Êtes-vous fatigués de forcer pour rien?

 

Je bénis le moment où les écailles me sont tombées de yeux.

Le moment où j’ai réalisé que plus je m’efforçais de changer, plus je m’éloignais de ce que je voulais ressentir, accomplir ou recevoir.

Je suis tombée en bas de ma chaise !

J’ai saisi que celle qui voulait me transformer le faisait pour fuir ce que je suis parce qu’à ses yeux c’était pas assez  fort, beau, intelligent « hot », « cool » ou « in » à son goût.

Du coup, j’ai arrêté de forcer du nez et me suis déposée au fond de moi où  j’ai éprouvé la délicieuse sensation de revenir à la maison, à la douceur de mon cœur, à l’amour.

En lâchant la crampe de ma résistance, j’ai découvert en-dessous un beau mollet tendre, vivant et fluide.

 

Le même renversement salutaire s’est produit dans mes relations.

Quand je m’efforce en vain d’obtenir ce que je désire de quelqu’un qui ne peut pas ou ne veut pas me le donner, ça m’empêche de m’ouvrir à le recevoir.

Comme si je poussais vers l’extérieur sur une porte battante pour l’ouvrir alors qu’elle s’ouvre vers l’intérieur quand j’arrête de pousser.

Je sais maintenant que quand ça ne répond pas dehors, c’est une invitation à prendre l’appel en-dedans.

Que quand je frappe un mur ou une fermeture dehors, c’est une invitation à m’ouvrir plus grand en-dedans.

Quand je vis un rejet dehors, c’est une invitation à m’accepter plus profondément en-dedans.

Quand je vis une trahison ou un abandon, c’est une invitation à être plus proche de moi, plus fidèle à moi-même.

Quand  je me trouve dans une impasse c’est le temps de lâcher le contrôle pour laisser émerger du nouveau…

 

La pratique

Et vous, savez-vous quels sont les endroits où vous forcez du nez pour changer, parce que vous rejetez ce que vous êtes, sentez, vivez ou désirez ?

Voyez-vous les endroits où vous poussez sur l’autre, au lieu de lâcher prise pour vous ouvrir à recevoir ?

Vous allez les reconnaître à leur crispation et leurs jugements, leurs « il faut » stériles et leurs coulis de reproches plus ou moins subtils contre vous et les autres.

Ce sont les endroits où vous tournez en rond, où vous vous tapez ur la tête et où vous essayer de contrôler l’incontrôlable : pas de lousse, pas de tendresse, pas de joie, pas de liberté à l’horizon !

 

Une fois que vous en avez choisi un, faites la pratique qui suit, adaptée de mon livre Le Cœur Créateur.

Ne sous-estimez pas cette pratique parce qu’elle est simple.

Elle nous permet  de lâcher prise pour accéder aux richesses et aux ressources d’une part de nous beaucoup plus vaste, inventive, bienveillante et inclusive que notre petit moi qui force du nez pour rien.

À plusieurs reprises, dites la phrase suivante

– Ce que je vis maintenant est parfait pour lâcher ce qui m’empêche de m’ouvrir à l’amour et de recevoir ce qui me tient à cœur avec bonheur.

En la disant, inspirez profondément -comme si vous humiez un parfum que vous aimez- et laissez pénétrer ces mots jusque dans votre ventre, pour aller vous déposer doucement au fond de vous.

Puis laissez sortir un long Ahhhh vibrant en expirant pour laisser aller vos tensions et vos crispations.

Faites-le jusqu’à ce que vous sentiez une détente, une ouverture, une regain de vitalité, un élan, un espoir ou un apaisement.

Puis restez ouverts aux impulsions ou aux inspirations qui vous viennent naturellement.

Mine de rien, vous venez d’ouvrir le canal du Coeur Créateur pour libérer le meilleur de vous et recevoir le meilleur de la vie et des autres.

 

Si vous voulez rendre cette pratique encore plus tangible et créative.

Dessinez sur une feuille un symbole tout simple de ce que vous vivez ou rencontrez et une image sommaire de vous à côtés (un p’tit bonhomme allumette fera l’affaire).

Faites un grand cœur rouge autour des deux. Puis, tracez une flèche en diagonale qui le traverse et le dépasse.

À la pointe de la flèche, percez un trou avec votre crayon. Insérez-y un bout de papier vierge enroulé qui représente  votre ouverture à recevoir du beau, du bon et du nouveau de ce que vous vivez et rencontrez.

Mettez ensuite cette feuille en vue. Chaque fois que vous la regardez, répétez votre intention de recevoir du bon, du beau et du nouveau de ce qui est là maintenant.

Puis dites simplement merci pour ouvrir votre cœur à recevoir.

Surtout ne vous cassez pas la tête ! Restez curieux et ouverts. Écoutez et suivez ce qui vous vient.

Donnez-m’en des nouvelles, ça me fait toujours plaisir !

 

Denise Noël écrit à: www.coeurcreateur.com/blogue où elle offre des clés pour dépasser nos peurs, libérer le pouvoir créateur de nos relations et développer un qualité de présence qui fait toute la différence dans nos relations et nos créations!

Pour vous inscrire au blogue, écrivez moi à: info@improrelations.com

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De « jamais assez » à « ensemble » pour Noël!

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Voici l’article pour Noël de la mère Noël!

Celui de l’an dernier en a réjoui et inspiré plusieurs, alors je vous l’offre à nouveau.  Et, comme vous avez changé depuis, il vous fera sûrement découvrir des nouvelles choses!

 

« Au secours, Noël s’en vient avec la course aux cadeaux, et tout le tralala!

Trop souvent, on se sent stressés comme des tirebouchons par tout ce qu’on a à faire et par les obligations qu’on s’impose soi-même.

Ou alors, on se sent seul au monde et on n’ose pas aller vers son ami Léo ou sa cousine Léa avec son besoin de contact erk !

On oublie que le plus beau cadeau, c’est d’être ensemble et de vivre des moments où on se touche, s’apprécie et se réjouit mutuellement.

On oublie que cette connexion vivante et amoureuse nous comble plus que les pâtés de ma tante Alma et les patates pilées avec d’la gravy.

