Pourquoi on a si peur d’avoir besoin des autres alors que c’est si bon?

 

Savez-vous pourquoi on a tellement peur d’avoir besoin des autres?

Parce que ça demande de s’ouvrir et de s’abandonner à ce qu’on est de plus authentique et vulnérable en présence de l’autre (l’autre, c’est aussi nos créations).

Ce faisant, on perd le dessus et le contrôle, on arrive nez à nez avec ce qu’on ignore ou rejette de soi, face à face avec l’inconnu. Notre autosuffisance chimérique en profite pour passer par dessus bord et on craint de subir le même sort.

À l’aide! Oups! Recevoir de l’aide c’est accepter d’avoir besoin de l’autre…

Ça fait capoter notre mental isoloir qui, tel une huitre, ne survit qu’en coquille. Malheureusement il ne produit pas de perles.

Lorsqu’on est sur le point de s’ouvrir, il tente plutôt de sauver sa peau en nous faisant moult peurs et menaces : on va se faire étouffer, bouffer, abuser, vider, diminuer, ridiculiser, détrôner, utiliser, rejeter, emberlificoter, ligoter, assujettir, envahir, écrapoutir, trahir, avachir, anéantir…. Et j’en passe!  

Hypnotisés comme des enfants devant leurs programmes de télé familiers, on ne voit pas que c’est lui qui nous fait déjà toutes ces bonnes et belles choses!

En plus, ce Parrain de notre p’tite pègre interne nous convainc que c’est un échec honteux de baisser la garde, déposer les armes, se laisser atteindre par nos proches et fondre à leur contact, quitte à être parfois blessés.

Mon doux qu’on est dans le champ avec lui, et… mal pris!

On croit à tort qu’accepter d’avoir besoin des autres c’est leur chanter ce qu’on désire sur tous les tons, avec quelques variations: larmoyant, soupirant, grognant, exigeant, désapprouvant, maudissant, prêchi-prêchant, menaçant, harcelant, dénigrant.

On est sûrs que, si on trouve la bonne combinaison, leurs coffres forts vont s’ouvrir et nous prodiguer leurs trésors, alors qu’on est nous-mêmes fermés à double tour!

En réalité, pour accepter ce besoin, il faut d’abord se laisser atteindre par l’autre et donc lui donner l’importance qu’il a à nos yeux.

On doit ensuite embrasser avec coeur ce qui est touché, soulevé en nous à son contact et le lui offrir sincèrement. Il nous reste alors à recevoir sa vérité, son amour, son soutien, ses élans, ses inspirations.

Cette danse à aires ouvertes nous conduit au paradis, pas en enfer, croyez-moi!

Ah oui? Eh oui! Dites-moi ce que vous préférez.

Un bon danseur qui exécute à la perfection tous les mouvements et les pas qu’il maîtrise déjà en dansant avec vous?

Ou, un danseur qui fait un avec la musique et avec vous, qui se laisse guider par les pas qui émergent au fur et à mesure de cet abandon et de cette connexion, comme s’il découvrait la danse à votre contact?

Un amoureux qui connait les postures, les techniques et les endroits stratégiques pour vous faire jouir et qui les applique avec la dextérité d’un grand chirurgien.

 Ou un amoureux qui s’abandonne et se laisse guider, d’instant en instant, par le plaisir, l’ardeur et l’amour que vous soulevez en lui, pour vous conduire au septième ciel?

Pas trop difficile de choisir, n’est-ce pas? Si c’est tellement merveilleux et délicieux dans le deuxième cas, c’est parce qu’on est en état de découverte amoureuse. Le flot créateur et amoureux de DJ Allegro circule alors librement, abondamment en nous et entre nous.

Ça prend plus de courage, c’est sûr, pour s’ouvrir aux autres et s’abandonner à ce qui naît de tendre et de neuf en leur présence que pour prendre les rennes et faire ce qu’on sait et contrôle déjà.

C’est ce passage de l’un à l’autre que nous amènent à faire Le Coeur Créateur et les Improrelations. Ils nous permettent d’apprivoiser la découverte amoureuse. De développer le courage de plonger dans cette danse qui nous allume et nous comble au-delà de ce qu’on peut imaginer dans notre bulle fermée.

Ce courage nous permet d’oser suivre nos élans et nos inspirations sans savoir comment ils seront reçus, de nous investir pleinement et de persévérer dans un projet ou une création sans garantie de succès.

Une p’tite pratique courageuse avec ça?

    Empressez-vous d’acheter des chandelles d’anniversaire. Lorsqu’une personne vous touche, vous inspire, vous réjouit, vous réconforte ou vous soutient, offrez-lui une chandelle pour souligner et célébrer la différence qu’elle fait pour vous à ce moment-là.

Plusieurs l’ont fait. Ça leur a pris du courage pour sortir de leur bulle et  traverser la p’tite ou la grosse gêne qu’ils ressentaient mais ils m’ont tous raconté, les yeux brillants, comment ils ont été touchés et ravis des réactions des gens qui, après l’étonnement de départ, ont été aussi touchés et ravis qu’eux.

Cette pratique fait des merveilles.

Elle vous met à l’écoute de votre entourage d’une nouvelle manière. Vous amène à recevoir et donner en direct. Vous permet de reconnaître ce que l’entourage vous apporte de bon. Vous entraîne à aller vers l’inconnu et à danser avec l’imprévu. Rend votre quotidien inspirant et captivant.

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4 réflexions sur “Pourquoi on a si peur d’avoir besoin des autres alors que c’est si bon?

  1. Kali

    Bonjour Denise,
    Quelle trouvaille que cette pratique d’offrir de petites bougies aux gens qui embellissent notre vie de 1001 façons, petites et grandes! J’en traine souvent avec moi. Chaque fois les gens sont touchés, surpris, émus… et moi la première! Ça demande un effort, mais à tout coup ça me permet de me sortir de ma bulle fermée qui me garde dans l’illusion que je n’ai pas besoin des autres.
    XXX

    • Denise Noël

      C’est exactement ça Kali!
      Merci, ça va sûrement encourager d’autres braves à distribuer ces petites bougies de fête qui créent une délicieuse magie dans nos vies.

  2. Christie

    Bonjour Denise,
    Ça y est, j’ai sorti mes bougies. Je suis prête à écouter d’une nouvelle manière. J’ai le goût de me laisser surprendre, attendrir, toucher, émerveiller!
    J’ai le goût d’ouvrir pour recevoir et mieux donner.
    Une tante, que j’aime tellement, m’a fait remarquer que le mot enfer se trouvait dans le mot «s’enfermer» (sur soi-même). Alors, pas question de rester là!
    Tes petits billets m’inspirent… Surtout continue!
    Et puis tiens, j’y pense, je commence avec toi. «Voilà, je t’offre une petite bougie… pour toi! Merci Denise!
    Christie

    • Denise Noël

      Ton enthousiasme est contagieux Christie !
      Ta tante a l’air pas mal allumée, c’est tellement vrai que l’enfer c’est quand on est enfermé(e) dans sa bulle.
      On perd alors sa liberté d’être, d’aimer et de créer du bon, du beau et du nouveau…

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