L’art de ne rien faire!

 

 

 

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Chers lecteurs et lectrices, pour mon dernier billet avant de vous revenir à l’automne,  je vous suggère celui que j’ai publié l’année dernière sur l’art de ne rien faire, pour jouir du moment et se régénérer.

Le voici donc!

 » Rien ne me vient.

Quand je pense à vous écrire un dernier billet avant les vacances, c’est le blanc total !

Ah bon ?! J’essaie quand même d’écrire quelques lignes, mais le cœur n’y est pas. Elles sont aussi juteuses qu’un noyau d’olive au soleil. Ah bon ?!

Au détour d’une marche, j’entre chez Renaud-Bray et mes yeux tombent sur le dernier livre de Dany Laferrière, L’art presque perdu de ne rien faire.

Je sors du magasin. Une évidence se faufile jusqu’à ma conscience : Denise, tu en as assez fait, c’est le temps de laisser reposer ta terre qui a donné beaucoup de fruits ces derniers mois.

Ah !? C’est drôle, le matin même, j’aidais une participante à accepter de se reposer et se déposer après des efforts soutenus…

J’ai besoin d’une pause créatrice et amoureuse. C’est le temps de pratiquer l’art presque perdu de ne pas écrire un billet. C’est ça me dépasser pour l’instant.

Une fois de plus, en disant « oui » à ce qui est là pour moi, j’ai découvert un filon d’or.

Il a l’air d’un p’tit rien tout nu ce filon, mais il est plein de sens et de douceur.

C’est ce que je vous souhaite aussi pour vos vacances d’été : de vous offrir des plages de temps au ralenti, des oasis de farniente où, les yeux dans le vide, vous ne ferez surtout rien d’intelligent, d’évolutif ou de productif.

Des havres de ‘ne pas déranger s-v-p, je suis occupé à ne rien faire’ où vous allez juste être.

Ça peut être en regardant par la fenêtre la pluie qui tombe doucement, en prenant une marche au pas de tortue pour boire l’air frais ou la beauté du paysage, en faisant les yeux doux aux motifs de votre tapis de Turquie en vous tournant une couette de cheveux autour du doigt, en flattant votre chat, votre chien, votre amoureux (se).

Ces moments sont régénérateurs et, contrairement à ce que nos contrôleurs ou nos perfectionnistes nous font croire,  ils sont aussi générateurs de sang neuf, de vie nouvelle.

Voilà ! Je vous souhaite des belles et bonnes vacances en compagnie de vous-même et de ceux que vous aimez ! »

 

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La liberté de se planter c’est pas un luxe!

Denise Noël

Dernièrement, une participante m’a posé une question, après avoir vu paniquer le chanteur Jahmene Douglas à l’émission « The X Factor ».

« Est-ce nécessaire de vivre cette anxiété, cette terreur? La pression qu’il se met vient-elle de son Ego ? Est-ce possible que ce n’est pas sa place, ou il est appelé à se libérer pour faire ce qu’il aime tant faire ? »

Cette question a suscité des questions et des réflexions chez les autres participants du groupe, alors je me suis dit que ça risquait de vous intéresser aussi.

Ce qui me frappe quand je regarde les videos, à part le talent et le courage de Jahmene, c’est qu’avant d’entrer en scène, il respire comme une femme enceinte.

De quoi accouche-t-il donc?  De sa vraie présence, unique et vibrante, rien de moins! Quand on l’écoute chanter à la 1ère audition, on la reçoit en plein corps et en plein coeur.

Il est ouvert et il nous offre généreusement ce qu’il est à travers sa voix et son expression.

Dans les auditions suivantes, sa panique prend le dessus, il chante moins bien et il nous touche moins. Pourquoi?

Voilà un passage tiré de « Bungee, Vibrato et Tango » qui nous éclaire là-dessus. 

« En art comme en amour, nos défenses nous font mettre notre attention et nos énergies sur ce qu’on veut éviter plutôt que sur ce qu’on désire créer et offrir.

Elles nous poussent à vouloir contrôler autant ce qui sort de nous que la réaction des gens autour de nous.

Elles bloquent ainsi notre flot amoureux et créateur (créacoeur), nous empêchent d’offrir notre vraie présence, mettent un frein à nos rêves, nous volent notre joie et notre liberté d’aimer et créer.