On ignore que lorsqu’on s’en prive, on se retrouve en manque, insatisfait, tout seul dans son coin à languir ou à se bourrer la face pour pas le sentir.

Pourtant, on l’a tous déjà vécu:  quand on est ensemble avec cœur, authenticité et simplicité, on accède à un espace plus vaste et plus riche, pour jouer, rire, se découvrir, s’épanouir, se nourrir, se renouveler.

Pas besoin de mots compliqués, ni de coming out songés pour établir cette connexion.

Ça peut être un mot, un geste d’affection, un soutien, un sourire ou une folie partagés, une écoute réelle, l’expression sans flafla de ce qui nous touche, un élan d’appréciation…

Tout est dans le Qui et le Pourquoi ou l’attitude et l’intention: l’intention d’être présents, ouverts, avec bienveillance et curiosité, à soi et à l’autre.

 

La pratique

D’accord, mais comment on se met en état d’offrir et recevoir ce cadeau ?

Commencez par considérer la qualité de votre présence – votre attention, votre ouverture, votre vitalité, vos élans– comme  une richesse intérieure précieuse, à entretenir, à épanouir et à partager pour la plus grande joie de tous (la vôtre itou bien sûr!)

Puis, ouf, alléluia, déboulonnez vos exigences en donnant congé de devoirs à vos super héros et vos « too much » en herbe.

Allégez-vous du besoin d’être parfaits, que le Père Noël soit parfait, que vos proches soient parfaits, que la dinde soit parfaite et que vos cadeaux soient parfaits !

Regardez ensuite si vous êtes prêts à lâcher vos ressentiments passés date et ce qui vous permettrait de le faire.

Rien de pire que le ressentiment pour bouder son plaisir et gâcher la sauce aux atacas!

Demandez-vous alors ce que vous pourrez vivre, sentir et exprimer de bon, de beau et de nouveau :

–  si vous prenez des vacances de vouloir contrôler, impressionner, changer les autres

– si vous cessez de vouloir répondre aux attentes de tout le monde, pour vous ouvrir à partir de ce que vous êtes et désirez vivre simplement dans le moment

– si vous assumez vos choix en disant oui à vos besoins et non avec courage à ce qui ne vous convient pas,  pour sortir du fameux piège Il Faut/Fuck You!

– si vous acceptez que vous avez besoin d’amour et des autres

– si vous vous ouvrez à être surpris par eux, plutôt que de toujours les coincer dans les mêmes projections

– si vous vous laissez surprendre par vous-même, en réagissant d’une manière nouvelle et étonnante à ce qui vous dérange, vous frustre ou vous heurte.

Ça risque de libérer votre vraie présence pour vous permettre de jouir du moment, de voir les autres et les choses avec un regard neuf, de faire votre bonheur et celui de votre entourage.

C’est ce que je vous souhaite pour les Fêtes :

le cadeau de votre présence libérée, aussi enjouée qu’amoureuse! Un festin pour les sens et pour le coeur!

Et, si vous vous sentez braves, ajoutez ma pratique des chandelles Elle est toute simple mais elle fait des p’tits miracles.

Et, comme Noël est la fête de la lumière, vous n’aurez même pas l’air cucul! Achetez-vous d’abord des chandelles de gâteau de fête.

Puis, quand quelqu’un vous touche, vous inspire, vous réjouit, vous réconforte, ou vous soutient, offrez-lui une chandelle pour célébrer sa présence dans votre vie et dites-lui en quelques mots ce qu’il vous apporte de bon.

Vous pouvez même en faire un jeu collectif avec vos invités, où chacun une chandelle ou deux à offrir pendant le réveillon.

Vous risquez d’être surpris de voir avec quelle candeur et quel bonheur la plupart des gens reçoivent ces humbles chandelles.

Vous serez étonnés des effets réjouissants et inattendus qu’elles auront aussi sur vous.

Donnez-moi de vos nouvelles et passez des belles Fêtes!


Embrassez le tremblement!

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Qui aurait cru qu’un handicap subit et débilitant pourrait rendre un peintre beaucoup plus créateur et inventif qu’il ne serait sans ce handicap?

Voici une vidéo qui illustre à merveille comment le fait d’embrasser notre réalité présente avec nos obstacles et nos vulnérabilités, en restant connectés à ce qu’on désire réaliser, fait apparaitre des possibilités inattendues dans ce qui était négatif au départ:

Malheureusement, il est en anglais, mais il dure seulement 10 minutes, il est captivant et simple à saisir.

En l’écoutant, imaginez quel arc-en-ciel pourrait émerger dans la brume de vos difficultés, si au lieu de vous juger ou vous rejeter, vous les abordiez comme des ressources pour réaliser de ce qui vous tient à cœur au-delà de ce que vous pouvez imaginer.

 

Il y a deux mouvements essentiels à cet art de la découverte amoureuse:

– embrasser la réalité telle qu’elle est avec tout ce qu’elle contient

– s’ouvrir aux inspirations, aux pistes et aux élans qui nous viennent de cette connexion bienveillante, en sortant des sentiers battus de nos contrôles et nos images, pour se laisser inspirer par ce qui nous entoure.

 

La pratique

Choisissez une difficulté ou un obstacle qui vous donne du fil à retordre.

 

1- Pour y découvrir des nouvelles manières d’être, de vous exprimer et d’interagir, commencez par porter attention à ce qui se passe dans votre corps en disant Bienvenue aux émotions, aux sensations et aux réactions que cette difficulté soulève en vous.

Ça va vous aider à laisser aller vos résistances face à ce qui se passe présentement.

Comme le peintre dans la vidéo, en embrassant votre réalité présente, vous pourrez accéder à des inspirations et des élans créateurs insoupçonnés.

 

2- Imaginez ensuite une boucle rouge autour de la personne, du malaise, de la difficulté ou la situation qui vous donne du fil à retordre, comme si c’était un cadeau qui dégage un parfum que vous aimez.

Inspirez profondément ce parfum en vous ouvrant à recevoir la perle d’inspiration qu’il contient.

Dites avec bonheur :

– Je m’ouvre à recevoir du bon, du beau et du nouveau de cet obstacle ou ce malaise et de ce qu’il éveille en moi.

Puis restez détendus et curieux jusqu’à ce qu’un élan ou une inspiration vous vienne naturellement de cette connexion.

Ne forcez rien. Acceptez de ne pas savoir et de ne pas contrôler la possibilité qui cherche à naitre.

S’il vous vient une intuition ou une impulsion, suivez-la pas à pas.

Si vous vous sentez simplement plus vivants, ouverts, curieux et heureux, jouissez-en!

S’il ne vient rien de nouveau, lâchez prise et revenez à vos occupations habituelles, en restant ouverts à ce qui vous touche, vous anime ou vous intrigue.

Une nouvelle possibilité risque de vous apparaitre dans le feu de l’action ou à travers vos interactions.

Pour vous aider à rester en état de découverte amoureuse, lorsque quelqu’un ou quelque chose vous inspire ou vous fait vibrer, dites une des phrases suivantes en y injectant de la joie :

– Merci, ce que tu viens, d’exprimer ou de faire me touche, m’anime

– Wow, ce que tu es me donne le goût de… me fait découvrir…

– ôôôh, ta présence m’inspire…

Puis suivez la trace de ce qui vous fait vibrer en étant attentifs aux arcs-en-ciel qui  apparaissent sur votre chemin.

 

 


L’exil ou le retour à soi?

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Hein, tu boudes un grand garçon comme toi?!! C’est bébé lala ça!!

Un homme m’a raconté un jour en riant, qu’après avoir essuyé un refus au téléphone, il s’était mis à bouder. Les yeux ronds comme des boutons, le p’tit bonhomme de 5 ans qu’il gardait lui avait alors asséné ces mots comme le coup de baguette d’un maître zen.

Bouder, c’est peut-être bébé lala, mais mon doux que ça peut gâcher une soirée, une relation, un projet ou une vie !

Des participants aux improrelations m’ont demandé:

c’est quoi la différence entre bouder et mettre ses limites? 

– Bouder, c’est se fermer, s’éteindre, se mettre en quarantaine pour exercer un contrôle sur l’entourage.

C’est l’exil de soi, des autres et de ses ressources naturelles: sa vitalité, sa créativité, ses besoins, son cœur, ses élans…

Comme une source qui arrêterait de couler pour donner une leçon à ceux qui y jettent des déchets : tiens toi, je vais devenir stagnante et encore plus polluée et tu ne pourras plus boire de mon eau!

– Mettre ses limites, c’est dire non à ce qui nous empêche d’être à notre meilleur: présents, allumés, aimants, ouverts…

– Bouder c’est rester dans ce qu’on connaît et contrôle.

– Mettre ses limites c’est aller dans l’inconnu pour libérer ce qu’on est d’unique.

– Quand on boude, on se sent seuls, bloqués, vides.

– Quand on met ses limites, même si ce n’est pas facile, on respire, on se sent connectés  et la vie circule librement en nous.

J’ai moi-même été tentée de bouder dernièrement.

Des amis ayant ignoré un besoin que j’ai exprimé plusieurs fois, une voix, qui avait l’air pleine de bon sens, m’a lancé: ben là, t’es pas pour leur exprimer encore une fois ce que tu vis! Surtout que tu vas avoir l’air aussi désirée et désirable qu’une crotte de nez! (Elle a des images assez convaincantes, merci!)

Ahhh! J’avais oublié comment ça peut être tentant de bouder mais, par chance, j’ai tout de suite senti les effets sur moi de cette voix. Genre « coincée dans un village déserté par une journée grise et froide ».

Je me suis demandé: veux-tu te brimer et t’enfermer en réaction contre ce qui se passe ou t’ouvrir encore plus à ce que tu vis et ce que tu veux vivre, quitte à déplaire ou à perdre ?

Me couper de moi et de mes ressources intérieures alors que l’extérieur n’est pas là pour moi, non merci!

J’ai vérifié tellement de fois qu’il y a une possibilité amoureuse et créatrice cachée dans chaque conflit, que j’ai opté  pour l’ouverture et le plongeon dans l’inconnu même si j’avais peur de faire des vagues.

Hop là, j’ai pris mon courage à deux mains pour dire ce que je vivais et mettre une limite : je ne me sens pas bien de revenir là-dessus et je n’ai plus le goût d’avoir à exprimer ce besoin encore une fois!

Ce faisant, j’ai musclé mon courage d’aimer : m’accepter où je suis, comme je suis, avec mes vulnérabilités et mes forces, et aimer assez mes amis pour rester ouverte à eux et m’arranger pour ne pas leur en vouloir.

J’ai aussi exercé mon courage de créer : aller dans l’inconnu et traverser l’inconfort de me révéler, sans savoir si ça va être reçu, dans l’intention de laisser émerger du bon, du beau et du nouveau dans ma vie et si possible, dans celle des autres.

Impossible d’être pleinement soi en jouant « safe » et en cherchant à plaire à tout le monde!

Impossible d’être créateur et de découvrir du neuf sans faire un saut dans l’inconnu !

La bonne nouvelle c’est que le courage grandit avec l’usage. L’autre bonne nouvelle : j’ai reçu avec cœur ce dont j’avais besoin sans me sentir crotte de nez, au contraire.

Vous le savez, ça ne répond pas toujours comme on veut dehors. Nos proches peuvent réagir tout croche parce que nos limites les incitent à se révéler et à se dépasser à leur tour et ce n’est pas toujours facile.

C’est tentant de se servir de leurs réactions pour se refermer, se couper et se donner raison de le faire! Mais, comme je le disais dernièrement à mes participants :

ne vous faites pas ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse!

Prenez plutôt ces réactions comme des invitations à vous ouvrir encore plus à ce qui cherche à émerger de beau, de bon, d’unique et de nouveau pour vous et à travers vous!

Vous pourrez continuer de jouir de vos ressources naturelles et couler de source…

 

La pratique

Chaque fois que vous êtes tentés de vous fermer et de vous couper, demandez-vous avec bienveillance et curiosité:

Qu’est-ce que j’ai besoin de laisser émerger et s’exprimer pour ne pas en vouloir à cette personne ou cette situation, et rester ouvert(e) à ce que je vis et désire?

Et, quand vous tournez en rond, posez-vous cette question : est-ce que je suis en train de bouder pour réagir contre ce que je rencontre ou de m’ouvrir à ce que je vis pour aller dans le sens de ce qui me tient à cœur?

Puis, faites vos choix!

 

 

 

 

 

 

 

 


Êtes-vous assez fous pour être heureux?

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 Êtes-vous assez fous pour être heureux?

Rien de mieux qu’une dose de folie créatrice pour mettre du lousse dans ses cercles vicieux et s’ouvrir à des possibilités inespérées!

La 1ère fois où, des cœurs dessinés sous les pieds, j’ai décidé d’offrir une danse improvisée à une participante bloquée, j’avais le cœur battant, les joues rouges piment, et mes pensées couraient dans tous les sens en criant sauve-qui-peut !

Vous dire comment j’avais peur d’être ridicule, que ça finisse en queue de poisson ou de me retrouver ligotée dans la camisole de force des jugements!

Mais, ce n’est pas en restant vissée au connu et au prévisible que je peux aider l’autre à laisser émerger ses aspects les plus libres :

les inventifs et les festifs, les épris et les gratuits, les curieux et les amoureux, les délicieusement ordinaires et les libres de déplaire, les vrais de vrais et les sans regrets, les hors pairs et les pas piqués des vers !

Et puis, j’ai remarqué au fil des ans que quand on tourne en rond dans un problème insoluble ou un malheur récalcitrant, il y a toujours trop de sérieux et d’exigence dans l’air.

J’ai donc bravement fait jouer une chanson de Gurrumul, me suis couchée sur le dos comme un chiot enjoué et ai invité ma participante à se laisser hypnotiser par ma p’tite-danse-de-pieds-fous-d’amour pour se mettre en état de découverte amoureuse.

Un vrai saut en Bungee dans l’inconnu!

Après un fou rire de circonstance, comme si j’avais crié « Sésame ouvre-toi! », son cœur a fondu et la caverne de ses richesses intérieures s’est ouverte pour lui offrir des pistes chaudes et vibrantes.

J’étais aussi ravie que surprise de réaliser qu’une douce folie peut être aussi contagieuse que fructueuse!

Trop souvent, on essaie de la dompter pour se mouler aux attentes extérieures ou éviter toute possibilité de faire des erreurs et on éteint l’étincelle qui fait de nous des humains inoubliables, des artistes de la joie, des créateurs juteux et des amoureux succulents!

Cette bienheureuse folie, je vous invite à la pratiquer tout le mois d’avril pour que la coutume du poisson d’avril vous fasse prendre les bons plis des joyeux vivants.

 

La pratique

Au lieu de jouer un tour aux autres, que diriez-vous de vous jouer un bon tour pour vous surprendre vous-même et métamorphoser vos vieilles habitudes en possibilités nouvelles?

Je vous invite à laisser s’exprimer votre fou du roi qui révèle au grand jour ce qui est caché, votre clown sacré qui déjoue vos calculs et vos reculs et votre bouffon irrévérencieux qui dénoue le corset de vo fixations et crispations.

Comme l’a écrit Rumi  : « Vivez où vous avez peur de vivre. Détruisez votre réputation. Soyez notoires. J’ai essayé d’être prudent pendant assez longtemps. À partir de maintenant, je vais être fou. »

 

Vous êtes prêts ? Alors, demandez-vous :

si je commençais à me foutre de ce que je pense de moi et de ce que les autres pensent, qu’est-ce que je permettrais d’être, d’exprimer ou d’offrir ?

– quel envie folle j’écouterais avec joie?

– qu’est-ce que j’offrirais de bon coeur sans calculer ?

– qu’est-ce que j’oserais exprimer sans me préparer ou me censurer ?

– quel masque je laisserais tomber comme une vieille peau morte ?

– quelle vérité inattendue je laisserais s’échapper en riant ?

– quel inconfort j’accueillerais pour oser être moi-même ?

– quelle  belle question idiote je poserais avec sans-gêne ?

– quelle erreur ou quel faux pas je pourrais célébrer?

– quel impulsion taquine je suivrais pour la plus grande joie de tous ?

– quelle aventure j’entreprendrais sans savoir où ça va me mener ?

– quelle passion je laisserais gambader en toute liberté ?

 

Suivez-ce qui vous vient, sans vous attacher pas au résultat, en restant dans la gratuité.

Rappelez-vous qu’il y a une seule personne au monde comme vous et que vous êtes les seuls à pouvoir la mettre au monde; que c’est dans notre vraie nature d’être amoureux et créateurs !

Refaites cette pratique régulièrement pour libérer votre folie fructueuse et contagieuse et donnez-m’en des nouvelles !


Voulez-vous la clé du malheur ou du bonheur?

Denise Noël

« Coudonc, est-ce  que c’est normal d’être en maudit et d’en vouloir à quelqu’un qui nous fait du mal!? »

Un participant, pris dans un conflit, m’a lancé cette question dernièrement.

Il réagissait à ma suggestion d’aborder son conflit avec une intention créatrice et amoureuse (créacoeur):

dire « oui » à ce qu’il vit pour se faire du bien « et  » découvrir une possibilité qui le libère et répond à ce qui lui tient à cœur.

Je lui ai d’abord répondu que la colère ce n’est pas la même chose que le ressentiment.

La colère, c’est une émotion à accepter et écouter avec coeur, pour s’ouvrir et découvrir ce qui peut en émerger de bon.

Le ressentiment, c’est le contraire d’une intention créacoeur, c’est un « ne pas »:

vouloir blâmer l’autre, le faire payer, avoir raison sur lui, l’invalider pour « ne pas » ressentir, être vulnérable, vivre d’échec, …

Le ressentiment nous coupe de nous, nous donne un faux sentiment de toute-puissance et nous fait tourner en rond dans nos malheurs.

Voici un passage de mon livre, Bungee, Vibrato et Tango qui en témoigne

« Souvent, face à l’adversité, on se débat, on entre en guerre, on discutaille, on décide de ne plus faire confiance à personne sauf à son poisson rouge ou à son hamster.

– Merde ! Pourquoi ça m’arrive à moi? C’est pâââs juste ! Y m’auront plus!

Pour ramener les autres et les circonstances dans le droit chemin, on se transforme en mule, on retire notre présence, on joue plus, on rit plus, on va leur montrer ce qu’ils nous ont fait, ils ne nous y prendront plus!

On blâme et on oublie que blâmer, c’est donner à ceux qu’on trouve si affreux la responsabilité de son bonheur. Quel mauvais investissement !

On devient à leur merci, privés de nos ressources, de notre vitalité et du contact bienfaisant avec nous-même.

Au lieu de mettre notre attention et notre énergie à se faire du bien, on essaie de convaincre l’autre qu’il est à côté de ses pompes, un sans cœur, un faux jeton, un moins que rien, une réincarnation d’Hitler ou un p’tit Napoléon à batteries, une nymphomane sans cervelle, une marâtre…

On espère qu’à force de taper ou de pousser dessus, il va tomber en bas de son cheval et, qu’illuminé, il va nous dire :

‘Tu as tellement raison, je suis un sans cœur, une réincarnation d’Hitler, une nymphomane à cervelle d’oiseau, à partir de maintenant je ne ferai plus jamais rien qui te blesse, te dérange ou te frustre…’

On peut toujours rêver parce que les humains sont ainsi faits que plus on les pousse à faire ou à être quelque chose, plus ils poussent dans le sens contraire. »

Vaut mieux aborder ce qu’on vit avec une intention créacoeur :

ça nous sort de nos malheurs et ça nous rapproche de ce qui nous tient à cœur.

La bonne nouvelle c’est qu’on peut aussi aborder son ressentiment dans une intention créacoeur!

Si on l’exprime en assumant l’intention et l’énergie qui s’y cachent, dans le but de retrouver sa liberté d’aimer et créer, la vie se remet à pulser et la caverne d’Ali Baba s’ouvre sur les merveilles de notre monde.

La pratique

Dans les prochains jours, observez comment tout devient très lourd, sérieux, dévitalisé et sombre, quand vous êtes dans le blâme et le ressentiment.

Aucune étincelle, aucune issue à l’horizon : l’autre ou la situation doit changer sinon vous êtes finis n-i-nis, condamnés à ruminer et fulminer pour l’éternité !

Maintenant que vous connaissez la clé du malheur, imaginez que vous avez la clé du bonheur en main et tournez-là doucement en disant :

« Je me libère de la prison du blâme et du ressentiment, pour découvrir du beau, du bon et du nouveau dans ce que je vis et me rapprocher de ce que je désire vivre. »

Jouissez du bon tour que vous jouez à vos adversaires en échappant à leur emprise!

Abordez ensuite tout ce qui se passe pour vous comme étant parfait pour aimer et créer.

Si vous n’y arrivez pas, exprimez vos reproches et votre ressentiment dans une intention créaoeur, c’est à dire pour vous faire du bien et vous libérer et c’est ce qui va se produire.

Comme vous voyez, quel que soit le contenu de notre expérience, tout peut exister quand c’est bien enrobé !


Prouver qu’on est bon ça goûte pas bon !

J’espère que vous avez plein d’occasions de rendre grâce à la vie aujourd’hui!

Voici un passage sur lequel je suis tombée en ouvrant au hasard mon livre, Bungee, Vibrato et Tango, Transformez vos impasses et conflits en passion créatrice.

« Malgré mes peurs –croyez-moi, je suis gâtée à ce niveau-là- ce sont mes intentions amoureuses et créatrices  qui m’ont permis de sauter à l’eau à répétition.

Je me rappelle comme si c’était hier la première fois où j’ai chanté en public : la bouche sèche, le cœur qui pédale à cent milles à l’heure, le plexus noué de noeuds pas coulants et  la sensation d’avoir le Parkinson tellement mon corps tremble dans tous les sens.

Une illumination de dernière minute vient à me rescousse. Pourquoi ne pas utiliser ta propre méthode, chère Denise ?

Quelle bonne idée ! Vite j’ai besoin d’une intention amoureuse et créatrice à me mettre sous la peau, pour me ramener dans mon corps, dans le moment présent, en relation.

Cette belle intention arrive sur le chapeau des roues et impose sa chaude présence à mon pauvre petit corps en alerte : je m’aime avant, pendant et après le spectacle, quoiqu’il arrive !

Me voilà enfin toute là ! Je n’ai plus rien à perdre puisque l’essentiel est au rendez-vous.

Prête à plonger dans l’inconnu, vulnérable et ancrée dans mon corps, je respire, le cœur ouvert et fondant pour moi, pour ma voix et pour tous ceux qui sont là.

J’ai terminé mon mini tour de chant non seulement saine et sauve, mais allumée et comblée.

J’ai aussi reçu avec bonheur les commentaires des gens qui, les yeux mouillés, m’ont révélé combien je les avais touchés. »

Les morales de cette histoire ?

En me connectant à l’amour, mon intention m’a rendue plus libre, présente et… talentueuse !

Quand notre bonheur et notre valeur ne dépendent pas du résultat extérieur, on a beaucoup plus de chances de réussir et on a plus de plaisir.

On n’est plus coincés et limités par la crainte de perdre la face, l’approbation ou le contrôle alors on peut se donner pleinement et avoir accès à la richesse de nos ressources.

Un exemple

Cette semaine un participant me demandait comment se préparer pour une entrevue avec un client potentiel. Les enjeux lui semblaient gros et ça lui faisait peur.

Je lui ai suggéré de donner tout ce qu’il peut, en se concentrant sur ce qu’il veut apporter de bon à son client  (au lieu de chercher à être bon), tout en acceptant la possibilité qu’il n’embarque pas.

Il m’a répondu que ça lui enlevait une énorme pression de ne pas avoir à contrôler le résultat final.

Il m’a ensuite écrit qu’en mettant son attention sur les besoins de son client et en acceptant la possibilité que son offre ne corresponde pas à ce qu’il cherche, non seulement il a eu le contrat mais ça a été simple et facile, il a même rigolé et eu du plaisir !

