler, blâmer, avoir raison, faire payer?

–  est-ce que je m’accepte où je suis ?

– est-ce que je suis ouvert(e) à embrasser avec coeur ce que cette situation soulève en moi?

– est-ce que je suis prêt(e) à découvrir du nouveau dans ce que je rencontre?

Quelles que soient vos réponses, acceptez-les et acceptez-vous où vous êtes

Demandez-vous ensuite  avec curiosité et bienveillance:

-si je ne me refermais pas, si je ne blâmais personne et si je ne faisais pas de drame, qu’est-ce qui pourrait émerger de bon et de nouveau pour moi à travers cette situation, ce projet, ce conflit, cette rencontre ce malaise?

Ouvrez-vous à la possibilité amoureuse et créatrice  qui est cachée là.

Ça peut être la possibilité d’accepter une partie de vous que vous rejetez pour vous donner droit à l’amour, d’embrasser un besoin pour recevoir ce qui vous tient à coeur, de laisser aller l’obligation de répondre aux attentes extérieures pour retrouver votre liberté d’être et d’expression, de vous accepter avec vos imperfections pour jouir de ce que vous êtes, de votre vie, de vos créations…

Bonne pratique! Vos commentaires et vos questions sont toujours les bienvenus.


Savez-vous perdre en beauté?

« Ça veut dire que je me suis trompé(e) tout ce temps-là, que je l’ai pas l’affaire ? Pas question! »

Si vous me demandiez un des ingrédients essentiels au bonheur, je vous dirais : être bon perdant ou mordre la poussière en beauté!

Trop souvent, on tourne en rond dans nos malheurs et on n’arrive pas à réaliser ce qui nous tient à cœur, parce qu’on refuse d’admettre que notre manière d’aborder la vie ne marche pas.

Elle ne fonctionne pas parce qu’elle nous garde coincés dans nos vieux conditionnements qui nous privent de notre liberté, notre joie de vivre, notre plénitude amoureuse, nos ressources créatrices.

Elle ne fonctionne pas parce qu’elle nous maintient dans le manque, l’insatisfaction, la lutte contre soi, les autres, la vie et nos rêves les plus chers.

Pourtant on résiste à cet échec comme le diable dans l’eau bénite ! On a investi beaucoup de nous-mêmes dans cette manière d’être, de voir et de réagir, et on veut prouver que c’est la bonne, sinon on se sent nuls, sans dessein, moins que rien.

Alors, même si ça ne marche pas, on reste dans ce qu’on connaît et contrôle et on justifie ce qui nous garde mal : vouloir avoir le dessus sur les autres ou la vie, nier la réalité, s’acharner dans des relations impossibles, recycler les mêmes conflits, rejeter nos intuitions, nos besoins, nos aspirations, nos élans, notre vulnérabilité.

Un peu comme si la chenille s’entêtait à vouloir prouver qu’elle n’a pas besoin de sortir de son cocon pour devenir un papillon…

J’ai réalisé au fil du temps que même si l’autre est dans le champ, même si c’est pas juste que la vie ne me donne pas ce que je veux, comme je veux, quand je veux et même si je crois dur comme fer que j’ai raison, eh bien, je suis beaucoup mieux de perdre cette bataille de la raison qui a raison, bon!

Que si je veux réaliser et recevoir avec bonheur ce qui me tient à cœur, je suis mieux d’accepter que je ne suis pas plus brillante que la vie, pas plus forte que l’amour, pas en contrôle et pas au-dessus de ce et ceux qui m’entourent …

Ça fait un bien fou et ça permet de collaborer avec la vie pour découvrir des belles possibilités dans ce qu’elle nous présente.

Et vous ?

Et vous, comment réagissez-vous quand vous vous trompez, quand vous vivez un échec, quand vous sentez que vous n’avez pas raison ?

Vous rejetez-vous, vous blâmez-vous, vous jugez-vous ? Boudez-vous, fuyez-vous, partez-vous en guerre?

Au lieu de vous invalider ou de vous défendre, je vous suggère de voir vos échecs comme un passage obligé ; une porte d’entrée vers une vie nouvelle qui correspond à vos aspirations profondes ; une ouverture vers une possibilité, que vous ne pouvez pas imaginer ou découvrir, si vous gardez vos vieilles façons de réagir.

Je vous invite à vous donner la permission de ne pas l’avoir (l’affaire, les dessus, le contrôle) pour être en état de découverte amoureuse, vous détendre et vous laisser surprendre par la vie.

La pratique

Voici une pratique pour vous décrisper, décongestionner votre tête et vous ouvrir à ce qui cherche à émerger de nouveau à travers vos déconfitures.

Choisissez une interaction où vous vous obstinez ou une situation où vous vous braquez.

Imaginez que par l’entremise de ce moron qui vous tient tête, cette circonstance qui vous horripile, la vie dans sa grande ingéniosité, essaie de vous faire lâcher ce qui vous garde mal et de vous faire faire une découverte inespérée qui vous rapprochera de ce qui vous tient à coeur!

Plutôt que de vous entêter ou bouder, acceptez l’échec de vos batailles de coqs pour découvrir cette possibilité.

Commencez par vous dire avec douceur et humour :

Même si j’ai raison, j’accepte que je l’ai pas l’affaire et que c’est parfait parce que ça ne me rend pas heureux (se et ça ne me donne pas ce que je veux)!!

Puis, faites quelques petites steppettes en chantant : Vive l’échec libre! Vive l’échec libre!