On est en réaction plutôt qu’en créaction.

Sous prétexte de ne pas se faire rejeter, juger ou avoir, on se crispe et on se coupe du plus tendre, du plus unique, du plus libre et du plus vibrant de nous.

Une comédienne, déçue de ne pas obtenir de rôles, me confiait :

– Je ne suis jamais allée jusqu’au bout de moi parce que j’ai trop peur de l’échec, du rejet. Je n’ai jamais tout donné ce que j’avais à donner. »

À sa 1ère audition, Jahmene est allé au bout de lui-même.

Malheureusement, suite aux commentaires dithyrambiques des juges, le regard des autres prend trop d’importance.

Il passe d’un oui et à un ne pas, de l’ouverture au contrôle.

Il tombe dans l’obligation de réussir à tout prix pour éviter l’échec et, comme il le dit à un moment donné, il perd sa confiance en lui, .

C’est que son estime personnelle et son rêve dépendent du regard et de l’approbation des autres et il est tombé dans le piège Il Faut/Fuck You.

Il faut que je réponde à vos attentes pour ne pas vivre d’échec mais, vous ne m’aurez pas toutt, comme ça vous ne pourrez pas toutt me rejeter!

Son besoin de se prouver prend le dessus sur son amour du chant, sa liberté d’être et sa joie de s’exprimer alors il essaie de contrôler ce qui sort de lui.

Il perd contact avec le flot naturel et libre de sa présence et de son expression. On sent qu’il force et on ne reçoit plus son chant en plein coeur.

La pratique

Que pourrait-il faire pour revenir à un oui et?

Plutôt que de se fermer ou se pousser, il a l’occasion de s’aimer et se libérer pour chanter avec plus de bonheur.

Comment?

– En  s’engageant à poursuivre son rêve, qu’il gagne le concours ou non.

-En respirant doucement et profondément pour amener son attention dans son corps et dire bienvenue à la part de lui qui a peur de ne pas réussir avec tout ce qui vient avec :

malaises corporels, peur de ne pas être à la hauteur, peur  d’être déçu…

Ça va le ramener dans son corps, dans son coeur et dans le présent.

-En s’ouvrant ensuite à découvrir une possibilité amoureuse et créatrice dans ce qu’il rencontre.

Et enfin, en se connectant aux gens qui l’entourent qui ont le goût de sa présence. En se laissant porter par ce lien pour sortir de sa bulle fermée, là où se multiplient ses peurs.

Il pourrait alors rester ouvert, se donner librement, avec la conviction que si ça ne répond pas comme il le désire, il y a une possibilité insoupçonnée pour lui là-dedans.

Et, c’est la même chose en amour : quand nos résistances prennent les devants, on perd notre ouverture et, par le fait même, les délices des débuts.

C’est qu’on ne réalise pas qu’en se fermant, on enferme et on étouffe la part de nous la plus libre, amoureuse, ingénieuse et vivante.

Voilà! Vos réactions et vos questions sont les bienvenues.

D’ici le prochain billet, je vous invite à faire tout ce que vous pouvez pour rester ouverts à tout ce que vous vivez, c’est la clé de votre liberté de découvrir du bon, du beau et du nouveau dans tout!

Pour voir la 1ère audition de Jahmene vous pouvez aller à:

Et si vous voulez voir une des suivantes:


L’art perdu de ne pas écrire un billet!

Rien ne me vient.

Quand je pense à vous écrire un dernier billet avant Noël, c’est le blanc total et ce n’est pas de la neige !

Ah bon ?! J’essaie quand même d’écrire quelques lignes, mais le cœur n’y est pas. Elles sont aussi juteuses qu’un noyau d’olive au soleil. Ah bon ?!

Au détour d’une marche, j’entre chez Renaud-Bray et mes yeux tombent sur le dernier livre de Dany Laferrière, L’art presque perdu de ne rien faire.

Je sors du magasin. Une évidence se faufile jusqu’à ma conscience : Denise, tu en as assez fait, c’est le temps de laisser reposer ta terre qui a donné beaucoup de fruits ces derniers mois.

Ah !? C’est drôle, le matin même, j’aidais une participante à accepter de se reposer et se déposer après des efforts soutenus…

J’ai besoin d’une pause créatrice et amoureuse. C’est le temps de pratiquer l’art presque perdu de ne pas écrire un billet. C’est ça me dépasser pour l’instant.

Une fois de plus, en disant « oui » à ce qui est là pour moi, j’ai découvert un filon d’or.

Il a l’air d’un p’tit rien tout nu ce filon, mais il est plein de sens et de douceur.

C’est ce que je vous souhaite aussi pour les Fêtes : de vous offrir des plages de temps au ralenti, des oasis de farniente où, les yeux dans le vide, vous ne ferez surtout rien d’intelligent, d’évolutif ou de productif.

Des havres de ‘ne pas déranger s-v-p, je suis occupé à ne rien faire’ où vous allez juste être.

Ça peut être en regardant par la fenêtre les flocons qui tombent au ralenti, en prenant une marche au pas de tortue pour boire l’air frais ou la beauté du paysage, en faisant les yeux doux aux motifs de votre tapis de Turquie en vous tournant une couette de cheveux autour du doigt, en flattant votre chat, votre chien, votre amoureux (se).

Ces moments sont régénérateurs et, contrairement à ce que nos contrôleurs ou nos perfectionnistes nous font croire,  ils sont aussi générateurs de sang neuf, de vie nouvelle.

Voilà ! Je vous souhaite des belles et bonnes vacances en compagnie de vous-même et de ceux que vous aimez !

Je vous reviens en janvier, le 22, après un voyage bien mérité dans les montagnes du Mexique.


Pour créer à votre goût, embrassez tout!

Pour créer à votre goût, embrassez tout!

Amandine, une urgence dans la voix, me lance un S.O.S. : aide-moi, je dois pondre un texte et je suis bloquée!

Bien sûr! C’est toujours une joie pour moi d’être la plombière de votre tuyauterie intérieure (le plombier est passé chez-moi et je baigne dans la joie de voir l’eau de l’évier couler comme une source vive sans cesse renouvelée, un luxe que j’oublie souvent de savourer).

Une fois chez moi, cette écrivaine en panne se plaint que ses inspirations font la grève et que ses personnages la boudent. Une vraie conspiration!

Elle se sent sèche comme un grain de sable dans le désert et se désespère : elle s’ennuie  de ses personnages, il faut absolument qu’ils recommencent à lui faire la jasette!

Intriguée, je lui demande depuis quand sa source est tarie.

C’est là qu’on découvre un ne pas musclé à l’œuvre dans son impasse : une réaction négative contre son éditeur.

Amandine est braquée contre lui. Elle s’attendait à ce qu’il soit enchanté de son travail, il lui a plutôt suggéré de retravailler certains passages. Elle doit remettre les bœufs devant la charrue, ayoye!

Une trâlée de ne pas s’échappe de sa bouche comme des mouches : il n’est jamais satisfait, elle n’a plus rien à donner, elle ne joue plus, bon!

Plutôt que recevoir avec tendresse ce que ça touche en elle, elle a fermé boutique, et le clapet à tout son beau monde imaginé.

Elle est renversée : finalement, c’est elle qui boude ses personnages et non l’inverse…

Une fois ses ne pas sortis de l’ombre, l’amour et la vie qui en était captifs rejaillissent et elle peut embrasser ce qu’elle ressent.

Elle se remet à avoir du cœur pour ce qu’elle vit et du cœur au ventre pour continuer sa création. La voilà redevenue une terre fertile pour ses inspirations et sa progéniture littéraire.

Je suis  aussi heureuse qu’elle de sentir sa flamme se rallumer et curieuse de voir ce que ça va donner dans son écriture…

Comme il nous reste du temps, elle me parle de sa difficulté à digérer ses quarante ans. C’est comme si la vie venait de coller l’étiquette « passé date » sur le fruit de ses rêves.

– Ça va bien dans ma vie mais je trouve que c’est trop tard, ça aurait dû arriver avant, il ne me reste pas assez de temps pour vivre ce que je voudrais.

– Et qu’aurais-tu aimé vivre que tu n’as pas vécu?

– Euhhhh…

Soudain, le chat sort du sac! Elle a tout ce qu’elle aurait pu souhaiter dans sa vie amoureuse et créatrice, et même plus. Il ne faut pas se réjouir pour autant quand même!

Faut croire qu’elle porte en elle la jumelle de son éditeur : l’insatisfaite. Rien ne semble assez bon pour contenter et enchanter cette grande dame…

Pour la dérider (oh!), j’improvise une chanson amusante qui l’invite à faire le deuil de son insatisfaite -qui elle est passée date – pour mordre à belles dents dans le fruit mûr et juteux de sa vie.

Elle arrive surprise et émerveillée à la rencontre suivante : sa sève coule à flot, ses personnages ont du bagout et sa joie d’écrire est ressuscitée

Elle n’en revient pas, on dirait de la magie! Je fais la fête avec elle, mais j’observe la magie de l’ouverture depuis trop longtemps pour m’en étonner.

L’ouverture à tout ce qu’on vit et rencontre, beau ou pas beau, pour libérer et offrir le meilleur de soi à nos amours et nos créations!

Ça nous ouvre les portes de l’univers enchanté, foisonnant, non domestiqué du Cœur Créateur.

Êtes-vous prêts à cesser d’être le tsunami de ce que vous sentez, recevez, souhaitez et créez?

À être présents avec cœur à ce qui vous touche, vous heurte, vous déséquilibre, vous comble ou vous réjouit, pour réaliser ce qui vous tient à cœur et faire le bonheur de vos proches?

C’est ce que chacune des pratiques contenues dans Le Cœur Créateur vous enseigne…

Maintenant une p’tite nouvelle : je commence un nouveau projet d’écriture et j’aurai moins de temps pour écrire mon blogue. Alors, cette fois c’est pour de bon, je vais publier un billet une fois par semaine, le lundi.

J’alternerai entre une inspiration plus courte, comme l’inspiration du jeudi, et un billet plus long comme celui-ci.

J’espère que ça vous donnera plus de temps pour approfondir et pratiquer ce que je vous écris et que vous en serez tout aussi ravis!


L’inspiration du jeudi!

 

« …il n’y a pas d’artiste à temps partiel, il n’y a pas d’artiste qui renonce à la souveraineté de l’art sur sa vie. Il n’y a qu’un engagement sans repos à la recherche de cet état d’émerveillement…

 Georges Leroux, Partita pour Glenn Gould

 S’engager à vivre cet état d’émerveillement, c’est être ouverts à découvrir du beau, du bon et du nouveau dans tout ce qu’on vit.

Ça veut dire aborder ce que la vie nous présente, et ce que ça touche en nous, avec la conviction que tout est parfait pour aimer et créer.

La merveille, c’est que quand on s’engage et s’ouvre ainsi, on a accès à un monde de possibilités inespérées qui était invisible et inaccessible pour nous auparavant.

L’autre merveille c’est que chacune des pratiques du Cœur Créateur développe votre don pour l’émerveillement.

En les faisant régulièrement vous deviendrez des artistes à plein temps.

Comme c’est mon anniversaire en fin de semaine, je prends congé d’écriture! Vous ne recevrez donc pas de billet lundi.

Que diriez-vous à la place de m’écrire une découverte que vous avez faite en lisant ce blogue, une expérience qui vous a surpris, émerveillés?

Je me sentirais pas mal gâtée!


Lâcher prise c’est bien beau, mais pourquoi c’est si dur?

Lâcher prise c’est bien beau, mais pourquoi c’est si dur?

 Souvent, on a de la misère à lâcher prise. Ça nous fait peur et on résiste comme le diable dans l’eau bénite à cet abandon si libérateur. Pourquoi?

Primo, parce que c’est pas mal brassant pour nos p’tits Jo connaissants entêtés et nos Napoléons contrôlants gonflés à bloc.

Ils ont de la difficulté à accepter de perdre le contrôle ou la face, de ne pas avoir raison ou le dessus et de laisser aller leurs certitudes figées dans le béton.

Pour eux la vie est une méga danse en ligne. Tout et tous doivent leur emboîter le pas, se conformer à leur volonté et adhérer à leur vision des choses.