La pratique

Avant une rencontre ou un défi, prenez le temps de vous brancher sur une intention qui est entre vos mains et qui vous sort en même temps des peurs en série de l’ego.

Choisissez une intention axée sur ce que vous désirez offrir de bon, autant à vous qu’aux autres.

Comme vous l’avez vu dans mon histoire, ça va de pair : en me connectant à l’amour, j’ai transmis de l’amour.

Demandez-vous :

– qu’est-ce que j’aimerais me permettre de vivre, exprimer, m’offrir et offrir par le biais de cette interaction ou cet événement ?

ou

– qu’est-ce qui cherche à émerger de beau, de bon et de nouveau pour moi et les autres à travers cette rencontre, cette création, cette situation ?

Puis ouvrez-vous et restez à l’écoute de ce qui émerge jusqu’à ce que vous sentiez une ouverture, une détente, un regain de vie, d’inspiration ou de joie.

Vous n’arrivez pas au résultat désiré ?

Restez ouverts au lieu de vous fermer, restez engagés au lieu de vous retirer, demandez de l’aide ou du soutien au lieu de vouloir vous arranger tout seul et acceptez de découvrir du bon du beau et du nouveau dans cet échec !

Donnez-moi en des nouvelles, ça me fera plaisir!


Rien ne va plus, faites vos choix!

Rien ne va plus, faites vos choix !

Ça fait des années, mais je m’en souviens comme si c’était hier!

J’ai rendez-vous avec un homme pour la première fois. Je suis lavée, crémée, parfumée. Je me sens comme poupon sexé doublé d’une puce sauteuse!

Pour avoir l’air dégagée, (comme s’il pouvait déjà me voir de son auto!), je fais semblant de lire La Souveraineté du Vide de Bobin, en écoutant Miles Davis dans mon salon. Cool la fille !

25 minutes après l’heure du rendez-vous, il n’a toujours pas appuyé ses doigts virils sur ma sonnette. Je me sens de moins en moins appétissante et me trouve ridicule avec mon désir.

Les secondes s’allongent, j’ajoute des briques à mon mur de Berlin et mes élans perdent leur pétillant comme un animal blessé perd son sang.

35 minutes de retard ! Un nœud dans la poitrine, je me sens à l’article de la mort à petit feu.

Je suis devenu un objet non réclamé aux objets perdus, une ado pleine de boutons qui fait tapisserie sur la piste de danse (le pire, c’est que je n’ai jamais fait d’acné).

Je dois faire un choix si je ne veux pas passer la soirée dans les tranchées boueuses de la rancœur ou derrière les barreaux de mes « ne pas » :

Noooon, je ne vais pas sentir ma déception et ma frustration, encore moins les montrer, il ne le mérite pas ! De toute façon, ça ne devrait pas m’atteindre comme ça, je ne veux pas avoir besoin tant que ça!

Je suis tiraillée. Une part de moi me vante les mérites de la fermeture à double tour (tu ne vas pas donner à ce malotru le plaisir de voir l’effet qu’il a sur toi quand même!).

L’autre, m’invite à m’ouvrir avec coeur à ce que je ressens pour me réchauffer l’intérieur (si tu veux que l’amour entre dans ta vie, tu es aussi bien de le laisser entrer chez toi maintenant !).

Je me demande alors : Denise, veux-tu te faire du bien ou le faire sentir mal? Veux-tu retrouver ta liberté d’aimer et de créer ou t’étouffer pour ne rien lui donner de toi? Veux-tu te servir de lui pour te rejeter ou pour te rapprocher de toi et de ce qui te tient à cœur ?

Pas si évident que ça! Si je laisse transpirer ce que je vis, je sors de ma zone de confort, j’affiche mon besoin de l’autre et j’arrive nez à nez avec ma honte d’être trop vulnérable, ma peur d’être jugée, ridiculisée, rejetée.

Mais, comme L’art de la dissimulation pour les nuls n’a pas encore été écrit et que je n’ai pas envie de passer une soirée à m’ennuyer de moi-même parce que j’essaie d’être emotionnaly correct, je décide d’ouvrir la porte à ce que je vis pour lui dire Bienvenue.

10 minutes plus tard, je l’entends sonner vigoureusement !

Sur le pas de la porte, il me lance un « ça va ? » faussement dégagé. Une douce tristesse dans le regard et le sourire, je lui réponds que je trouve dommage qu’il soit en retard, que ça réveille des vieilles blessures chez moi.

Mon aveu dénué de reproches le rejoint. Il admet que c’est une habitude regrettable et incorrigible chez lui et s’en excuse.

Finalement, j’ai passé une belle soirée, proche de mon coeur, à échanger réellement avec celui qui, je le savais, ne deviendrait pas mon amoureux.

Si je ne peux pas compter sur lui pour être à l’heure, je peux compter sur moi pour respecter mes limites : je me connais, je n’arriverai pas à m’abandonner à un homme qui régulièrement ne fait pas ce qu’il dit.

Il ne mérite pas que je me prive des délices de l’amour et de ma liberté d’être quand même !

Vous et vos « ne pas » !

Plusieurs m’ont écrit  dernièrement qu’ils étaient aux  prises avec des « ne pas » et des ressentiments coriaces.

J’ai donc décidé de mettre un peu de lumière sur ces intentions peu recommandables et pas très à la mode.

Pourquoi ? Parce que, si on ne les sort pas au grand jour, ces réactions négatives à ce qu’on vit et rencontre font des ravages dans nos vies.

Les voici en rafale pour vous aider à choisir votre liberté d’aimer et de créer.

– elles nous gardent dans le connu et le contrôle et par le fait même, nous font vivre les mêmes situations et malaises à répétition

– elles nous empêchent d’embrasser avec cœur tout ce qui nous habite (exit l’amour)

– d’être en paix avec la réalité présente (exit les joies de l’absorption dans l’instant et les inspirations qui en découlent)

– de nous exprimer authentiquement (exit notre liberté d’être et d’expression)

– de sortir de nos luttes stériles (exit la joie de découvrir du beau du bon et du nouveau dans ce qui nous arrive)

– elles emprisonnent dans leurs cercles vicieux les trésors d’amour, de vitalité, d’inspiration, de ressources et de possibilités qui sont en nous et autour de nous

– elles rendent nos joies éphémères, car elles polluent nos plus beaux élans et gâchent nos meilleurs moments

– elles mettent des bâtons dans les roues de nos voeux les plus chers parce qu’elles  ont besoin de nos insatisfactions et malaises habituels pour se nourrir et rester en vie

La pratique

Pendant les 2 prochaines semaines,  quand vous serez tentés de vous refermer, vous braquer ou vous venger, posez-vous avec bienveillance une des ces questions :

Est-ce que je veux me faire du bien ou faire sentir l’autre mal ?