Demandez-vous ensuite :

Si je cesse de vouloir prouver que j’ai raison ou de me braquer contre ce qui se passe maintenant, qu’est-ce qui peut émerger de bon et de nouveau pour moi ?

Chérissez cette question ; même si vous n’avez pas de réponse, elle vous plonge dans l’espace de découverte amoureuse.

Acceptez d’être vulnérables et ouvrez-vous aux impulsions, images, émotions, inspirations qui vous viennent, quel que soit leur contenu.

Si vous les embrassez dans l’intention d’aimer et créer, ils vous feront du bien et vous feront découvrir de nouveaux horizons.


La liberté de se planter c’est pas un luxe!

Denise Noël

Dernièrement, une participante m’a posé une question, après avoir vu paniquer le chanteur Jahmene Douglas à l’émission « The X Factor ».

« Est-ce nécessaire de vivre cette anxiété, cette terreur? La pression qu’il se met vient-elle de son Ego ? Est-ce possible que ce n’est pas sa place, ou il est appelé à se libérer pour faire ce qu’il aime tant faire ? »

Cette question a suscité des questions et des réflexions chez les autres participants du groupe, alors je me suis dit que ça risquait de vous intéresser aussi.

Ce qui me frappe quand je regarde les videos, à part le talent et le courage de Jahmene, c’est qu’avant d’entrer en scène, il respire comme une femme enceinte.

De quoi accouche-t-il donc?  De sa vraie présence, unique et vibrante, rien de moins! Quand on l’écoute chanter à la 1ère audition, on la reçoit en plein corps et en plein coeur.

Il est ouvert et il nous offre généreusement ce qu’il est à travers sa voix et son expression.

Dans les auditions suivantes, sa panique prend le dessus, il chante moins bien et il nous touche moins. Pourquoi?

Voilà un passage tiré de « Bungee, Vibrato et Tango » qui nous éclaire là-dessus. 

« En art comme en amour, nos défenses nous font mettre notre attention et nos énergies sur ce qu’on veut éviter plutôt que sur ce qu’on désire créer et offrir.

Elles nous poussent à vouloir contrôler autant ce qui sort de nous que la réaction des gens autour de nous.

Elles bloquent ainsi notre flot amoureux et créateur (créacoeur), nous empêchent d’offrir notre vraie présence, mettent un frein à nos rêves, nous volent notre joie et notre liberté d’aimer et créer.

On est en réaction plutôt qu’en créaction.

Sous prétexte de ne pas se faire rejeter, juger ou avoir, on se crispe et on se coupe du plus tendre, du plus unique, du plus libre et du plus vibrant de nous.

Une comédienne, déçue de ne pas obtenir de rôles, me confiait :

– Je ne suis jamais allée jusqu’au bout de moi parce que j’ai trop peur de l’échec, du rejet. Je n’ai jamais tout donné ce que j’avais à donner. »

À sa 1ère audition, Jahmene est allé au bout de lui-même.

Malheureusement, suite aux commentaires dithyrambiques des juges, le regard des autres prend trop d’importance.

Il passe d’un oui et à un ne pas, de l’ouverture au contrôle.

Il tombe dans l’obligation de réussir à tout prix pour éviter l’échec et, comme il le dit à un moment donné, il perd sa confiance en lui, .

C’est que son estime personnelle et son rêve dépendent du regard et de l’approbation des autres et il est tombé dans le piège Il Faut/Fuck You.

Il faut que je réponde à vos attentes pour ne pas vivre d’échec mais, vous ne m’aurez pas toutt, comme ça vous ne pourrez pas toutt me rejeter!

Son besoin de se prouver prend le dessus sur son amour du chant, sa liberté d’être et sa joie de s’exprimer alors il essaie de contrôler ce qui sort de lui.

Il perd contact avec le flot naturel et libre de sa présence et de son expression. On sent qu’il force et on ne reçoit plus son chant en plein coeur.

La pratique

Que pourrait-il faire pour revenir à un oui et?

Plutôt que de se fermer ou se pousser, il a l’occasion de s’aimer et se libérer pour chanter avec plus de bonheur.

Comment?

– En  s’engageant à poursuivre son rêve, qu’il gagne le concours ou non.

-En respirant doucement et profondément pour amener son attention dans son corps et dire bienvenue à la part de lui qui a peur de ne pas réussir avec tout ce qui vient avec :

malaises corporels, peur de ne pas être à la hauteur, peur  d’être déçu…

Ça va le ramener dans son corps, dans son coeur et dans le présent.

-En s’ouvrant ensuite à découvrir une possibilité amoureuse et créatrice dans ce qu’il rencontre.

Et enfin, en se connectant aux gens qui l’entourent qui ont le goût de sa présence. En se laissant porter par ce lien pour sortir de sa bulle fermée, là où se multiplient ses peurs.

Il pourrait alors rester ouvert, se donner librement, avec la conviction que si ça ne répond pas comme il le désire, il y a une possibilité insoupçonnée pour lui là-dedans.

Et, c’est la même chose en amour : quand nos résistances prennent les devants, on perd notre ouverture et, par le fait même, les délices des débuts.

C’est qu’on ne réalise pas qu’en se fermant, on enferme et on étouffe la part de nous la plus libre, amoureuse, ingénieuse et vivante.

Voilà! Vos réactions et vos questions sont les bienvenues.

D’ici le prochain billet, je vous invite à faire tout ce que vous pouvez pour rester ouverts à tout ce que vous vivez, c’est la clé de votre liberté de découvrir du bon, du beau et du nouveau dans tout!

Pour voir la 1ère audition de Jahmene vous pouvez aller à:

Et si vous voulez voir une des suivantes: