Voulez-vous la clé du malheur ou du bonheur?

Denise Noël

« Coudonc, est-ce  que c’est normal d’être en maudit et d’en vouloir à quelqu’un qui nous fait du mal!? »

Un participant, pris dans un conflit, m’a lancé cette question dernièrement.

Il réagissait à ma suggestion d’aborder son conflit avec une intention créatrice et amoureuse (créacoeur):

dire « oui » à ce qu’il vit pour se faire du bien « et  » découvrir une possibilité qui le libère et répond à ce qui lui tient à cœur.

Je lui ai d’abord répondu que la colère ce n’est pas la même chose que le ressentiment.

La colère, c’est une émotion à accepter et écouter avec coeur, pour s’ouvrir et découvrir ce qui peut en émerger de bon.

Le ressentiment, c’est le contraire d’une intention créacoeur, c’est un « ne pas »:

vouloir blâmer l’autre, le faire payer, avoir raison sur lui, l’invalider pour « ne pas » ressentir, être vulnérable, vivre d’échec, …

Le ressentiment nous coupe de nous, nous donne un faux sentiment de toute-puissance et nous fait tourner en rond dans nos malheurs.

Voici un passage de mon livre, Bungee, Vibrato et Tango qui en témoigne

« Souvent, face à l’adversité, on se débat, on entre en guerre, on discutaille, on décide de ne plus faire confiance à personne sauf à son poisson rouge ou à son hamster.

– Merde ! Pourquoi ça m’arrive à moi? C’est pâââs juste ! Y m’auront plus!

Pour ramener les autres et les circonstances dans le droit chemin, on se transforme en mule, on retire notre présence, on joue plus, on rit plus, on va leur montrer ce qu’ils nous ont fait, ils ne nous y prendront plus!

On blâme et on oublie que blâmer, c’est donner à ceux qu’on trouve si affreux la responsabilité de son bonheur. Quel mauvais investissement !

On devient à leur merci, privés de nos ressources, de notre vitalité et du contact bienfaisant avec nous-même.

Au lieu de mettre notre attention et notre énergie à se faire du bien, on essaie de convaincre l’autre qu’il est à côté de ses pompes, un sans cœur, un faux jeton, un moins que rien, une réincarnation d’Hitler ou un p’tit Napoléon à batteries, une nymphomane sans cervelle, une marâtre…

On espère qu’à force de taper ou de pousser dessus, il va tomber en bas de son cheval et, qu’illuminé, il va nous dire :

‘Tu as tellement raison, je suis un sans cœur, une réincarnation d’Hitler, une nymphomane à cervelle d’oiseau, à partir de maintenant je ne ferai plus jamais rien qui te blesse, te dérange ou te frustre…’

On peut toujours rêver parce que les humains sont ainsi faits que plus on les pousse à faire ou à être quelque chose, plus ils poussent dans le sens contraire. »

Vaut mieux aborder ce qu’on vit avec une intention créacoeur :

ça nous sort de nos malheurs et ça nous rapproche de ce qui nous tient à cœur.

La bonne nouvelle c’est qu’on peut aussi aborder son ressentiment dans une intention créacoeur!

Si on l’exprime en assumant l’intention et l’énergie qui s’y cachent, dans le but de retrouver sa liberté d’aimer et créer, la vie se remet à pulser et la caverne d’Ali Baba s’ouvre sur les merveilles de notre monde.

La pratique

Dans les prochains jours, observez comment tout devient très lourd, sérieux, dévitalisé et sombre, quand vous êtes dans le blâme et le ressentiment.

Aucune étincelle, aucune issue à l’horizon : l’autre ou la situation doit changer sinon vous êtes finis n-i-nis, condamnés à ruminer et fulminer pour l’éternité !

Maintenant que vous connaissez la clé du malheur, imaginez que vous avez la clé du bonheur en main et tournez-là doucement en disant :

« Je me libère de la prison du blâme et du ressentiment, pour découvrir du beau, du bon et du nouveau dans ce que je vis et me rapprocher de ce que je désire vivre. »

Jouissez du bon tour que vous jouez à vos adversaires en échappant à leur emprise!

Abordez ensuite tout ce qui se passe pour vous comme étant parfait pour aimer et créer.

Si vous n’y arrivez pas, exprimez vos reproches et votre ressentiment dans une intention créaoeur, c’est à dire pour vous faire du bien et vous libérer et c’est ce qui va se produire.

Comme vous voyez, quel que soit le contenu de notre expérience, tout peut exister quand c’est bien enrobé !

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10 réflexions sur “Voulez-vous la clé du malheur ou du bonheur?

  1. Pierre Lescarbeau

    Merci Denise,

    Je lis la pratique que tu nous suggères et c’est ce que tu me répètes depuis si longtemps. Si simple à faire et si simple à oublier et ne pas faire. Merci de tout coeur de nous le rappeler sans cesse.

    Pierre xxx

  2. Marie-Paule

    Merci Denise,

    En lisant la pratique proposée, j’ai vraiment senti de l’oxygène. Merci de nous rappeler que nous sommes le geôlier de nos prisons et détenons aussi les clés!
    Ça m’a fait du bien de te lire.

    Marie-Paule

  3. Marie-Claude

    Ça tombe bien ton billet Denise. Je suis justement dans une passe où c’est la faute des autres si je me sens mal et où les reproches sortent très facilement. Ça résiste en dedans à lâcher cette partie qui veut que ce soit la faute des autres. Je vais suivre ta deuxième proposition, exprimer haut et fort mes reproches dans le but de me libérer.

    Merci!
    Marie-Claude xx

  4. Carlo

    Merci Denise pour ton billet, il me rend encore plus joyeux!! Ça rend les choses plus simples, légères et plein de vie….comme dit Marie Paul…ça donne de l’oxygène…hummmmmmm…merci
    Gianxx

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