– Est-ce que je veux prouver à l’autre que j’ai raison ou retrouver ma liberté d’aimer et créer ?

– Est-ce que je veux priver l’autre de mon amour et de ma vraie présence ou  jouir d’un contact vivant et bienfaisant avec moi-même?

– Est-ce que je veux contrôler les autres et la vie ou retrouver ma joie d’être, de m’exprimer et de bouger dans le sens de ce qui me tient à coeur?

Acceptez la réponse qui vous vient sans vous juger.

Si vous avez répondu que vous préférez avoir un effet négatif ou un contrôle sur l’autre plutôt que de veiller au grain de votre bonheur, lisez le prochain billet. Je vous y donnerai d’autres moyens de vous libérer de vos « ne pas » et vos ressentiments.

Merci beaucoup pour vos commentaires et vos questions ! Elles me stimulent, m’éclairent sur vos besoins et font du bien à ceux qui les lisent.

Passez un beau 2 semaines de choix!!!


De Snoopy écrapouti à Snoopy ragaillardi!

«  Abordez votre expérience et votre entourage comme s’ils contenaient un trésor de vie, d’amour et d’inspirations qui vous rapprochera de tout ce qui vous tient à cœur… Restez ouverts et curieux face à ce qui peut émerger de bon, de beau et de nouveau de l’imprévu. »

Le Cœur Créateur

Je reviens d’une semaine d’écriture dans petit village du Massachusetts. Après m’être scotchée sur ma chaise et mis de la crazy glue sous les pieds, j’ai réussi à ne pas m’échapper toutes les dix minutes pour aller me goinfrer de desserts hallucinants au pittoresque café du village en placotant avec les gens et les écrivains du coin.

Un jour pendant la semaine, j’ai ressenti un malaise qui menaçait de m’avaler tout rond comme un aspirateur gobe une poussière. J’avais de la misère à ne pas sombrer dedans.

J’ai commencé par lui dire bienvenue et l’écouter. Il s’est  à peine détendu un instant puis est revenu comme un boomerang.

Soudain une illumination ! Tu sais Denise, dans Le Cœur Créateur, on suggère de dire : je me permets de recevoir du bon, du beau et du nouveau de cette situation ou ce malaise.

Pourquoi tu n’essayerais pas ça ?

Ôôôh! Aussitôt que je prononce ces mots pour m’ouvrir à ce qui pourrait émerger de bon de ce marasme récalcitrant, les eaux de la Mer Rouge se séparent devant moi.

En un éclair, je me retrouve de l’autre côté de la rive, saine et sauve: je passe du Snoopy aplati au Snoopy épanoui que j’ai dessinés ci-haut.

Ce prodige spontané m’a donné le goût de regarder de plus près ce qui rend cette simple phrase si renversante qu’elle retourne nos états intérieurs comme des crêpes.

Voilà ce que j’ai découvert.

Elle nous sort d’abord du mental isoloir, ce Tit Jos connaissant qui ne voit pas plus loin que ce qu’il connaît et contrôle déjà et qui ne peut pas se mettre dans la tête que du bon puisse naître du pas bon.

Ensuite, elle proclame haut et fort que nos problèmes ne sont ni des punitions ni des invalidations personnelles, mais une occasion de découverte amoureuse.

Elle court-circuite ainsi nos résistances face à ce qu’on vit maintenant, nous ouvre le cœur et l’esprit et nous permet de lâcher le contrôle sur ce qui va arriver.

Elle transforme du même coup, notre point de vue et notre identité : on n’est plus celui ou celle qui attend à l’hôpital la venue du docteur pour régler ses problèmes, mais plutôt quelqu’un qui attend le Père Noël devant la cheminée pour découvrir ce qu’il va lui apporter de beau.

On ne sait pas ce qu’il nous réserve, s’il va passer par la cheminée ou un trou dans le plancher, mais on vient de changer de tribu, d’univers et d’état intérieur.

Remarquez que ce miracle ne s’est pas fait tout seul, j’y ai mis du mien.

J’étais réellement habitée par l’intention de recevoir du bon, du beau et du nouveau de ce que je vivais maintenant, sans rejeter ou nier pour autant mon malaise.

J’ai donc inspiré profondément pour boire ces mots comme un élixir de vie et en ressentir les effets dans mon corps.

J’étais aussi prête à suivre les inspirations et les élans qui me viendraient ensuite. C’est ce qui m’a amenée à mettre une limite à une situation qui ne me faisait pas de bien.

Alors, si ce prodige ne se produit pas pour vous quand vous dites ces mots, vérifiez donc si vous n’avez pas une autre intention cachée dans les recoins de votre psyché !

Par exemple, rejeter, nier ou cacher ce que vous vivez maintenant, vouloir contrôler le futur ou les autres, prouver que vous avez raison d’être mal, que quelque chose d’aussi simple ne peut pas marcher pour vous ou essayer de rendre l’autre mal .

Ça s’est vu plus d’une fois dans les meilleures familles!

Pendant les deux prochaines semaines, pratiquez-vous à passer de Snoopy 1 à Snoopy 2.

Prenez d’abord le temps de dire bienvenue à ce que vous vivez, ça demeure un incontournable !

Puis, dites avec coeur cette phrase: je me permets de recevoir du bon, du beau et du nouveau de ce que je vis maintenant.

Pour vous faciliter la tâche, voici une clé : voyez votre réalité présente, agréable ou pas, comme l’archet avec lequel le Cœur Créateur (ou la vie si vous préférez) joue sur vos cordes sensibles pour faire émerger des harmonies nouvelles de ce que vous vivez.