Alors, ces lascars, pour rester au pouvoir, en profitent pour ruer dans les brancards et nous bombarder de peurs.

Ils nous font croire que si on n’obtient pas ce qu’on souhaite, comme on veut, quand on veut, à travers telle personne ou telle situation précise, eh bien, c’est fini, c’était le dernier train pour le paradis, tout le monde débarque, on l’aura jamais!

Ils nous endoctrinent et on ne voit pas que les échecs qu’on rencontre sont des invitations à laisser aller ce qui nous entrave (eux justement!) et à sortir de la prison dans laquelle ils nous enferment, pour aimer et créer au-delà de ce qu’on pourrait imaginer.

On craint donc, en lâchant prise, de perdre ce qui est essentiel pour nous: l’amour, la liberté d’être, nos rêves, l’appréciation de soi, notre sentiment d’appartenance.

Dommage, car en le faisant, c’est tout le contraire qui arrive : on atteint l’état de découverte amoureuse, on accède à la source riche de possibilités inespérées du Cœur Créateur et on peut danser sur les rythmes envoûtants de DJ Allegro.

Nous voilà rendus à secundo. Lâcher prise nous rend vulnérables et ça nous fait souvent peur. C’est qu’on n’a pas, à l’intérieur de nous, ces mains ouvertes du cœur qui peuvent toucher, soutenir, étreindre avec amour et courage notre vulnérabilité et nos besoins.

En fait, nos mains sont occupées ailleurs: à nous éviter d’avoir mal plutôt qu’à nous faire du bien. À faire des bye, bye ou des pieds de nez à la galerie, à serrer les poings, à faire des retouches à notre maquillage pour cacher notre honte d’être vulnérables ou imparfaits, à étouffer ce qu’on ressent ou à repousser notre besoin des autres.

Dommage, car la vulnérabilité ce n’est pas seulement l’espace où logent nos peurs, blessures, manques et impuissances, c’est aussi le lieu où naissent nos élans les plus libres, nos inspirations uniques, notre liberté d’être, nos joies gratuites, nos sentiments de faire partie de LA gang en ville : l’humanité.

En lâchant prise, on risque donc d’arriver nez à nez avec ce qu’on a l’habitude de rejeter, craindre, mépriser ou enterrer chez nous.

Quand on embrasse ces sentiments et ces expériences, on débouche sur cette manne de trésors intérieurs et on peut recevoir ce qui nous tient à cœur.

Comme vous voyez, même si on doit laisser aller nos vieilles identités et embrasser notre vulnérabilité, ça vaut largement le coup!

Voici donc une pratique toute simple, mais fructueuse, pour vous aider à lâcher prise.

Prenez un papier-mouchoir en guise de drapeau blanc. Laissez-le doucement tomber sur le sol, en l’accompagnant d’un soupir de satisfaction, pour faire signe aux dieux de la création et de l’amour que vous être prêts à lâcher le combat. Dites en même temps :

J’accepte de laisser aller mon besoin de contrôler et d’avoir raison pour m’ouvrir à aux possibilités amoureuses et créatrices qui surgiront dans cet espace libre et réceptif.

Comme j’anime le groupe d’improrelations en fin de semaine, je ne pourrai pas vous écrire un billet pour lundi alors, à jeudi prochain!

En attendant, si vous avez des questions ou des remarques, envoyez-les-moi!


Lâcher prise c’est bien beau, mais comment on fait ça?

Lâcher prise c’est bien beau, mais comment on fait ça?

 Je vous ai demandé dernièrement de m’écrire les commentaires et les questions qui vous viennent quand vous lisez mes billets. Au début, j’ai reçu une couple de beaux courriels et pas de questions. Hooonnn…

Qu’a fait l’héroïne ici présente? S’est-elle arraché les cheveux en s’écriant, je le savais, je n’en vaux pas la peine, en voici la preuve… non écrite, s’est-elle jetée à corps perdu dans la drogue, le sexe et les crottes de fromage pour oublier sa déception, a-t-elle profité de la promotion du frère André au royaume des saints pour lui promettre un pot de vin, s’il répondait à ses vœux?

Non! Elle a choisi d’exercer sa plus grande liberté : celle d’aimer, de créer et de jouer, en gardant les portes de son cœur, de son corps et de son esprit grandes ouvertes.