J’apprécie beaucoup vos commentaires, vos questions ainsi que le compte-rendu de vos difficultés et vos succès.

Merci à tous ceux qui  l’ont fait, ça me permet de préciser des choses importantes pour vous et pour mon prochain livre, comme dans le dernier billet (si vous n’avez pas lu les commentaires, allez-y!)

P.S. N’oubliez pas de lire la nouvelle section FAQ que j’ai ajoutée au-dessus de ma photo souriante.


Vous tournez en rond? Bienvenue dans l’inconnu!

Vous tournez en rond? Bienvenue dans l’inconnu!

Je suis assise aux premières loges d’une danse à laquelle je suis souvent invitée : le cha-cha-cha du non-contact, de la non-découverte et du non-abandon. 

Cette danse, si-j’avance-tu-recules, si-tu-t’ouvres-je-me-ferme, si-tu-désires-quelque-chose-de-moi-je-le-retiens, prend toutes sortes de formes. On peut la vivre avec un rêve qui nous fuit, une interaction qui tourne en rond ou la vie qui nous fait faux bond à répétition.

Aujourd’hui, elle prend la cadence saccadée d’un couple qui se chamaille. La belle princesse est du style, en avant tout le monde, à l’attaque! le digne sieur est sur le mode, alerte, retirons nos troupes en catimini!

Plus elle l’assaille en s’époumonant, plus il se retire dans ses terres en silence, plus il se ramasse sur lui-même, plus elle charge avec fougue. Il se plaint de ses éclats, elle lui reproche son mutisme, ils se retrouvent dans leur cul-de-sac préféré et… repartent de plus belle!

Ils sont devenus l’un pour l’autre un bâton dans les roues de leur amour, un accroc à leur liberté d’être, une jambette à leurs aspirations les plus chères.

J’observe avec curiosité cette danse réglée au quart de tour, où chacun fait exactement ce qui provoque chez l’autre la réaction qu’il déteste le plus. Ils s’accordent à merveille pour l’entretenir et la perpétuer. Beau travail d’équipe!

Le hic c’est qu’ils sont scotchés ensemble négativement par leurs résistances l’un à l’autre, au lieu d’être reliés amoureusement et créativement par l’aller-retour de leurs vérités vibrantes, de leurs élans du cœur, de leurs mouvements créateurs.

Quand je vois ça, j’ai le goût de courir dans la pièce en faisant voler, comme un avion dans le ciel, une banderole avec ces mots : Chers tourtereaux, c’est beau d’être amoureux mais pour que ça dure il faut aussi être créateurs. (mmm… idée à retenir).

Pour briser leur cercle vicieux, je demande parfois aux opposants de se chicaner en chantant avec des maracas sur un rythme commun. Ça ouvre toutes sortes d’avenues insoupçonnées, croyez-moi!

Cette fois-ci, je demande plutôt à cette dame qui s’égosille généreusement en vain, si ce qu’elle fait produit l’effet désiré chez son homme. Pas vraiment, répond-elle d’une voix soudain fluette.  Je demande ensuite à ce chevalier en cavale, qui cède sa place avec tant de diplomatie, si son retrait muselé améliore les choses entre eux. Non bien sûr! rétorque-t-il.

Même s’ils n’aiment pas les effets secondaires de cette chorégraphie, elle leur permet de rester dans ce qu’ils connaissent et contrôlent : leurs fermetures, contractions et cachettes habituelles.

Cette dulcinée au courroux galopant refuse toute possibilité d’être peinée ou blessée. Son homme fuyant et passif est donc une vraie aubaine pour elle: pas moyen de compter sur sa présence et de se laisser surprendre à avoir besoin de lui. Pas de danger donc, croit-elle à tort, de souffrir si elle le perd!

Cet homme, qui pourrait jouer Le Fugitif les doigts dans le nez, a fait serment il y a belle lurette de ne jamais plus s’exposer au rejet. Il est donc comme un coq en pâte avec sa femme vindicative qui lui coupe le sifflet : ça lui évite d’avoir à s’exprimer et à se montrer tel qu’il est. Comme ça, croit-il à tort, il est à l’abri de toute désapprobation ou disgrâce.

Pour casser leur routine avec humour, je leur fais un clin d’œil et les invite à remercier leur partenaire de les aider à cimenter leur barrage intérieur favori. Ils hésitent puis s’exécutent à tour de rôle, un sourire de connivence aux lèvres. Les voilà reliés de manière plus enjouée et ouverte.

À notre tour de remercier nos adversaires et nos déconfitures, car le même scénario se répète dans nos vies pour tout échec, obstacle ou conflit répétitif.

Le refus de lâcher les rives du connu et de sentir la vulnérabilité qui accompagne notre ouverture à l’entourage nous fait répéter les mêmes comportements et donc, rencontrer les mêmes écueils, les mêmes insatisfactions. Une véritable addiction!

Tant qu’à y être, que diriez-vous de pratiquer l’art des inversions et culbutes salutaires, inspiré du chapitre 2 du Cœur Créateur, Transformez vos échecs et vos obstacles en possibilités inespérées.

Demandez-vous d’abord quelle est votre manière habituelle d’entretenir la danse du contrôle et du connu avec votre entourage.

Puis, inversez votre comportement…

  – Si vous prenez toujours le crachoir ou la vedette, effacez-vous, écoutez et donnez de l’importance aux autres pendant 5 minutes, puis 10, puis 15. Si vous êtes portés à sauver la face en cachant ce que vous jugez non présentable, révélez une petite vérité que vous dissimulez habituellement, puis deux, puis trois. Si vous volez sans répit au secours de la veuve et de l’orphelin, revenez au bercail pour prendre soin de vous. Si vous retenez  vos élans, sous prétexte que ce n’est jamais le bon moment, exprimez-en un maintenant, puis trois, puis cinq. Si vous forcez ou poussez pour obtenir ce que vous désirez, lâchez prise et laissez venir. Si vous refusez habituellement de jouer ou de participer, sautez à l’eau et batifolez, etc…

Ouvrez-vous ensuite avec cœur et curiosité à la vulnérabilité et l’inédit qui se pointent en douce.