Qui dit ouverture dit lâcher prise : sur la forme qu’aura la réponse à nos vœux, les chemins qu’elle empruntera et le temps qu’elle prendra pour se montrer le bout du nez.

C’est le temps d’apprendre à barboter et nager dans les mystères de la création amoureuse. C’est l’art qu’enseigne Le Cœur Créateur : passer des fixations, contrôles et limitations du mental isoloir à la générosité, la fluidité vibrante et l’inventivité du flot créacoeur.

Vous voulez la recette?

Primo, ne prenez pas cette pratique trop au sérieux. Elle réussit quand on la fait avec la légèreté d’une bulle, la curiosité d’un enfant et la souplesse d’un élastique.

Secundo, lâchez un instant ce à quoi vous vous cramponnez à l’extérieur de vous, comme un noyé à son sauveteur. Vous allez le faire couler et vous avec!

Quand ça ne répond pas dehors, c’est le temps de prendre l’appel en dedans.

Et, comme je l’ai écrit dans le chapitre sur l’échec créacoeur, il faut un minimum d’ouverture, d’abandon, de connexion à soi pour recevoir et jouir de ce qu’on désire.

Maintenant que vous avez les mains libres, rentrez au bercail pour faire une p’tite saucette amoureuse et créatrice chez vous.

 Comment? En disant oui et à ce que vous vivez et désirez. Ça va vous décrisper.

 Dilatez d’abord votre cœur et tendez une main chaleureuse  à la vérité vibrante de ce que vous sentez (celle dans laquelle vous avez écrit le mot bienvenue, à la fin du billet précédent, Éloge de la folie créatrice et amoureuse).

 Gardez l’autre ouverte  pour épouser et soutenir ce que vous souhaitez (celle dans laquelle vous avez écrit les mots dans la danse).

 Faites ensuite les yeux doux à l’inconnu avec une curiosité ouverte et détendue.

 Puis dansez avec l’imprévu en suivant à la trace vos inspirations et vos élans.

 Vous voulez savoir la suite de mon histoire et comment j’ai pratiqué cet art?

 J’ai tendu la main à ma déception pour lui faire la bise et écouter son histoire.

Ça m’a rapprochée encore plus de mon besoin essentiel et incitée à l’adopter pour de bon : mon besoin d’échanges en direct avec vous.

Ce qui m’a rendue alerte aux inspirations et aux élans qui ont émergé en réponse, entre autres, en parler avec quelques-uns d’entre vous.

Et voilà que, dans une séance avec un couple, je sors une phrase bien sentie: quand on reste accrochés à quelqu’un qui ne peut pas nous donner ce qu’on souhaite, c’est qu’on n’est pas prêts à le recevoir.

J’ai soudain l’impulsion d’aller écrire ce trait de génie sur facebook. Ce que je fais le soir même. Deux heures plus tard, le Cœur Créateur a opéré sa magie.

Croyez-le ou non, le Père Noël s’est pointé sur facebook avec sa poche de cadeaux: un attroupement de réactions et de questions sur le lâcher prise qui m’ont inspiré ce billet.

Quelqu’un m’a bravement nommé sa peur de lâcher prise et une autre sa difficulté.

Tadam! Je tenais le sujet du prochain billet : pourquoi a-t-on parfois si peur et pourquoi  est-ce si dur de lâcher prise?

En attendant, rappelez-vous : quand ça ne répond pas comme vous voulez dehors, c’est le temps de prendre l’appel en dedans.

Alors, desserrez les poings, soyez fluides comme les p’tits poissons des chenaux, plongez en dedans pour dire oui et avec cœur à ce que vous vivez et souhaitez et suivez la piste de ce qui vous fait vibrer pour danser avec l’imprévu.

Et si vous n’y arrivez pas? Eh bien, lâchez prise et acceptez de ne pas y arriver! Il y a sûrement un ne pas ou une peur qui se cachent dans votre brousse intérieure et qui vous font forcer du nez …. À suivre…

J’oubliais! Depuis, j’ai reçu d’autres commentaires, par courriel ou directement sur le blogue. Allez les lire si ce n’est pas fait!